Samsung GT-N7100 smartphone tablette:
Edouard Marquez
Version:
4.1.1

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4
On 10 octobre 2012
Last modified:29 juillet 2013

Summary:

Samsung revient avec la version deux de son ovni : le Galaxy Note. A mi-chemin entre smartphone et tablette, la première version a été un véritable succès. Le coréen a-t-il les bonnes armes pour faire de même avec cette deuxième déclinaison ? La réponse dans ce test du Samsung Galaxy Note 2 !

Samsung Galaxy Note 2 GT-N7100

On ne va pas se le cacher, Samsung aime souvent s’inspirer de ses concurrents et plus particulièrement d’une firme pommée. Mais le coréen sait aussi être innovant avec notamment le Galaxy Note, qui est un concept introuvable jusque là. Le premier modèle s’est vendu à plusieurs millions d’unités et l’engouement est tel que LG a proposé un modèle similaire (l’Optimus Vu) – il se murmure que d’autres constructeurs devraient prochainement se lancer dans l’aventure, HTC notamment.

Samsung, en position de leader sur ce segment, avait deux choix pour le Galaxy Note 2 : innover une nouvelle fois ou faire une mise à jour de son concept. Au final, c’est un peu les deux, car sans parler de réelle révolution, la « phablet » arrive avec tout un lot de nouveautés et notamment un écran plus grand. Les proportions sont similaires à son prédécesseur, mais si vous n’aviez pas aimé l’encombrement de la première version, vous n’aimerez pas celle-ci non plus.

Bien que n’ayant pas eu de Galaxy Note 1, de nombreux utilisateurs se sont plaints de la mise à jour vers Ice Cream Sandwich, qui est une véritable catastrophe pour certains. J’essaierai d’être le plus précis possible dans ce test, mais avant même de commencer, sachez que la partie logicielle est absolument stable.

En parallèle, j’ai eu un Galaxy S3 pendant plusieurs mois et ce modèle s’est révélé être une véritable déception pour moi : plastiques cheap, interface éloignée des attentes des utilisateurs, problèmes de chauffe… Bref c’est avec un énorme a priori que j’ai commencé le test du Galaxy Note 2, mais sans rentrer dans les détails, la « phablet » m’a extrêmement surpris (en bien ou en mal, vous le verrez dans la suite !).

Maintenant que l’introduction est terminée, place au sommaire :

1] Présentation du téléphone 6] Communication et Internet
2] Le tour du propriétaire 7] Appareil photo et multimédia
3] L’écran 8] Performances et autonomie
4] Le stylet 9] Conclusion
5] Nature UX et Jelly Bean

 

1] Présentation du téléphone

Samsung, désormais en position de leader sur le marché de la téléphone mobile, a eu l’excellente idée de s’aligner sur les prix d’Apple. On a donc des terminaux ultra-chers, mais Samsung oblige, des Offres De Remboursement sont déjà disponibles.

1.1] La boîte

Bien que le téléphone coûte plusieurs centaines d’euros, Samsung fait le strict minimum en matière d’accessoires :

  • Câble microUSB
  • Adaptateur secteur
  • Kit mains libres
  • Mousses de rechange
  • Divers manuels

L’effet « Whoua » au premier lancement n’est tout simplement pas là. Qu’il s’agisse d’un Galaxy Ace ou d’un Galaxy Note, on ne voit pas la différence. Il est donc regrettable que l’on ne trouve pas un peu plus, afin de justifier le prix exorbitant de la facture.

