Introduction

Wiko, c’est l’épiphénomène (mais peut-on encore le qualifier ainsi, après deux ans de bons et loyaux services) français, le constructeur dont on a mis bien longtemps à comprendre l’identité, la marque chinoise sans l’être, qui commercialise hors abonnement des smartphones à petit prix. Des offres alléchantes en période de crise, toujours à moins de 300 euros, mais dont on craint toujours la finition… et la résistance au temps qui passe. Le Darkfull marque pourtant un tournant dans l’histoire de la marque, minime certes, mais bien présent : Wiko livre ici son premier smartphone Full HD, utilise du métal pour sa coque, bref, s’invite avec ses moyens dans la cour des grands. Et la difficulté de l’histoire, c’est bien de le positionner face à sa concurrence : doit-on le craindre ? C’est l’objet de ce test.

Darkfull

Stairway, Darfull et Darkside : les trois smartphones du moment chez Wiko jouent le Bon, la Brute et le Truand. Ne nous emportons pas sur ce dernier, alors que « brute », voilà qui va bien au teint du Darkfull. L’appareil fait mieux que les précédents Wiko, avec notamment un écran IPS de 5 pouces, une sortie sous Android 4.2.1 Jelly Bean, un processeur quadricœur, 2 Go de RAM et une conception unibody en aluminium. C’est beaucoup plus (mieux ?) que ce à quoi Wiko nous avait habitués, et cela pose une question essentielle : y a-t-il anguille sous roche ?

 

Caractéristiques techniques

Intéressant, ce petit Darkfull, en termes de caractéristiques brutes. L’appareil, comme nous l’évoquions plus haut, est équipé d’un écran de 5 pouces IPS, d’une définition de 1920 x 1080 pixels et traité en Gorilla Glass 2. Sous cette dalle, on trouvera un processeur quad-core MediaTek Cortex-A7 cadencé à 1,5 GHz couplé à 2 Go de RAM, sans oublier un espace de stockage de 16 Go. L’ensemble est complété par une batterie de 2000 mAh et par un capteur photo de 13 mégapixels. A vrai dire, Wiko a senti le vent tourner lors du lancement du Nexus 5 de Google : alors que son appareil avait été annoncé à 299 euros, il a perdu dans la foulée 30 euros à l’addition, pour passer à 269 euros, soit près de cent euros de moins qu’un Nexus. « Tu trembles, carcasse« …

Voici un tableau récapitulatif de ses caractéristiques techniques de l’appareil :

ModèleWiko Darkfull
Système d'exploitationAndroid 4.2.1
Type d'écranIPS LCD
Définition1920 x 1080 pixels
Taille d'écran5 pouces
Nombre de couleurs16 millions
Résolution441 ppp
ProcesseurMediatek MT6589
ARM Cortex-A7
Coeur4
Vitesse du processeur1,5 GHz
Mémoire vive2 Go
Stockage interne16 Go
Stockage extensibleNon
Appareil photoOui 13 MP
Résolution vidéoFull HD
FlashOui LED
CaractéristiquesDétection de sourire
Zoom numérique
Caméra frontale5 MP
Fréquences GSM850
900
1800
1900
HSPA+Max. 42 Mbit/s
4G LTENon
Norme Wi-Fi802.11b
802.11g
802.11n
Support hotspot Wi-FiOui
Version Bluetooth4.0
Version USBMicroUSB 2.0
Format prise casqueJack 3,5 mm
HDMINon
DLNANon
NFCNon
Double SIMOui
Batterie2000 mAh
Dimensions143 x 71 x 9,1 mm
Masse162 g
Prix conseillé269 euros

 

Contenu de la boîte

Darkfull

Quand on voit certains constructeurs montrer un peu de bonne volonté (certes marketing, mais tout de même), on ne peut s’empêcher de tiquer devant le format plastique pour lequel a opté Wiko. Ceci étant, on observe ici un réel effort en termes d’images, et c’est appréciable. Et dans ce coffret, on retrouve des classiques : un chargeur secteur, un câble USB séparé, et un kit d’oreillettes intra-auriculaires affublé de trois paires d’embouts en silicone de tailles différentes. Excellent point pour Wiko : le choix de câbles anti-nœuds. Petit détail vu de loin, mais gros atout dans les fait, le câble plat (pour le cordon USB et le fil des écouteurs) évite réellement les noeuds et, dans le cas du câble USB, permet réellement d’enrouler le fil pour le ranger, ce que des cordons classiques ne permettent pas. L’ensemble sera complété par un guide rapide de mise en service.

