Embourbé dans le scandale Cambridge Analytica, Facebook devra en plus traiter avec une enquête de la FTC aux États-Unis.

Mark Zuckerberg n’a décidément pas une minute pour respirer. Après avoir dû s’exprimer sur le scandale Cambridge Analytica et la collecte des appels, SMS et contacts sur Android, le réseau social numéro 1 pourrait avoir été contraint de repousser son enceinte intelligente et prendre un peu plus de retard sur Amazon et Google.

Une enquête privée

Mauvaise nouvelle pour Facebook, c’est maintenant la FTC américaine qui va s’en mêler. La Federal Trade Comission est l’équivalent de la DGCCRF française (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), c’est-à-dire l’autorité en charge de vérifier la saine concurrence d’un marché, mais aussi la sécurité des consommateurs.

La FTC précise dans son annonce qu’il s’agit d’une enquête privée, ce qui signifie que l’on pourrait ne rien savoir de plus sur l’enquête, même concernant ses résultats. Ce type d’enquête est fait pour « protéger les intervenants et l’investigation » selon la FTC.

La FTC peut dicter un changement de politique

Dans cette affaire, Facebook risque surtout de se voir forcer un changement de politique dans sa gestion des données. Si la FTC estime que Facebook a enfreint la loi, la commission pourrait contraindre le réseau social à revenir dans les clous, sans toutefois le dévoiler au grand public. On imagine qu’elle ne sera pas aussi conciliante si Facebook refusait d’obtempérer.

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