Nous passons le Wiko Tommy à l’épreuve de notre Flash Test ! Le but ? Livrer notre ressenti après une semaine d’utilisation du smartphone, sans entrer en profondeur dans les détails techniques. Aujourd’hui, on s’attaque à l’un des derniers venus de Wiko, le Tommy. Le marché des smartphones aux alentours de 100 euros est rude alors, que vaut ce petit terminal flashy de la marque sino-française ?

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Fiche technique

Modèle Wiko Tommy
Version de l'OS Android 6.0 (Marshmallow)
Interface Wiko UI
Taille d'écran 5 pouces
Définition 1280 x 720 pixels
Densité de pixels 294 ppp
SoC Snapdragon 212 à 1,3GHz
Puce Graphique (GPU) Qualcomm Adreno 304
Mémoire vive (RAM) 1 Go
Mémoire interne (flash) 8 Go
MicroSD Oui
Appareil photo (dorsal) 8 Mégapixels
Appareil photo (frontal) 5 Mégapixels
Wi-Fi Oui
Bluetooth
NFC Oui
Ports (entrées/sorties) microUSB
Géolocalisation Oui
Dimensions 146 x 71,5 x 8,8 mm
Poids 110 grammes
Prix 3 euros
Fiche produit

 

On assume, ou on n’assume pas

Pas de doute possible, il s’agit bel et bien d’un Wiko. La marque est apposée sur la partie inférieure de la façade avant et sur le dos de l’appareil, de façon très visible. Ce qui frappe lorsqu’on a pour la première fois en main le Wiko Tommy, c’est bien entendu sa couleur. Pour le modèle testé, tout l’arrière du terminal est rose pétant, tout comme le sont le capteur photo et les boutons physiques. Impossible de passer inaperçu avec ce Wiko, et il vaut mieux aimer ce type de couleurs car le constructeur sino-français mise effectivement sur le flashy. Il existe en effet en « Soft Touch » soit les modèles rose et « bleen » (bleu-vert), ainsi que ceux à l’effet cuir en noir et gris, mais de couleurs vives.

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On retrouve le bouton ovale power/verrouillage sur la tranche droite de l’appareil. Juste au-dessus se place le volume -/+ qui est facilement accessible.

Son port micro USB pour la charge est situé sur la tranche inférieure, tandis que ses haut-parleurs au dos de l’appareil ce qui lui confère un son très étouffé, notamment s’il est posé dos contre la table. Il est fourni avec un adaptateur pour utiliser des nano SIM. Mais malheureusement, il n’y a pas de double SIM. Il est nécessaire d’ouvrir l’arrière du smartphone pour insérer la micro SIM ou ses adaptateurs ou même la micro SD, comme à l’ancienne. À ce propos, la coque arrière se détache très facilement. C’est aussi un bon moyen pour avoir accès à la batterie de celui-ci.

 

Un écran correct et des performances moyennes

Le Wiko Tommy propose un écran de 5 pouces, avec une définition HD de 720p, ce qui est plutôt bienvenu sur le marché. La densité de pixels par pouce atteint les 294 PPP, ce qui lui permet d’arriver à un résultat plutôt correct. Enfin, l’écran compose avec une dalle IPS ce qui est censé être un bon point, sur le papier, pour les angles de vision et les couleurs.

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Malheureusement, fort est de constater que cet écran n’est pas exempt de défauts, à commencer par les couleurs et la netteté. Cela est d’autant plus flagrant sur les icônes natives de Wiko qui semblent baveuses et dénaturées par un voile flouté. C’est d’ailleurs très étrange puisque les autres icônes n’apparaissent pas de cette manière. À croire que Wiko a maltraité ses propres applications. Sur le Wiko uFeel Prime, cette sensation n’est pas présente. Etrange.

Le tactile n’est lui pas très réactif, il faut parfois passer deux fois sur l’écran pour déclencher une action ou bien attendre un petit laps de temps. Ce n’est pas non plus une catastrophe, mais il faut savoir qu’on peut être amené dans son utilisation quotidienne, à rencontrer ce genre de petit problème.

Concernant ses performances, nous n’avons pas fait passer la batterie de tests techniques, néanmoins nous avons un ressenti après une semaine d’utilisation. Globalement, la solution choisie par Wiko est correcte pour son prix : il s’agit du Qualcomm MSM8909v2, alias Snapdragon 212 (4 x Cortex-A7 à 1,2 GHz). La plus petite gamme de solutions Qualcomm, que l’on retrouve sur des produits autour de 100 euros. Le Tommy s’en sort bien, mais on sent que le GPU (Adreno 304) ne pourra pas tenir sur les jeux un peu plus gourmands. En résumé : des performances loin d’être mauvaises, pas de ralentissements gênants, mais ne vous attendez pas aux performances d’un produit à 200 euros et plus.

