Toulouse va accueillir un centre de recherche dédié à l’Hyperloop, un moyen de transport futuriste imaginé par l’entrepreneur américain Elon Musk. Une piste d’un kilomètre doit être bâtie dans les environs.

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L’avenir des transports en commun passera par l’Hyperloop. C’est en tout cas ce qu’espère Elon Musk, l’entrepreneur américain qui est à l’origine de ce projet de recherche et qui est également connu pour avoir fondé des entreprises à succès comme PayPal (paiement en ligne), SpaceX (astronautique) et Tesla (automobile). C’est aussi l’objectif poursuivi par deux entreprises qui sont apparues dans son sillage, Hyperloop One et Hyperloop Transportation Technologies (HTT).

Il faudra toutefois faire preuve de patience, car ce n’est en effet pas demain la veille qu’une ligne commerciale Hyperloop verra le jour. Forcément : on parle quand même de construire un train de nouvelle génération capable de circuler à très, très grande vitesse (jusqu’à 1200 km/h) dans un tube sous basse pression pour limiter les frictions avec l’air.  Et ce n’est pas tout : en plus, il est question de faire léviter le train grâce à la sustentation magnétique passive. Dans ces conditions, impossible d’utiliser le réseau ferroviaire existant ; tout est à bâtir.

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Le gigantisme du chantier à venir n’effraie pourtant pas les deux principales sociétés engagées dans l’aventure. Ainsi, Hyperloop Transportation Technologies a multiplié les initiatives pour concrétiser cette ambitieuse vision du transport de demain. La compagnie a ainsi commencé la construction d’un petit segment de ligne aux États-Unis pour effectuer des tests et a signé avec les autorités slovaques un accord pour étudier la faisabilité d’un projet de ligne reliant quelques capitales d’Europe centrale.

Du côté de la France

Ailleurs dans le monde, d’autres pays s’intéressent à l’Hyperloop. C’est le cas de la Russie et du Royaume-Uni. En France aussi, ce mode de transport très novateur séduit. Ainsi, le rival de HTT, Hyperloop One, coopère avec le groupe d’ingénierie Systra, détenu notamment par la RATP, mais aussi avec la SNCF, via des investissements. On peut également citer l’accueil réservé par la ville de Toulouse à HTT qui a présenté cette semaine son centre de recherche européen.

Une piste d’essai longue de près d’un kilomètre sera construite en périphérie de la ville rose, au niveau de l’aérodrome de Toulouse Francazal. À (très) long terme, une ligne Hyperloop pourrait relier Montpellier à Toulouse, offrant aux voyageurs un temps de transport d’à peine 20 minutes au lieu de 2h30 en voiture. Mais nous n’en sommes pas encore là. Pour l’heure, HTT n’en est qu’au stade du prototype avec, à la clé, la création de quelques dizaines d’emplois dans la région et l’appel de sous-traitants locaux, ce qui ravit évidemment les autorités.