 

Tour du propriétaire

Un « Dark*** » et vous les connaissez tous ? Oh que c’est méchant, mais dieu que c’est vrai. Si vous avez aperçu un Darkside, vous connaissez parfaitement le Darkfull, puisque ce sont exactement les mêmes. Conclusion, si on n’aime pas un modèle Wiko, ce sont plusieurs smartphones que l’on peut balayer d’un revers de manche… Une concession tout de même : là où le Darkside est affublé d’une coque plastique, le Darkfull passe à une conception aluminium qui – ô désespoir – fait (un peu) plastique. Allez savoir, si ce n’est pas ce que l’on appelle le conditionnement !

Darkfull

Reste qu’ici, on retrouve un appareil témoignant des efforts de Wiko pour réduire l’espace laissé entre l’écran et le bord du smartphone, dans un format néanmoins comparable à celui d’un LG G2, dont l’écran est pourtant de 0,2 pouce plus grand – c’est peu, mais cela peut tout changer. De fait, il n’est pas borderless, mais pas non plus trop grand avec ses 143 x 71 x 9,1 mm pour 162 grammes. L’appareil tient bien en main, avec ses formes arrondies, et on regrettera simplement, autour de l’écran, une coque dépassant légèrement, ce qui a tendance à accrocher la main. Hormis ce détail, on remarquera un un haut-parleur frontal qui aura tendance à jouer les nids à poussière et, à l’arrière, un capteur photo situé très très au bord de la coque. Il est assez proéminent et donne un look assez étrange à l’appareil, et à l’usage, on a tendance à mettre le doigt dessus si l’on n’est pas très attentif lorsque l’on tient l’appareil en mode paysage.

Darkfull

Darkfull

Autre étrangeté design, le positionnement de la prise jack 3,5 mm et du port micro USB. Wiko a choisi de placer la prise casque sous l’appareil et le port USB au-dessus, mais pourquoi donc ? Quand l’appareil est branché, le câble gêne, sans parler de ceux qui souhaiteraient poser leur terminal sur un dock. De même, on préfère tout de même sortir son téléphone de sa poche dans le bon sens quand on écoute de la musique.

Ceci étant, le Darkfull n’est pas l’un de ces smartphones que l’on aura honte de sortir. Il tient bien en main, il arbore un design sobre, discret, avec un look gris-bleuté « qui passe bien ». En ce sens, on pourra regretter quelques défauts, sans plus.

Dernier point : la conception du Darkfull est monobloc. À moins de forcer un peu pour ôter la partie supérieure de l’appareil (ce que l’on ne vous conseille pas), il ne sera pas possible de visiter ses entrailles… ni d’étendre sa mémoire interne de 16 Go, ni de changer sa batterie. A prendre en compte à l’achat.

Le plus bel écran de Wiko

Autant le dire tout de suite, Wiko livre ici sa plus belle copie en termes d’écrans. Nous avons droit chez le Darkfull à un écran IPS (5 pouces) d’une définition Full HD (1920 x 1080 pixels), avec une résolution de 441 pixels par pouce : un très très joli score qui, à l’usage, se traduit par une belle finesse d’affichage mais aussi une bonne réactivité au clic. Sur ce point, rien à redire, on apprécie la vivacité des couleurs, une bonne luminosité et des contrastes efficaces, et bien sûr la précision de l’affichage, perceptible notamment lorsque l’on affiche des pages de texte. Notez un traitement anti-rayures bien présent, en Gorilla Glass 2… pour 269 euros, on n’espérait pas forcément du Gorilla Glass 3.

Darkfull

Pour mieux situer l’appareil, venons-en plus précisément à l’affichage des couleurs sur plusieurs appareils, dont certains appartiennent à la gamme Wiko.

A l’affiche, nous avons les :

Wiko Stairway – Google Nexus 5

Wiko DarkSide – Wiko Darkfull

Si l’on observe le rendu des blancs, tout mauvais esprit mis à part, c’est le Darkfull qui prend la main sur ses confrères. Laissons de côté le Stairway qui, chez notre exemplaire de test, lorgne vers le pays des Schtroumpfs, tandis que le le DarkSide manque simplement de luminosité. Le Nexus 5, s’il présente de bons blancs dans l’absolu, semble légèrement jaune à côté du Darkfull qui, hors photos, paraît encore un peu jaune à côté du LG G2, lui aussi en IPS… Rappelons que pour une même technologie, il existe des dalles de différentes qualités, et que nous ne sommes peut-être pas ici face au haut de la pile.

