Lors du MWC 2010 qui avait lieu cette semaine, Samsung Mobile a lancé en trombe son Samsung Wave et son propre système Bada (qui signifie Océan). Samsung a été le principal annonceur de cette édition du Mobile World Congress et avait mis les moyens pour être présent sur tous les panneaux publicitaires depuis l’aéroport de Barcelone !

Alors pourquoi Samsung qui s’est lancé sur le système Android il y a un an en lançant le Samsung Galaxy a annoncé quelques temps après son propre système d’exploitation Bada ? Samsung ne croit-il pas en Android ?

Il se trouve qu’aujourd’hui tous les constructeurs d’appareils mobiles (pas uniquement les téléphones) disposent à ce jour d’un ou plusieurs produits fonctionnant sur Android ! Alors la question pour Samsung est : comment se démarquer, en terme d’OS, de telle ou telle autre marque sachant que tous proposent le même système. Tous les constructeurs proposent un système Android avec plus ou moins de personnalisation dans l’extpérience utilisateurs (interface graphique, services…). Le form factor n’est pas le seul élément qui va faire choisir telle ou telle marque pour le choix de son prochain téléphone.

Lors du MWC 2010, nous avons rencontré un représentant de la marque : Samsung n’abandonnera certainement Android et devrait y porter prochainement sa technologie TouchWiz (sur Android et Bada). Samsung aura donc deux gammes principales, celle nommé Galaxy basé sur Android et l’autre Wave basée sur Bada. Les deux systèmes évolueront en même temps proposant des services équivalents. Pour l’heure, une répartition 50% Android, 50% Bada est envisagée. Avoir deux systèmes permettra à Samsung de ne pas s’enfermer sur un seul système.

Autre point noté par Samsung : l’arrivée de Google sur le marché en tant que distributeur de téléphone. Cette arrivée fait craindre pour Samsung une concurrence déloyale de la part de Google qui pourrait se réserver le lancement de nouveaux matériels avec les dernières versions d’Android. Les autres constructeurs ne disposeraient des dernières versions qu’à postériori, rendant leur produit déjà obsolète.