On est montés à bord de la nouvelle Xpeng P7+ qui arrive en France : plus grande qu’une Tesla Model S au prix d’une Model 3

 
De passage à Canton, en Chine, nous avons pu approcher la toute nouvelle Xpeng P7+ qui arrive en France. Derrière ce nom qui évoque une simple mise à jour se cache en réalité une berline électrique particulièrement affûtée pour le marché européen. Habitabilité royale, recharge éclair et tarifs agressifs : voici nos premières impressions.
Xpeng P7+ (2026) // Source : Robin Wycke pour Frandroid

Xpeng n’est plus tout à fait un inconnu par chez nous. Après avoir lancé les SUV G6 et G9, le constructeur chinois s’attaque au gros morceau : la berline routière. La P7 existait déjà, tout comme la version P7+ commercialisée en Chine, qu’on avait pu tester longuement sur route ouverte sur place.

Xpeng P7+ (2026) // Source : Xpeng

Mais cette nouvelle version P7+ 2026 pensée pour l’international rebat les cartes. Robin, notre vidéaste expert des voitures électriques a pu passer un moment avec elle sur ses terres natales, en studio, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a de sérieux arguments pour venir taquiner la référence américaine, notamment avec une grille tarifaire désormais connue pour la France.

Vidéo : notre découverte

Un design qui s’affine (surtout derrière)

Au premier coup d’œil, la filiation avec la précédente P7+ est évidente. On retrouve cette signature lumineuse traversante à l’avant, typique de la marque « Robot Face ». Mais en y regardant de plus près, le bouclier avant a été retravaillé avec une lame noire plus carrée, plus agressive, qui intègre des volets actifs pour le refroidissement. C’est subtil, mais ça modernise la face avant.

Xpeng P7+ (2026) // Source : Xpeng

C’est surtout à l’arrière que le coup de crayon a été le plus efficace. Fini le design un peu vieillot de l’ancienne version : on a désormais droit à un bandeau LED continu, beaucoup plus fin et moderne. Ça lui donne une gueule plus technologique qui lui manquait un peu, le tout avec un coefficient de traînée (Cd) de 0,211.

Xpeng P7+ (2026) // Source : Xpeng

Côté gabarit, on change de catégorie. Avec 5,07 mètres de long, elle dépasse allègrement une Tesla Model 3 (4,72 m). On est sur un beau bébé, plus proche d’une Model S (4,97 mètres) dans les dimensions, ce qui présage du bon pour l’espace à bord.

Habitabilité : le confort « Zéro Gravité »

L’avantage d’une voiture de plus de 5 mètres avec un empattement de 3 mètres, c’est évidemment l’espace. À l’arrière, l’espace aux jambes est tout simplement gigantesque. C’est souvent la spécialité des constructeurs chinois, et Xpeng ne déroge pas à la règle.

Xpeng P7+ (2026) // Source : Xpeng

Mais la vraie star de l’habitacle, c’est le siège passager (et conducteur selon les versions) avec son mode « Zéro Gravité ». En appuyant sur un bouton, le siège s’allonge quasi intégralement, l’assise remonte pour soutenir les jambes… on est littéralement couché. Avec le toit vitré panoramique au-dessus pour regarder le ciel (ou les étoiles), c’est une invitation à la sieste pendant les (courtes) sessions de recharge.

Le coffre est un autre point fort : contrairement à la Model 3 qui a une malle, la P7+ offre un hayon, ce qui facilite grandement le chargement. Le volume officiel est généreux : 573 dm³ (725 litres), et jusqu’à 1931 dm³ (2 221 litres) une fois les sièges rabattus. Xpeng a même fait la démo en rentrant 30 valises cabines en couchant les sièges. C’est immense.

Infodivertissement : fluide et complet

À bord, l’agencement évolue dans le bon sens. On conserve l’écran central de 15,6 pouces et l’instrumentation numérique (le même que sur la nouvelle P7 chinoise) derrière le volant, mais la nouvelle P7+ ajoute enfin ce qui manquait cruellement : un affichage tête haute (HUD). C’est un confort de conduite indéniable pour garder les yeux sur la route.