 

Une interface simple

Le Wiko Tommy embarque la version Android 6.0, autrement dit, Marshmallow. Cependant, la marque du smartphone apporte quelques petits plus. Il est par exemple possible d’effectuer une capture d’écran en faisant glisser trois doigts vers le bas de l’écran. Wiko propose un outil intéressant nativement placé sur la home, pour gérer l’autonomie de son téléphone. Il indique le nombre d’heures restantes et permet de choisir son mode — optimisé ou économique — pour prolonger l’autonomie. Wiko propose également un répertoire des applications, comme le montre ci-dessous la capture la plus à droite. Honnêtement, ça n’a pas grande utilité.

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L’interface est simple d’utilisation, mais il est arrivé que l’on rencontre quelques bugs où il a été nécessaire de rallumer l’appareil, justement pour la première utilisation de la capture d’écran dont on vous parlait un peu plus haut.

On apprécie toutefois que Wiko propose ici une interface proche d’AOSP, même si on note la disparition du tiroir des applications pour un répertoire des applications peu pratique.

 

Un APN décevant

Côté photographie, on en a pour son argent. Si sous la lumière les clichés ne sont pas si mauvais, de nuit ça se complique. Les lumières ne sont absolument pas gérées. Le flash met lui un certain temps à s’enclencher, ce qui est responsable d’une bonne partie des photo ratées. Les couleurs sont assez ternes et on retrouve un effet flou et pas mal de bruit sur l’ensemble des clichés.  Autrement dit, ce n’est pas avec ce Tommy que vous allez prendre de belles photos de vos vacances.

Une batterie peu performante

Si la partie logicielle facilite la gestion de la batterie de ce Tommy, l’expérience montre que l’autonomie n’est pas son point fort. Avec une petite utilisation, le Wiko peine à atteindre le lendemain matin, alors imaginez avec un usage plus soutenu : il est nécessaire de le brancher avant la fin de la journée.

Ne vous attendez donc pas à des merveilles, pour une utilisation basique, il devrait permettre tenir une journée.

 

Prix et disponibilité

Le Wiko Tommy est disponible à partir de 111 euros chez Amazon.


Notre avis

Note finale 7/10

Si son nom peut prêter à rire mais l’expérience du Wiko Tommy se relève plutôt honorable, compte tenu de son prix, même si l’APN se relève décevant. Placé entre les Highway et le Freddy, il propose un nouveau modèle de smartphone 4G à 129 euros, qui remplit plutôt bien son rôle. Aujourd’hui, l’offre est plutôt faible dans cette tranche de prix, Wiko arrive à positionner un produit correct.

Si vous êtes tenté par le Wiko Tommy, n’hésitez pas à faire le tour des promotions sur les smartphones vendus à quelques euros de plus. Vous pourriez avoir des surprises. Il y a également le marché de l’importation avec des Xiaomi, par exemple, mais c’est à vos risques et périls.


  • Points positifs
    • Un design sobre et efficace
    • Ecran IPS correct
    • Prix bas
  • Points négatifs
    • Peu d’évolutions par rapport à l’ancien modèle
    • Son appareil photo
    • Ses performances dans les jeux gourmands
Note finale du test 7/10
Si son nom peut prêter à rire, l’expérience du Wiko Tommy se relève plutôt honorable, compte tenu de son prix, même si l'APN se relève décevant. Placé entre les Highway et le Freddy, il propose un nouveau modèle de smartphone à 129 euros, qui remplit plutôt bien son rôle. Il s’agit pour ainsi dire très certainement du meilleur des Wiko de la gamme « Y ». Le Wiko Robby peut se placer juste en dessous à cause de sa connexion : il n’a lui pas la 4G. Le Tommy est l’héritier du Wiko Lenny 3 et même s’il propose la 4G en plus, les 30 euros supplémentaires ne semblent pas justifiés.
  • Points positifs
    • Bon rapport qualité/prox
    • L'écran IPS très correct
  • Points négatifs
    • Peu d'évolutions par rapport à l'ancien modèle
    • Caméra arrière très limite
    • L'autonomie à désirer