DJI nous a invité à tester le dernier-né de ses drones, le Mavic Air. Annoncé comme l’entre-deux parfait entre le Spark et le Mavic Pro, ce petit drone conjugue des performances de haut vol avec une taille réduite.

Mini drone, grandes performances : si l’on devait en choisir quatre, voici les mots qui résumeraient bien la présentation du drone Mavic Air par DJI à la presse européenne ce 24 janvier 2018.

Avec le Mavic Air, DJI prétend proposer un appareil qui se positionne exactement entre le Spark et le Mavic Pro : à la miniaturisation du premier, la marque veut coupler la performance du second. DJI veut proposer un drone 4K accessible aux néophytes, à peine plus grand qu’un smartphone.

Le drone clairement nomade

Un savant équilibre par lequel il est facile de se laisser convaincre une fois aux commandes de l’appareil. Pendant quelques minutes, nous avons pu piloter le Mavic Air et confirmer que ce drone avait de sérieux arguments en sa faveur.

Avant même de le faire décoller, il est difficile de résister à l’envie de prendre l’appareil dans ses mains. Ou, devrions-nous plutôt dire, dans sa main. Que ses pattes soient repliées ou déployées, le drone se laisse porter sans difficulté. Il occupe, comme l’avait annoncé la marque, une surface réduite avec ses 168 mm de long, ses 83 mm de large et ses 49 mm d’épaisseur.

Côté coloris, il se décline dans un noir et un blanc classiques, ainsi qu’un rouge assez flamboyant. Sa radiocommande, qui peut intégrer un smartphone, se replie également. Le drone et sa manette sont clairement pensés pour être nomades.

Tel un Jedi parvenu à maîtriser la force

Une fois examiné sous toutes ses coutures, nous reposons l’objet au sol pour un décollage imminent. Enfin, presque imminent : le pilote qui nous accompagne lors de ce vol veut nous montrer comment configurer le drone depuis l’application dédiée sur un smartphone. Cependant, il rencontre quelques difficultés à insérer le téléphone dans les encoches de la radiocommande. Après quelques minutes, le problème est finalement résolu. Nous pouvons voler.

Pour commencer, nous testons d’abord le mode SmartCapture. Celui-ci permet, tel un Jedi parvenu à maîtriser la force, de contrôler le drone à la main. Pour cela, il faut d’abord passer par la radiocommande pour demander au drone de nous reconnaître.

Chacun de nos gestes devient alors une commande adressée au Mavic Air. La paume de notre main remplace la manette, pour faire décoller l’appareil, lui faire prendre de la hauteur ou le faire tournoyer autour de nous. Pour prendre un selfie, nous formons un V avec nos doigts dans sa direction. Pour activer la prise de vue vidéo, nous unissons nos pouces et nos index en un rectangle face à lui.

Petit bémol, cependant : le drone que nous avons eu en main ne s’est pas toujours laissé mener à la baguette. Alors que notre accompagnateur de chez DJI voulait nous laisser la commande manuelle, le Mavic Air a eu du mal à nous identifier, comme si les autres personnes se trouvant dans son champ de vision le perturbaient quelque peu.

Malgré tout, nous nous sommes laissés convaincre par le mode SmartCapture, qui présente à la fois l’avantage d’être amusant, mais aussi de simplifier le vol pour les néophytes. Contrôler le drone à la main ne requiert pas d’avoir une grande expérience du pilotage, ou de la photographie.

Ceci dit, maîtriser l’objet depuis la radiocommande n’est pas particulièrement difficile non plus : agréable à prendre en main, la manette est légère et dissipe vite les appréhensions que l’on pourrait avoir s’il s’agit d’un baptême de l’air.

Jusqu’à 120 images à la seconde

DJI annonce que son appareil peut planer dans les airs pendant 21 minutes : nous ne l’aurons pas utilisé assez longtemps pour le confirmer. De même, difficile de vérifier la distance théorique que la marque met en avant pour la transmission vidéo, soit 4 kilomètres – sans interférence.  Théoriquement toujours, l’appareil est censé voler jusqu’à 5 km de hauteur : néanmoins, rappelons que la législation française n’autorise pas les drones à voler à cette altitude.

Une fois ses commandes apprivoisées, le Mavic Air donne bien sûr envie de tester les moult promesses de sa caméra 4K, capable de filmer 30 images par seconde avec un débit de 100 Mb/s. Il est également possible de tourner des vidéos ralenties en 1080p, un réglage permettant de capturer jusqu’à 120 images à la seconde. La nacelle de la caméra est encastrée et suspendue à des amortisseurs, afin de réduire l’impact des vibrations sur la capture d’image.

Crédit photo : Nicolas Valeano pour FrAndroid

Le mode HDR apporte une qualité non négligeable aux clichés, en leur conférant à la fois davantage de contrastes et de netteté. Concrètement, si vous prenez un paysage en photo, le niveau de détail des zones claires et sombres de l’image sera remarquablement amélioré.

Le Mavic Air ne se contente pas de panoramas horizontaux ou verticaux à 180 degrés. Le drone ajoute également à l’éventail de ses possibilités un mode « Sphère » assez saisissant, mais qui demande un peu de patience de notre part. En effet, le drone doit d’abord prendre de l’altitude. Il n’est plus qu’un petit point dans le ciel au dessus de nos yeux au moment où il capture pas moins de 25 images, assemblées automatiquement pour former un cliché panoramique de 32 MP.

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Sur l’écran du smartphone, l’image qui s’affiche alors prend une forme sphérique, dans laquelle il est possible de zoomer pour constater le niveau de détails. Le procédé est bluffant, surtout lorsque l’on se surprend à imaginer ses usages potentiels en réalité virtuelle – ce n’est pas un hasard si le Mavic Air est compatible avec le DJI Goggles.

L’appareil réussit plutôt bien son pari

Pour stocker les images et vidéos immortalisées avec l’appareil, vous pouvez comptez sur une capacité interne de 8 Go. Si cela ne suffit pas, une fente permet d’insérer une carte microSD dans le drone. Un port USB type-C constitue une troisième alternative pour exporter les fichiers.

Ce tout premier vol en compagnie du Mavic Air achève de nous convaincre que l’appareil réussit plutôt bien son pari de réunir le meilleur du Spark et du Mavic Pro. Surtout, il présente l’intérêt de se mettre à la portée des néophytes, avec le mode SmartCapture qui assure un premier contact ludique.

Néanmoins, si DJI veut convaincre de nouveaux clients d’opter pour un Mavic Air, il est probable que le prix de l’appareil rebute la cible visée : vendu au prix de 849 €, ce drone reste encore onéreux pour un acheteur qui voudrait s’initier au pilotage de drone.