Côté couleurs, le Nexus 5 et le Darkfull sont au coude à coude, avec des couleurs franches et bien contrastées, sans tirer vers le fluo. On remarquera qu’à leur flanc, le pauvre Stairway présente des couleurs délavées et manquant d’homogénéité. Une déception.

Darkfull

Darkfull

Darkfull

Darkfull

C’est surtout du côté des angles de vision que le Darkfull aurait pu faire mieux. Clairement, lorsque l’on commence à pencher le téléphone, on constate que l’on perd clairement de la luminosité, beaucoup plus que chez des smartphones haut de gamme. Bien sûr, c’est un détail, mais qui est significatif d’une lisibilité qui pourra être entravée en cas de grand soleil – ces conditions n’ayant pas été réunies lors de notre test, nous n’avons pas pu le vérifier. Et avouons que l’affichage des noirs est plus que correct sur cet appareil, ce qui n’est pas désagréable.

 

Logiciel

Comme à son habitude, Wiko propose des smartphones habillés de rares fonctionnalités venant s’ajouter à la base d’Android Stock. Ici, Wiko s’appuie sur de l’Android 4.2.1 Jelly Bean… et la question de la mise à jour vers des versions plus récentes de l’OS se pose évidemment, la marque se faisant généralement discrète sur le chapitre des mises à jour.

Interface Darkfull

L’interface logicielle du Darkfull est pour le moins épurée par rapport à ses concurrents, puisqu’il s’agit là pratiquement d’une interface Stock. A deux doigts, on pourra donc dérouler les toggles dans la barre de notifications, où l’on retrouve d’ailleurs un raccourci permettant de gérer le délai de mise en veille de l’écran. Grosso modo, à part des applications pré-chargées dans l’appareil, on se contentera du minimum, à savoir des Smart Gestures.

Smart Gestures

Les Gestes Intelligents, à activer dans les paramètres du téléphone, permettent de réaliser quelques actions en passant la main au-dessus du capteur de proximité inclus à l’appareil (au-dessus de l’écran). Ils servent ainsi à déverrouiller le smartphone, à éteindre l’écran, à prendre une photo, à rejeter un appel en couvrant le capteur, à répondre au téléphone en le portant à l’oreille, et à appeler en faisant ce même geste lorsque l’on se trouve sur la fiche d’un contact dans le répertoire. Cela fonctionne sans peine pour la plupart des usages, excepté dans celui de l’extinction de l’écran : pour le coup, nous n’avons jamais réussi à utiliser cette capacité promise pour le téléphone. Du reste, on retrouve le classique passage en mode silencieux lorsque l’on retourne le smartphone recevant un appel.

Dans la catégorie ajouts minimes, on trouvera affichage du pourcentage de batterie en haut de l’écran, dans la couleur bleue propre aux anciennes versions d’Android, KitKat préférant désormais le blanc.

Dans la messagerie, ne cherchez pas la difficulté : là où un certain Idol X chez Alcatel One Touch préembarque SwiftKey (on aime ou non, mais il a le mérite d’être présent), il faudra ici se contenter du clavier Google standard. Au moins, les puristes apprécieront. Néanmoins, une petite option vient s’ajouter à la messagerie, que l’on a déjà rencontrée chez LG avec son interface maison : l’ouverture des messages sur l’écran d’accueil sous forme de pop-up dans laquelle on peut directement,  on peut répondre dedans, puisqu’une ligne de réponse apparaît dans la petite fenêtre. Bien vu et utile.

Interface Darkfull

Si l’interface du Darkfull ressemble à s’y méprendre à de l’Android Stock, Wiko se distingue principalement par une sélection d’applications préchargées sur l’appareil. Visiblement, les relations de la marque avec l’éditeur de jeux Gameloft sont au beau fixe, puisque l’on y retrouve deux free to play de son catalogue, à savoir Asphalt 7 et Kingdom & Lors. D’autres titres sont présents, tels qu’une radio FM (à utiliser avec des écouteurs), Appareil d’entrée sans fil (pour gérer des périphériques Bluetooth), Diffusions cellulaires (alertes nationales disponibles selon les régions), Movie Studio pour le montage vidéo, ou un gestionnaire de fichiers. L’application Guide de démarrage rapide, elle, se contente de reprendre quelques conseils propres à l’Android sans surcouche. Est-ce mal, est-ce bien ? L’avantage de cette approche de Wiko, c’est que l’utilisateur n’est pas embarrassé par une surcouche susceptible de ralentir le fonctionnement du smartphone… qui n’aurait pas, à vrai dire, besoin de ce handicap. Voyez plutôt la partie suivante !

