Le Priv, qui attend encore d’être annoncé sur la plupart des marchés européens, ne sera pas le dernier smartphone de la marque. Quel que soit son avenir sur le long terme, au moins une gamme de terminaux viendra succéder au smartphone sous Android.

BlackBerry Priv

Aussi attendue soit-elle, la sortie du BlackBerry Priv, le premier smartphone sous Android du Canadien, correspond aussi à une véritable période charnière pour BlackBerry. Car si l’appareil intéresse, il faut rappeler que la marque ne pèse plus que pour environ 1 % du marché du smartphone, et qu’il lui faut écouler ses appareils en masse pour espérer continuer à fabriquer des mobiles. Début octobre, le CEO de BlackBerry, John Chen, indiquait à nos confrères de The Verge qu’il lui faudrait atteindre les cinq millions de ventes par an pour être profitable. Et que si ce chiffre n’était pas atteint l’an prochain, 2016 serait probablement la dernière année de BlackBerry en tant que fabricant de smartphones.

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La sortie du Priv a été l’occasion pour John Chen de faire le tour des médias américains, puisque le terminal est vendu aux États-Unis par le biais de l’opérateur AT&T, au tarif de 699 dollars (hors abonnement). Interrogé sur la chaîne Fox Business, le PDG s’est ainsi voulu rassurant. « Je ne laisserai jamais tomber le monde du smartphone », a-t-il assuré à la présentatrice. Avant d’ajouter : « Nous avons une gamme de produits après celui-ci ».

N’en déplaise aux plus optimistes, le PDG de l’entreprise n’a pas pour autant indiqué qu’il comptait maintenir sa présence en tant que constructeur après 2016, puisque sa présence dans le monde du mobile passe également par des solutions logicielles. Pas plus d’ailleurs qu’il n’a précisé si les appareils en question s’appuieraient sur BlackBerry 10 ou adopteraient eux aussi Android. Avec une gamme de terminaux élargie, BlackBerry se donnera des armes néanmoins plus pertinentes pour atteindre ses objectifs commerciaux.