Petit conseil : avec un écran si grand, il est préférable que vous achetiez une housse afin d’éviter les rayures et les chocs. (Vous devriez en trouver prochainement sur la boutique FrAndroid)

1.2] Les caractéristiques techniques

Modèle
Samsung Galaxy Note 2
VersionAndroid Jelly Bean (4.1)
avec TouchWiz Human UX
Ecran5,5 pouces
Résolution1280 x 720 pixels (WXGA)
TechnologieSuper AMOLED,
capacitif et multipoint (10)
Densité de pixels267 ppi
Traitement contre les chocs & rayuresOui (Corning Gorilla Glass 2)
Processeur (CPU)Qadruple-coeur Samsung Exynos 4412
cadencé à 1.6 GHz
Chipset graphique (GPU)Mali 400MP
Mémoire vive (RAM)2 Go
Mémoire Interne16/32/64 Go
Support microSD-HCOui
APN / Caméra8 mégapixels
Webcam (caméra frontale)1,9 mégapixels
Vidéo1080p @30 fps
Carte SIMmicroSIM
WiFiOui, a/b/g/n + WiFi Direct
DLNA / Hostpot WiFi
Hotspot Bluetooth / Hotspot USB
Oui / Oui
Oui / Oui
BluetoothOui, 4.0 + A2DP
RéseauxHSPA+ 21 Mbps
EDGE / GPRS (850 / 900 / 1800 / 1900 MHZ)
NFC (Near Field Communication)Oui
Boussole / GPS / BaromètreOui / Oui / Oui
Accéléromètre / GyroscopeOui / Oui
Capteur de proximité et lumièreOui / Oui
Sortie jack 3,5 mmOui
Port micro-USB / HDMIOui / Oui (avec adaptateur MHL)
Tuner FM (Radio)Oui, stéréo
avec RDS
Support DivXOui
Formats vidéos supportésMPEG4, H.263, H.264, VC-1,
DivX, WMV7, WMV8, WMV9, VP8
Formats audio supportésMP3, OGG, WMA, AAC, ACC+,
eAAC+, AMR (NB, WB), MIDI, WAV, AC-3, Flac
Batterie3 100 mAh
Dimensions151.1 x 80.5 x 9.4 mm
Poids180 grammes
DAS0.171 W/Kg

2] Le tour du propriétaire

Les matériaux utilisés sont-ils à la hauteur du segment visé ?

2.1] Aspect général

Si vous n’aimiez pas le design du Galaxy SIII, alors vous n’aimerez pas celui du Galaxy Note. En effet, Samsung a réutilisé la même apparence « en l’agrandissant ». Le plastique cheap est donc toujours au rendez-vous. En maltraitant le téléphone, on ne sent/entend pas qu’il craque, ce qui est plutôt rassurant. Deux coloris sont disponibles actuellement : le blanc et un gris foncé.

Ayant la version blanche en test, je trouve qu’elle manque cruellement de personnalité. Sachant que ce téléphone est destiné à être vendu par millions, pourquoi ne pas avoir été plus audacieux avec un design différent (HTC y arrive très bien par exemple) ? A force de vouloir éviter les procès, Samsung propose un objet banal… alors qu’il ne l’est pas !

Lorsqu’on réceptionne ce smartphone-tablette, on se dit immédiatement : « j’ai enfin trouvé un téléphone pour mes grands-parents, avec ça ils verront bien ce qui est affiché ! » (attention ceci n’est aucunement un racisme anti-vieux). Plus sérieusement, les dimensions sont gigantesques et clairement si vous n’aviez jamais testé un Galaxy Note 1, rendez-vous en magasin avant de l’acheter, car le Galaxy Note, on l’aime ou on le déteste.

Niveau prise en main, si vous étiez comme moi habitués à de grands écrans de 4,6-4,8 pouces, vous allez être vraiment étonnés. Après plusieurs minutes d’utilisation, j’avais tout simplement mal aux doigts. Mais rassurez-vous petit à petit, vous vous y faites. Personnellement, j’ai toujours trouvé ce format inhumain, mais le tester pendant plusieurs jours m’a démontré le contraire. Il ne faut donc pas se fier aux apparences et tenter l’expérience.

