Sébastien Soriano, président de l’Arcep, a lancé une déclaration forte en interview pour Acteurs Publics : il avance vouloir démanteler les GAFAM, Google en tête.

Sébastien Soriano ARCEP

Le marché des télécoms est plus que compétitif. Avec quatre acteurs occupant le terrain, il est en effet naturel que les offres et les investissements se croisent et se percutent.

Pour réguler tout cela, l’Arcep est l’autorité intervenant afin de réguler au maximum par l’appui de la loi. Mais celui-ci n’est pas concerné uniquement par les acteurs français.

Les GAFAM toujours plus dominants

En interview pour le site Acteurs Publics, le président de l’Arcep Sébastien Soriano n’a effectivement pas mâché ses mots concernant les GAFAM. Ce terme désigne les 5 grands empires du high-tech : Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft.

Cette domination est telle qu’elle épuise les pouvoirs publics, alors que cette situation apparaît comme naturelle pour les utilisateurs selon lui : « Je constate une forme de capitulation dans le débat public. La domination des Gafam est vécue comme une évidence. Le fait de ne pas choisir son moteur de recherche ou son réseau social aussi. »

Il faut démanteler Google

Quelle serait donc la solution afin de faire renaître des petits acteurs capables de concurrencer les plus grands ? Encore une fois, le président de l’Arcep ne mâche pas ses mots : « La question n’est pas ’faut-il démanteler Google ?’, mais ’comment démanteler Google ? »

« Il faut déterminer quels sont les leviers de régulation à mettre en place pour rouvrir le jeu, faire émerger des alternatives aux Gafam, respectueuses des droits humains et des valeurs qui sont les nôtres. À l’heure actuelle, il existe des acteurs qui portent cela dans leur ADN, mais ils ne parviennent pas à se développer suffisamment, les Gafam dressant devant eux une barrière incommensurable. »

Soutenir les petits acteurs

L’État doit donc jouer un rôle selon Sébastien Soriano : « À la puissance publique, donc, de définir des outils juridiques permettant d’accompagner ces start-ups alternatives pour qu’elles rattrapent vite les effets d’échelle qui leur échappent. »

Soutenir les start-ups afin de pouvoir repousser de tels empires que ceux des Gafam n’est toutefois pas mince affaire. Historiquement, ceux-ci ont même tendance à absorber les jeunes entreprises innovantes très rapidement pour éviter toute concurrence.