 

Performances

Equipé d’un processeur MediaTek MT6589 quadruple-cœur cadencé à 1,5 GHz (Cortex-A7), le Darkfull part avec des armes très correctes en main, d’autant plus que ce processeur est couplé à 2 Go de RAM et à un GPU Power VR SGX 544MP. Correctes, mais pas des plus récentes, et avant de passer à des scores bruts, notre ressenti : pour son prix de 269 euros, le Darkfull est loin de devoir rougir face à la concurrence. Mais il faut en convenir, il n’est pas aussi véloce que nous aurions pu l’espérer, et les petites latences sont fréquentes, que ce soit lorsque l’on navigue dans le menu ou dans les applications. À ce titres, plusieurs applications nous ont fait le mauvais coup de « crasher » impromptu, un peu trop pour que le hasard entre seul en compte. Au final, le Darkfull est loin d’être décevant, car ses performances globales permettent de mettre à profit son joli écran dans la très grande majorité des circonstances ; mais voilà, on aurait espéré un chouïa mieux. Il y a fort à parier que le choix de la Full HD et un manque global d’optimisation soit les principaux coupables de ces résultats manquant un peu de relief.

Côté benchmarks, même si ces outils de mesure sont parfois discrédités, on obtient des scores… moyens. Un peu plus de 15000 sur AnTuTu, soit un peu plus que le Stairway, mais bien loin des smartphones haut de gamme vers lesquels tend ce Darkfull. De même avec un test effectué avec Quadrant, où nous obtenons un maigre 5752, soit 2000 points de moins que sur un Nexus 5. Mais l’appareil de Google, équipé d’un Snapdragon 800 de chez Qualcomm, fait nettement mieux chez AnTuTu (plus de 28000 points). Si on lui demande de tenter sa chance avec BenchmarkPi, le Darkfull s’en sort en 338 millisecondes, là où un Nexus 5 n’en demande que 143. Eh oui, ça travaille un peu moins vite chez le Darkfull, qui ne démérite pas totalement pour autant. En réalité, une conclusion s’impose : en termes de performances, il est capable de faire ce qu’un bon entrée de gamme parvient à réaliser, sans grand plus.

Benchmarks Darkfull

À gauche AnTuTu, à droite Quadrant.

Et en jeu ? Déception et encore déception, du moins sur le titre Asphalt 7 de Gameloft, préchargé sur le terminal. De fait, le jeu saccade légèrement, dans les cinématiques et pendant les courses. Cela n’empêche pas vraiment de jouer, mais tout de même, quelle idée de charger sur un appareil un jeu qui ne tourne pas parfaitement bien dessus ! Heureusement, les choses se passent nettement mieux quand on passe à Kingdom & Lords, lui aussi installé sur le smartphone, ou quand on joue à des titres moins gourmands (et qui demandent moins d’optimisation du processeur avec l’écran 1080p). Avec les très sympathique Sheep Happens, on ne rencontre ainsi aucune difficulté.

 

Photo et vidéo

Wiko n’est pas particulièrement réputé pour la qualité des photos obtenues sur ses smartphones qui, rappelons-le, sont habituellement proposés en entrée de gamme. La marque livre ici un appareil doté d’un capteur de 13 mégapixels. La nombre fait-il la qualité ? Les essais sur divers appareils prouvent évidemment la négative.