En ce qui concerne l’écran, Samsung a réussi le pari de proposer une diagonale plus importante de 5,5 pouces, tout en ne modifiant quasiment pas les dimensions du téléphone. L’explication est relativement simple : les bords de l’écran ont été réduits au maximum sur les quatre côtés. On a donc un smartphone mesurant 151.1 x 80.5 x 9.4 mm, pour un poids de 183 grammes, contre 146.8 x 83 x 9.7 mm et un poids de 178 grammes pour son prédécesseur. Vous noterez que la largeur est moins importante, simplement parce que Samsung a souhaité se tourner vers un écran 16:9 (nous reviendrons plus en détails sur ce point dans la prochaine partie).

Pour ce qui est de la prise en main, il est tout à fait possible de l’utiliser à une seule main…. mais sera limité à du swype ou des tapotements simples. Pour utiliser pleinement le téléphone, il faut qu’une main le tienne et que l’autre navigue. Cela demande une certaine habitude, mais au final le Galaxy Note a moins de chances de tomber car vous ne faites pas deux choses à la fois.

J’en vois certains dans l’assemblée me dire, « mais comment ce truc peut rentrer dans ma poche ? ». Même si ce test n’est pas sponsorisé par une marque de jean, rassurez-vous le Galaxy Note rentre parfaitement.

Le téléphone rentre bien entièrement

2.2] L’avant

Regardons maintenant de plus près ce téléphone. Sur le dessus, on retrouve une LED de notification qui n’était pas présente sur le premier modèle. C’est donc une excellente initiative, car cette lumière va vous indiquer lorsqu’un événement s’est produit sur le téléphone (réception d’un mail, appel manqué…). Par défaut, elle s’allume en bleu, mais est bien évidemment multicolore.

Sur l’autre extrémité, on note les capteurs de luminosité et de proximité, ainsi que la caméra frontale. Si comme moi, vous utilisez le réglage de la luminosité automatique, l’emplacement est un peu dérangeant en paysage, car votre pouce a tendance à venir obstruer ce capteur. La conséquence immédiate est donc une baisse de la luminosité, ce qui est dérangeant dans un jeu par exemple.

Passons maintenant au bas de l’écran. En tant que développeur, j’ai vraiment envie d’hurler en ce qui concerne les boutons. Depuis Honeycomb, Google a supprimé la touche Menu, car son contenu est maintenant affiché en haut de l’écran dans la barre d’action (ou ActionBar si vous préférez). Pour les téléphones, sont concernées les applications qui « target » Ice Cream Sandwich, qui représentent aujourd’hui une bonne partie de l’offre logicielle.

En faisant cela, Samsung n’aide pas la plateforme à imposer ses nouveaux codes. Il faut toutefois relativiser, car à l’inverse, la solution retenue par HTC (plus de touche Menu) est loin d’être ergonomique. En effet, l’utilisateur est obligé de faire un appui-long sur la touche Multitâche… autrement dit Mme Michu n’y comprend rien. Bref j’espère qu’à la prochaine itération Samsung suivra enfin les codes de Google et permettra à Android d’aller de l’avant.

2.3] Les tranches

Sur les bords, Samsung aurait-il mis de l’aluminium ? Vous rêvez ou quoi ?!? Le coréen a utilisé du beau plastique tout glossy (les traces de doigts c’est tellement beau) avec un bel effet miroir. A nouveau, un gros ’0′ pointé pour Samsung qui offre des matériaux en deçà des attentes du public. Certes les vidéos montrent que ces éléments sont très résistants (et qu’il n’y a pas de problème avec l’aluminium anodisé qui s’effrite…), mais le constructeur doit vraiment faire des efforts là dessus.

Passons maintenant en revue les quatre côtés, avec dans un premier temps le dessus. On retrouve un jack de 3,5 mm et un micro. Sachant que Samsung sait mettre un jack sur le bas du téléphone sur les Nexus S et Galaxy Nexus, je me demande pourquoi il s’entête (remarque également valable pour les autres fabricants) à ne pas le faire sur ses propres smartphones. L’avantage est pourtant notable, surtout avec la taille du Galaxy Note : lorsque vous le sortez de la poche, il est directement dans le bon sens.

