Au premier trimestre 2011, Sony Ericsson a vu ses ventes de téléphones dégringoler, mais ses résultats sont satisfaisants. La marque occupe 5% du marché des smartphones en nombre d’unités vendues.

Sony Ericsson est le fruit de la collaboration entre le japonais Sony Corporation et le suédois Ericsson. La co-entreprise est détenue à parts égales depuis sa création en octobre 2001. Elle a rapidement réussi à s’imposer sur le marché, passant de 42 millions d’unités vendues en 2004 à 103,4 millions en 2007. Mais depuis, les ventes ont fortement chuté, à tel point qu’en 2008 et 2009 les compteurs de l’entreprise sont passés dans le rouge. Grâce à une politique de restructuration, durant les quatre trimestres 2010, l’entreprise a réussi à redresser le cap, même si les dettes n’ont pas pu totalement être épongées.

En 2011, Sony Ericsson a voulu tourner la page de 2010, car selon l’aveu de la personne dirigeant le pôle marketing, l’entreprise avait commis de nombreuses erreurs. C’est ainsi que nous avons quatre nouveaux téléphones en ce début d’année : les Xperia Arc, Play, Pro et Neo. Pour l’instant, seuls les deux premiers sont disponibles sur le marché, mais avec des stocks limités. En effet, la co-entreprise fabrique l’essentiel de ses téléphones au Japon et suite aux événements, elle a du baisser sa production. Les deux autres smartphones devraient arriver à la fin du second trimestre, début du troisième.

Les Xperia Arc et Play ne sont apparus sur le marché qu’à la fin du premier trimestre. Par conséquent, la marque a du vivre sur ses acquis la plupart du temps. Il en résulte que le nombre de téléphones vendus passe de 10,5 millions d’unités au premier trimestre 2010, à 8,1 millions. Les ventes suivent cette évolution passant de 1 405 millions d’euros, à 1 145 millions. En revanche, le constructeur dédie la quasi-totalité de sa gamme aux smartphones, qui ont un prix d’achat beaucoup plus élevé. Une conséquente est l’augmentation du prix moyen de vente de 7€ sur un an (141€ contre 134€). La marge brute augmente également, pour atteindre 33%. La marque occupe 5% du marché des smartphones en nombre d’unités vendues, et 3% en valeur.

Les charges de restructuration, lancées suite aux mauvaises années 2008 et 2009, s’effacent du bilan financier. Ce sont ainsi 3 millions d’euros qui ne sont plus dépensés chaque trimestre. Au niveau du bénéfice net, il est en augmentation par rapport au dernier trimestre 2010 : 11 millions d’euros contre 8 millions, mais reste en deçà du résultat du début de 2010.

Ce bilan est plutôt positif, sachant que Sony Ericsson a du faire face à deux problèmes majeurs : des perturbations sur la chaîne d’approvisionnement à cause du tremblement de terre au Japon et l’absence de nouveautés avant le fin du 1er trimestre. Le bilan du second trimestre 2011 devrait être bien meilleur. D’ici à la fin de l’année, quatre nouveaux modèles devraient arriver, ce qui pourrait consolider les ventes.

Source : Sony Ericsson