Xpeng P7+ (2026) // Source : Xpeng

Sous le capot numérique, Xpeng a intégré une nouvelle puce Turing. Pour faire simple : c’est trois fois plus puissant que la génération précédente. L’interface est fluide, réactive, et tout est prêt pour gérer la masse de données des capteurs.

Xpeng P7+ (2026) // Source : Xpeng

Aides à la conduite : la vision Tesla

Xpeng a fait un choix technique intéressant qui le rapproche de Tesla : l’abandon du LiDAR. Tout le système repose désormais sur la vision par caméra (la voiture en compte 11) et les radars, le tout géré par la solution maison « AI Eagle Eye Vision ».

Xpeng P7+ (2026) // Source : Robin Wycke pour Frandroid

Le constructeur promet que le système est capable de voir plus loin et plus précisément qu’avant. Si la conduite autonome totale (XNGP) reste un sujet complexe légalement en Europe, le matériel est là, et Xpeng a pour habitude de ne pas facturer ces options au prix fort, voire de les inclure de série. Un tacle direct à la politique tarifaire de l’américain.

Moteurs et performances

La gamme française s’articule autour de trois versions aux performances bien distinctes :

  • Standard Range Pro : Propulsion de 245 ch (180 kW). Le 0 à 100 km/h est abattu en 6,9 secondes.
  • Long Range Pro : Propulsion plus musclée de 313 ch (230 kW), qui descend le chrono à 6,2 secondes.
  • Performance AWD Pro : La version sportive à quatre roues motrices cumule 503 ch (370 kW) pour un 0 à 100 km/h expédié en seulement 4,3 secondes.
Xpeng P7+ (2026) // Source : Robin Wycke pour Frandroid

Côté consommation, Xpeng annonce des chiffres WLTP décevants face à Tesla, s’échelonnant de 15,2 kWh/100 km pour l’entrée de gamme à 17,4 kWh/100 km pour la version Performance. Des consommations supérieures à celles d’une Tesla Model Y.

Batterie et recharge : l’argument massue

C’est ici que la P7+ frappe très fort. La voiture repose sur une architecture 800 volts avec des batteries LFP (Lithium-Fer-Phosphate, sans cobalt).

  • Batterie 61,7 kWh (Standard) : Autonomie WLTP de 455 km.
  • Batterie 74,9 kWh (Long Range & Performance) : Autonomie WLTP de 530 km (500 km pour la version Performance).
Xpeng P7+ (2026) // Source : Xpeng

Si l’autonomie peut paraître juste face à certaines concurrentes à grosse batterie (750 km pour la Tesla Model 3 Grande Autonomie), Xpeng mise tout sur la vitesse de charge. Grâce à une puissance de charge pic de 350 kW (petite batterie) à 446 kW (grosse batterie), le 10 à 80 % est expédié en seulement 12 minutes. Sur un trajet Paris – Marseille, la pause recharge devient plus courte que la pause café / pipi.

Prix et disponibilité : à partir de 45 990 €

Les tarifs français viennent de tomber et ils sont agressifs pour une berline de 5 mètres suréquipée :

  • Standard Range Pro : 45 990 euros
  • Long Range Pro : 49 990 euros
  • Performance AWD Pro : 53 990 euros

À 45 990 euros, la P7+ se place frontalement face à la Tesla Model 3 Propulsion, mais en offrant beaucoup plus d’espace, un hayon, et une technologie de charge 800 volts bien supérieure.

Xpeng P7+ (2026) // Source : Robin Wycke pour Frandroid

Reste à voir si l’autonomie un peu plus faible de la version de base sera un frein pour les acheteurs, ou si la charge ultra-rapide suffira à convaincre. Surtout quand en face, la Tesla Model 3 démarre à 36 990 euros.

De notre côté, on attend de pouvoir la conduire sur route ouverte, pour nous faire un avis plus précis. Mais ce qui est sûr, c’est que cette nouvelle Xpeng P7+ apporte un vent de fraicheur dans l’univers des berlines électriques sous la barre des 50 000 euros en France.

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