Sur le côté gauche, il y a uniquement les touches du Volume. De l’autre côté le bouton ON/OFF.

Sur le bas, la « phablet » propose un microUSB, un deuxième micro et le stylet. Concernant le microUSB, il est compatible MHL, ce qui vous permettra de brancher une clé USB ou de diffuser le flux vidéo en HDMI, grâce à un adaptateur dédié. En voici un par exemple sur notre boutique.

Pour la connexion à un ordinateur, vous pouvez soit utiliser du MTP, soit du PTP. Malheureusement sur mon Mac, seul Kies (oui ce truc…) marche et permet le déplacement de vidéos/photos/musiques. Hélas, il ne supporte pas l’envoi de fichiers mkv, tandis que le Galaxy Note les lit. AirDroid m’a donc servi de roue de secours.

2.4] L’arrière

Samsung a la faculté d’aimer les retours en arrière en matière de design. Le premier Galaxy Note avait une surface agréable au toucher et non-glossy. Pour le Galaxy Note 2, on a donc une belle surface entièrement glossy, qui accueille volontiers vos traces de doigts. Par chance sur la version blanche, cela ne se voit pas trop. C’est à se demander si la firme coréenne se pose les vraies questions lors du développement de ses terminaux.

Bref, revenons à nos moutons. Sur le dessus, on a le capteur photo de 8 mégapixels. Similaire au Galaxy S3, il réalise des clichés légèrement meilleurs, probablement grâce à des modifications logicielles et matérielles. Le flash LED est performant et affiche bien une teinte blanche sur les photos, alors que certains terminaux sont parfois sur des tons jaunes, dénaturant ainsi la qualité.

Enlevons maintenant la coque, car contrairement à beaucoup de nouveaux smartphones, Samsung persiste et signe : la batterie doit être amovible. Le fait de pouvoir y accéder, montre un certain esprit d’ouverture… mais n’est aucunement obligatoire car sur les smartphones où elle n’est pas accessible, une combinaison de touches permet de relancer le système. Vous me direz certes que vous pouvez mettre une batterie d’une plus grande capacité, mais quel intérêt dans le cas de ce téléphone ?

Autre aspect qui ravira bon nombre d’entre vous : il possède un lecteur de cartes microSD. Tout comme sur le Galaxy S3, vous pouvez stocker jusqu’à 64 Go de données. Autant dire que votre bibliothèque numérique vous suivra de partout. Pour ce qui est de la carte SIM, on est sur un format standard de microSIM.

La batterie a une capacité de 3100 mAh, ce qui est bien plus que sur la première version qui avait « seulement » 2500 mAh, mais reste en deçà d’un Motorola RAZR MAXX HD qui a de son côté 3300 mAh. Une telle batterie permet d’avoir d’excellentes performances. En utilisation très intensive, avec l’écran allumé de manière quasi-continue, le Galaxy Note tient la journée, ce qui est impossible sur 99% des autres terminaux mobiles.

Si on cherche la petite bête, on notera qu’il n’est pas possible d’utiliser le smartphone sans la batterie ET avec le câble microUSB branché sur le secteur. Ce n’est pas vraiment un défaut, mais le Galaxy Note 2 aurait pu améliorer sa note de cette manière.

Bonne nouvelle concernant le port microSD, vous n’êtes plus obligés de retirer la batterie pour pouvoir y accéder.
Un capteur qui existe sur de nombreux téléphones et où le Galaxy Note 2 en bénéficie également : un baromètre. Il permet d’améliorer la précision du GPS, mais vous permettra aussi de vous la jouer un peu à la Evelyne Dhéliat. En parlant de GPS, RAS Samsung s’est vraiment amélioré après le désastre du premier Samsung Galaxy S.

En conclusion de cette partie visuelle, le coréen ne démontre pas vraiment ses qualités. Certes la finition est au rendez-vous, mais les matériaux utilisés ne correspondent pas au niveau tarifaire du Galaxy Note.