De nombreuses analystes avaient prédit d’énormes pertes pour Samsung, après l’affaire du Galaxy Note 7 où le géant coréen a du rappeler une bonne partie des modèles vendus. Finalement, Samsung résiste bien.

Samsung Galaxy Note 7

Comme nous l’avons souligné plus tôt, les batteries problématiques représentent moins de 0,1 % de l’ensemble du volume vendu, mais il ne fait aucun doute que ce rappel global cache des soucis de production plus importants pour Samsung. Le Galaxy Note 7, lancé fin août, avait pourtant été accueilli par des critiques positives, y compris la nôtre.

Malheureusement, pour accélérer la mise sur le marché de son produit, Samsung a fait appel à son entité Samsung SDI, qui a produit les batteries de 70 % des exemplaires du Galaxy Note 7. Le reste des batteries a été produit par le fabricant chinois ATL, qui a déjà produit les batteries du Galaxy S7. Auparavant, Samsung avait collaboré avec ATL et LG Chemicals, pour le Samsung Galaxy S6 par exemple.

 

Une forte valorisation boursière

Un après le rappel global, difficile d’estimer les conséquences pour Samsung. Du côté de la valorisation, Samsung résiste tout de même. La marque Samsung Galaxy a conservé sa première place dans la liste des 100 premières marques coréennes.

samsung-brand-value

Plus important encore, Samsung a réussi à résister face à Apple, malgré le lancement de l’iPhone 7 d’Apple très attendu. Samsung a mis en avant le Galaxy S7, dans une campagne de pub déjà vue, et en a profité pour baisser son prix.

 

Une image écornée

Le lancement de Samsung a été marqué par l’explosion des batteries, qui a eu un fort écho dans la presse, sur les réseaux sociaux et dans les entreprises. Air France et des dizaines d’autres entreprises ont communiqué largement sur les problèmes de Samsung. Malgré une réaction rapide de Samsung,  le rappel a pris plus de deux semaines à organiser.

Le ton du message du 2 septembre minimisait tout d’abord beaucoup trop le rappel : Samsung a martelé qu’il n’y avait eu « qu’une petite quantité d’incidents rapportés » et qu’elle avait « identifié les appareils problématiques et que la compagnie avait cessé la vente de ces appareils ».

Ce n’est que le 9 septembre que l’entreprise a pris un ton un peu plus ferme, mais seulement après que la US Consumer Product Safety Commission eut émis un communiqué demandant aux utilisateurs de « cesser d’utiliser le Samsung Galaxy Note 7 ». En France la communication a été plus longue, le communiqué est parti autour de la mi-septembre, pendant ce temps la moitié seulement des produits avaient été rappelés aux États-Unis.

À lire sur FrAndroid : Samsung Galaxy Note 7 explosifs : l’affaire continue

 

Un problème plus large

Le plus grand problème pourrait toutefois être à plus long terme. La crise va nécessairement se calmer, et Samsung va continuer de produire d’excellents produits. Mais quand les consommateurs iront s’acheter un smartphone, le Galaxy Note 7 qui explose va rester dans les esprits.

L’une des forces de Samsung, c’est que les gens sont nombreux à acheter ses produits par défaut, comme d’autres choisissent uniquement des produits Apple, sans se poser de question. Pour certains la marque Galaxy est pratiquement synonyme d’Android. C’est cette confiance qui pourrait s’éroder. C’est ce qui pourrait faire en sorte qu’un client dans une boutique décidera d’aller jeter un œil un peu plus attentif aux autres smartphones. Et peut-être que ce client repartira avec un Apple, un Huawei, un Lenovo ou un Sony.

En attendant, le nouveau lancement du Samsung Galaxy Note 7 en Europe est prévu pour le mois d’octobre.