L’autofocus et le flash LED sont de la partie pour seconder le capteur arrière du Darkfull qui, remarquons-le, embarque un second capteur de 5 mégapixels en façade. C’est utile pour la visio, mais pas vraiment pour des selfies dignes de ce nom, dans la mesure où la focale fixe n’est pas là pour vous aider. Pour en revenir au capteur arrière, il est secondé par une application Appareil photo des plus basiques, quoique… On y retrouve en effet un mode HDR, même s’il n’est pas des plus performants, un mode Sphere, pour réaliser des panoramas gauche-droite et haut-bas, et un mode Gomme magique, lequel permet d’effacer un élément en mouvement à l’intérieur d’une photo. Cela fonctionne à peu près, si ce n’est qu’il faudra être parfaitement stable pendant la capture de la mini-vidéo (quelques secondes) qui permettra à l’appareil d’isoler les éléments fixes et de supprimer un élément perturbateur en mouvement. Pas facile, autant vous le dire, en l’absence de stabilisation. Un troisième mode Cinemagraph permet d’isoler un élément à l’intérieur d’une mini-séquence vidéo, et de l’animer (on sélectionne l’élément au doigt) ; là encore, sans stabilisation… C’est compliqué, mais la présence de ces options est appréciable. Dommage par contre que l’on ne puisse pas choisir ses modes scènes manuellement, puisque l’on n’a le choix qu’entre Normal, HDR, Panorama, Sourire ou Détection automatique de scène.

Photo Darkfull

Photo Darkfull

Venons-en au nerf de la guerre : les résultats. Dans le cadre de situations bien éclairées, on constatera que les résultats sont satisfaisants, sans trop de bruit et avec un rendu des couleurs naturel. En plein jour, tout va bien, mais dès que la lumière baisse, soit en intérieur notamment, le bruit est réellement présent, les couleurs deviennent fades et, bien souvent, la balance des blancs automatique vire au bleu. On évitera le flash qui accentue d’ailleurs cette impression. Et en vidéo ? Même combat, avec une capacité à enregistrer en Full HD.

Ci-dessous, nos résultats en images :

Photo Darkfull

Photo Darkfull

De nuit, beaucoup de bruit, beaucoup…

Photo Darkfull

Photo Darkfull

Sans, puis avec flash… Voyez la balance des blancs.

Photo Darkfull

Photo Darkfull

En extérieur ou avec beaucoup de lumière, les résultats croissent nettement en qualité. 

 

Autonomie

Le Darkfull est équipé d’une batterie de 2000 mAh. C’est assez peu, surtout lorsque l’on se trouve devant un smartphone de 5 pouces avec un écran Full HD. Même avec une bonne optimisation, il est difficile de s’en sortir avec les honneurs – le Nexus 5 ne démérite pas avec ses 2300 mAh mais reste loin d’un G2, alors que dire de ce smartphone ? Malheureusement, rien de bien élogieux, puisqu’avec des tests courants, nous avons obtenu les chiffres suivants :

  • 20 minutes de lecture vidéo en streaming WiFi avec luminosité et volume sonore à fond : 11 % de batterie consommée, ce qui reste assez important
  • 20 minutes de lecture de vidéo stockée en local, le WiFi toujours activé et avec les mêmes paramètres : 8 % de batterie envolée
  • 20 minutes de lecture musicale (titres stockés sur la mémoire du téléphone), mêmes réglages : moins 2 %

En marge de ces tests, il faut convenir de ce que cet appareil souffre rapidement dès qu’il est sollicité pour des tâches gourmandes de type jeu… Et à ce titre, il chauffe un petit peu, mais rien de bien terrible. Le Darkfull, que l’on peut considérer non comme un mauvais élève, mais comme un élément très moyen, tiendra une journée de travail, mais pas grand chose de plus, voire un peu moins pour les plus acharnés et les accros à Internet. Chez un produit de ce type, il sera indispensable d’apprendre à économiser sa batterie, à manier la luminosité ou encore à désactiver les fonctionnalités qui ne sont pas indispensables (WiFi, GPS, Bluetooth…) selon les circonstances.

Communication et GPS

Comme souvent, Wiko livre un Darkfull double-SIM, où il faudra placer deux cartes micro-SIM dans des ports situés sur la tranche gauche de l’appareil – le petit trombone pour l’ouvrir est fourni dans le pack, avec des adaptateurs pour cartes nano-SIM et SIM classiques (étrange, puisque l’on ne peut pas y insérer de carte nano-SIM). Pas de 4G au programme de cet appareil, ce qui reste bien dommage, en regard de la concurrence qui commence à intégrer le support de ce réseau sur des appareils autour de 300 euros (chez Nokia, par exemple). Pour le reste, on accroche bien le réseau, et on obtient des débits de 7 Mbps en download ou un ping autour des 50 ms, somme toute des résultats très corrects.

