C’est encore loin d’être un compétiteur menaçant pour son service, et pourtant. WhatsApp, dans sa dernière mise à jour, semble bloquer les liens en provenance de Telegram.

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900 millions d’utilisateurs actifs mensuels. Avec un tel score, relevé pour la dernière fois début septembre 2015, WhatsApp se positionne parmi les leaders des services de messagerie instantanée où l’on retrouve également Facebook Messenger, le service du réseau social, accessoirement propriétaire de WhatsApp depuis 2014.

D’après les retours d’utilisateurs américains de l’application mobile, sa toute dernière mise à jour en date, répondant au numéro de version 2.12.367, vient tout juste d’être déployée. Cette dernière n’apporte pas de refonte en soi – sa dernière mise à jour notable concernait la sauvegarde des conversations dans Drive – mais, semble-t-il, interdit chez certains utilisateurs l’ouverture de liens en provenance de Telegram. L’application de messagerie, qui revendique de son côté 60 millions d’utilisateurs actifs, a subi une mauvaise presse l’été dernier, du fait qu’elle a subi des attaques mettant en jeu la sécurité de ses données, mais surtout il y a quelques semaines, puisqu’il a été établi qu’elle a servi de plateforme de communication à Daesh.

Des blocages réguliers

Pour l’heure, seule une partie des utilisateurs de WhatsApp semble affectée, pour un blocage touchant également une URL sans lien avec l’application, telegram.com. Jointe par The Verge, l’équipe de Telegram pointe du doigt la politique de Facebook, qui s’est déjà illustré par le blocage de certains liens en provenance de sites que le réseau social n’approuve pas.

Si l’on peut, en l’absence de déclaration de la firme américaine, conserver un doute quant à l’intentionnalité de la procédure, du côté de Telegram, l’heure n’est pas à l’hésitation : « Généralement, après une réaction négative des médias, Facebook fait machine arrière et accuse son système de filtre intelligent. Nous nous attendons à ce que ce soit le cas là aussi », a indiqué un porte-parole de la messagerie à nos confrère de The Verge. À moins que Facebook ne se décide à communiquer plus clairement sur sa politique de blocage.