Après une vidéo, aussi instructive que curieuse, et un test de cr0vax et Bactisme, où les deux cyclistes vous présentaient Deezer, voici le concurrent Spotify.

Pour ceux qui ne connaissent pas Spotify, c’est tout d’abord un logiciel pour ordinateur. Il existe pour Windows et Mac et ses fonctions sont accessibles après quelques bidouilles pour les linuxiens. Le concept est celui de la licence globale et de la musique financée par la publicité. Le service propose 3 niveaux d’offre :

  1. Free : accès au catalogue musical en qualité normale et seulement en version ordinateur (Pc et Mac). De plus, les morceaux sont intercalés avec quelques publicités. L’accès se fait par invitation mais en cherchant sur notre forum vous pourrez trouver une petite astuce.
  2. One Day Pass (0.99€) : accès au catalogue musical en qualité normale et seulement en version ordinateur. Cette fois-ci pas de pub mais il faut un compte au préalable (voir 1).
  3. Premium (9.99€) : accès au catalogue musical en haute qualité, en version ordinateur ou appareils mobiles (Android et iPhone). Évidemment, pas de publicité et vous pourrez profiter du mode hors connexion.

Chacun trouvera le format qui lui plait. Mais si vous voulez profiter du test qui va suivre, vous devrez opter pour un compte Premium.

Car avec le compte Premium, vous pourrez activer l’application Spotify disponible sur le market. En effet, cette dernière est téléchargeable par n’importe qui, mais il faut un compte valide pour s’identifier et la faire fonctionner.

Avant de présenter la version mobile, voici une capture d’écran qui parle d’elle-même sur l’application bureau. C’est l’interface du logiciel claire et où les fonctionnalités de recherche, playliste et écoute apparaissent simplement. En effet, on change de fenêtre simplement pour les paramètres, c’est très confortable. (cliquer pour agrandir)

Voyons maintenant ce qui nous intéresse, l’application mobile.

Elle se trouve sur le market au milieu de la partie multimédia. Après l’installation, il vous faudra vous identifier. Vous n’avez plus qu’à attendre votre identification. Je rappelle que ce test n’intéressera que les utilisateurs avec un compte Premium.

La page d’accueil est votre liste de playlistes. Elles peuvent être créées par l’application mobile ou la version bureau indifféremment. On retrouve ici avec plaisir une technique OTA (Over The Air) de synchronisation par le réseau. On voit apparaitre en bas un bandeau de navigation composé d’un menu déroulant (pour la gestion de la lecture) et de 3 boutons : playlists, search, home et more. La traduction aurait pu aller jusqu’au bout de ces boutons. Il est à noter qu’un menu accessible par le bonton Android « Menu » est présent à chaque écran.

Petite présentation rapide de « la maison » Spotify. C’est en fait une sélection d’artiste mis en valeur. On retrouve le même schéma sur la version bureau. Cette fonctionnalité peut permettre de découvrir des talents inconnus à vos oreilles.

Voyons dès lors la fonctionnalité la plus intéressante de Spotify, la gestion des playlistes hors ligne. Pour cela, je vous propose le menu de sélection de celles que vous souhaitez avoir à disposition hors ligne (image de gauche). Il vous suffit de les sélectionner, de vous mettre dans le mode réseau paramétré (GSM ou Wifi) et de valider. Dans l’image de droite, on voit ma liste avant avec Goldman non synchronisé, et dans l’image centrale en synchronisation.

Vous pourrez ainsi profiter hors ligne de l’incroyable catalogue de Spotify. Sachez qu’en plus, vous pouvez décider de ne synchroniser qu’en Wifi mais de pouvoir accéder tout de même aux autres titres en GSM.

Pour ces derniers, vous pourrez réaliser une simple recherche. Un champs, à la manière de l’original Android, apparait et donne un résultat selon 3 critères artistes, albums et chansons. Voici ces 3 choix possibles pour « Ogres de Barback ».

Vous sélectionnez une chanson et elle se met en lecture. Le menu déroulant du bas se déplie automatiquement. Vous aurez alors accès à la pochette de votre morceau, des boutons de navigation (image de gauche). Vous pourrez ensuite afficher quelques informations sur le titre (centre) et compléter par l’affichage de l’album par exemple (droite).

On notera, qu’il est possible de quitter par la touche retour ou le bouton menu puis Quitter, ce qui fermera l’application. Par contre, l’utilisation du bouton home permettra de garder la lecture en tâche de fond et d’y accéder par la barre de notification.

Pour finir, le menu de paramètres propose 2 écrans et la déconnexion (à gauche). Le premier écran (au centre) permet la configuration du réseau. Le « force offline » ne donnera accès qu’aux morceaux déjà en local (plus de recherche même par Wifi). « Sync over Wi-Fi » et « Sync over 3G » permettent de définir par type de réseau si les actions automatiques peuvent être faites. Et enfin, vous avez la possibilité de vider le cache et les playlistes locales. Pour finir, l’écran de droite montre le « A propos » de l’application.

Bilan

Après ce tour d’horizon, que penser de l’application ?

Au niveau du l’interface, le travail est vraiment impeccable. Le design est très soigné et 1 mois de test n’a pas montré de bug. Il aurait été agréable d’avoir accès directement à la playliste en cours (si elle n’existe pas).

Au niveau de la gestion d’Android, le travail est ici aussi excellent. La gestion de la lecture en tâche de fond est impeccable et ne nuit absolument pas à la fluidité du Magic. De plus toutes les touches spécifiques d’Android sont utilisées. Les forfaits non illimités en données pourront sans problème utiliser l’application. Ce n’est donc pas un simple portage, mais une véritable adaptation.

Au niveau de l’écoute, la qualité dépendra très fortement de l’appareil. La version bureau utilise de l’encodage en 320kbit/s (très peu de pertes), pour la version mobile, je ne sais pas.

Donc, si vous avez les moyens de payer 9,99 € par mois pour de la musique foncez, le prix en vaut le service.