007 First Light : le jeu fâche les possesseurs de GPU AMD, à raison

 
007 First Light ne chouchoute pas les joueurs sur AMD avec une intégration bâclée sur la technologie FSR, bloquée à l’ancienne version 3.1. Une mise à jour manuelle n’est même pas possible via le panneau de configuration AMD alors que le jeu offre toutes les dernières fonctionnalités de chez Nvidia.
Source : IO Interactive

C’est l’une des sorties les plus attendues de l’année : 007 First Light est enfin entre les mains des joueurs, qui semblent l’apprécier pour son mélange entre action et infiltration, entre la nervosité d’un Uncharted et la subtilité d’un Hitman.

Le studio IO Interactive rempile avec son moteur maison, le Glacier Engine, qui avait déjà impressionné sur Hitman : World of Assassination. La présentation visuelle et technique prend sans surprise tout son sens sur PC, mais une fâcheuse disparité divise les joueurs entre les possesseurs de cartes graphiques Nvidia et AMD.

Pas de FSR 4 pour 007 First Light sur PC

007 First Light est l’un des nombreux jeux PC de 2026 à être sponsorisé par Nvidia, après Resident Evil : Requiem et Pragmata. Le jeu a bénéficié de l’apport de Nvidia pour l’implémentation du ray tracing et du path tracing sur PC, une fonctionnalité qui arrivera plus tard dans l’été, ainsi que de technologies telles que le DLSS 4.5 et la Dynamic Multi-Frame Generation.

Côté AMD par contre, c’est la douche froide. 007 First Light est limité au FSR 3.1.5 alors que la récente mise à jour 4.1 (et globalement le FSR 4 basé sur l’IA) fait entrer l’upscaling d’AMD dans une autre dimension au niveau de la qualité d’image.

Une situation qu’on connait malheureusement bien, mais qui s’explique aussi par le socle technique singulier du jeu.

L’intégration « baked-in » du FSR 3.1 en cause

Habituellement, lorsque les développeurs d’un jeu intègrent une version relativement obsolète du FSR ou du DLSS, il est possible d’en forcer la dernière version via le panneau de configuration (ou le remplacement d’un fichier .dll).

Cependant, le site spécialisé allemand ComputerBase a découvert que le studio IO Interactive a injecté directement le code du FSR 3.1.5 au sein même du code source du jeu. Par conséquent, toute tentative de mise à jour forcée pour passer au FSR 4.1 est bloquée.

Source : IO Interactive

Tous les possesseurs de cartes graphiques AMD de dernière génération (les Radeon RX 9000) sont donc laissés sur le carreau. Une solution de secours non officielle existe mais s’avère relativement complexe : l’outil tiers OptiScaler (en version 0.9.2a) a été testé avec succès sur une Radeon RX 9070 XT. Mais elle nécessite d’intercepter les appels vers le DLSS pour les rediriger vers le FSR. Bien que cela fonctionne, cette méthode souffre encore de bugs graphiques (artéfacts) et nécessite des ajustements de la part de l’utilisateur.

Mais si l’histoire nous a rendus plus sages au fil des années, c’est en nous montrant que ce genre de situation n’est que temporaire.

L’affaire Starfield et du DLSS

Si beaucoup de nouvelles sorties PC sont sponsorisées par Nvidia (aussi bien techniquement que commercialement), c’est aussi le cas pour AMD. Certes, la marque rouge semble signer moins d’accords, mais elle a quand même été le partenaire privilégié de gros lancements depuis 2024, entre Stalker 2, Avatar: Frontiers of Pandora ou encore Call of Duty : Black Ops 7.

Récemment, le très attendu Forza Horizon 6 proposait bien une intégration native du FSR 4.1, mais sans proposer la fonctionnalité de frame generation, pourtant présente chez Nvidia.

Mais c’est en 2023 qu’AMD a connu l’un de ses plus grands coups commerciaux (et polémiques, il faut le dire) avec Starfield. Le RPG spatial de Bethesda proposait en effet une intégration native du FSR, co-développée avec les ingénieurs d’AMD, mais marquait l’absence totale du DLSS de Nvidia.

La fronde générale avait incité les moddeurs à développer leur propre implémentation avant que Bethesda n’en propose une dans une mise à jour ultérieure. Il semble que ce déséquilibre technique touche davantage les jeux aux moteurs graphiques propriétaires, qui nécessitent un travail d’intégration supplémentaire par rapport aux moteurs type Unreal Engine ou Unity.

Cependant, un studio comme Remedy (Control, Alan Wake 2), pourtant partenaire de longue date avec Nvidia, ne manque pas d’intégrer toutes les technologies d’upscaling et de génération d’images possibles à ses titres. Aucune règle donc, mais seulement des exceptions qu’il faudra analyser au cas par cas, studio par studio.


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