Certains appareils de la marque souffrant parfois d’accroche réseau… aléatoires, nous avons mis à l’épreuve le GPS du Darkfull, qui nous a finalement agréablement surpris. Lors de tests via une application dédiée (GPS Data), nous avons obtenu un fix autour de 5 secondes : le smartphone n’a pas ici à rougir, d’autant plus que l’accroche en condition réelle s’est montrée fidèle à ces résultats théoriques, puisqu’en différents lieux, nous avons été localisés précisément (à quelques mètres près) et rapidement (environ 5 à 10 secondes) sur l’application Google Maps. Pour ce point, on apprécie le Darkfull.

GPS

Test Wiko Darkfull Le verdict

écran
9
C'est certainement le meilleur point de Wiko. L'IPS lui permet d'obtenir des couleurs fidèles, avec une luminosité très correcte, et la définition de l'écran est largement à la hauteur sur une diagonale de 5 pouces. Même s'il a du mal à rivaliser avec des haut de gamme, c'est clairement la meilleurs expérience Wiko en matière d'écran.
design
8
On prend les mêmes et on recommence... Si l'on peut faire un reproche à Wiko, c'est bien sur son manque d'imagination. De fait, le Darkfull est similaire en tous points au Darkside, si ce n'est qu'il arbore une coque métallique, quand son confrère se contente de plastique. La finition est satisfaisante, même si l'étrange positionnement des ports USB et jack surprend, et l'appareil n'est pas trop lourd en main.
performances
6
Moyen, très moyen. Le Darkfull souffre d'une optimisation insuffisante, malgré un hardware plutôt prometteur, en théorie. Dans les faits, on peut s'en servir sans problème dans la plupart des usages, mais les ralentissements ponctuels sont réguliers, et en jeu, certains titres rencontrent des difficultés prégnantes. Ceci étant, on apprécie globalement une certaine fluidité sur le téléphone.
autonomie
5
Wiko n'est pas un élève exceptionnel en la matière, et le confirme ici. On tiendra une journée, mais pas plus, pour une utilisation essentiellement téléphonie / messagerie / web. Si l'on se met à jouer, catastrophe : la batterie fond comme neige au soleil.
logiciel
8
Côté logiciel, Wiko livre une copie légère proche de l'Android Stock. De fait, on apprécie ce choix de Wiko, qui s'épargne un handicap potentiel. On pourra toutefois émettre quelques réserves concernant la politique de mises à jour Wiko, la marque n'ayant pas fait mention d'un éventuel passage à KitKat, ni même à Android 4.3 Jelly Bean.
caméra
6
Là encore, on est loin de bénéficier du nombre de mégapixels du capteur intégré au Darkfull. Les résultats décroissent en qualité dès que la luminosité n'est pas suffisante, ce qui est malheureusement souvent le cas... Mieux aurait fallu peut-être miser sur un capteur de meilleure qualité mais se contentant de 8 millions de points, par exemple.
Note finale du test 7/10
Le Wiko Darkfull signe une réelle montée en gamme de la marque sino-hexagonale. À son crédit, des qualités indéniables, telles qu'un joli écran et un design nettement amélioré par rapport à ses prédécesseurs, du simple fait qu'on trouve là des matériaux plus qualitatifs. Et en termes logiciels, la marque minimise le risque d'erreurs en n'habillant que très peu l'Android 4.2 en version Stock.
Cependant, cet appareil nous laisse un petit goût d'esbrouffe en bouche : il est joli, certes, il est tout indiqué pour les amateurs de vidéo, par exemple, mais il souffre de ralentissements réguliers et d'une autonomie décevante, ce qui se perçoit nettement lorsque l'on souhaite l'utiliser pour jouer. De fait, le Darkfull pourra satisfaire ceux qui téléphonent beaucoup, surfent et envoient des mails, mais laissera sur leur faim ceux qui apprécient les jeux et les applications gourmandes. En cela, on préfèrera peut-être quelques concurrents n'ayant pas opté pour l'élégance de l'aluminium, mais plus efficaces sur le terrain de l'optimisation. On se prend d'ailleurs à espérer le lancement d'un Darkfull 2 qui viendrait corriger les défauts de jeunesse de son prédécesseur et, pourquoi pas, lui apporter le support de la 4G.
  • Points positifs
    • Ecran IPS Full HD
    • Conception métal
    • Prix attractif
  • Points négatifs
    • Mémoire non-extensible
    • Manque d'optimisation
    • Autonomie moyenne