Contrairement à ce qu’annonçait François Quetin,le président de Huawei France, la filiale française du constructeur de smartphone chinois a bien réagi au reportage Cash Investigation en publiant un message de précision sur les réseaux sociaux.

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Un message qui nous avait d’ailleurs échappé la semaine dernière, puisque Huawei France a publié sur Facebook dès jeudi dernier des « précisions » concernant ses relations avec des fournisseurs faisant travailler des enfants dans leurs usines. Un message qui n’est pas particulièrement clair mais qui a le mérite d’être précis :

« Huawei exige de l’intégralité de ses fournisseurs directs et indirects le respect de son code éthique et une stricte conformité légale tout au long de sa chaine d’approvisionnement. Huawei respecte les conventions internationales ainsi que chaque réglementation locale applicable. Un même niveau d’engagement est demandé à nos fournisseurs, qui, pour pouvoir collaborer avec Huawei, doivent préalablement, et systématiquement signer nos engagements en matière de Responsabilité Sociale et Environnementale qui interdisent, notamment, toute forme de travail non-autorisé. Nous suivons scrupuleusement le respect des ces règles à travers la réalisation d’audits détaillés pour veiller à ce que notre société et nos fournisseurs soient en pleine conformité avec ces directives. »

Le travail des enfants n’est pas explicitement mentionné (Huawei parle « de travail non-autorisé ») et le vocabulaire employé dans ce message est très (trop ?) formel. Mais Huawei France affirme avoir cessé toute forme de collaboration avec le sous-traitant chinois qui a employé des enfants :

« Lors d’un audit réalisé au sein de la société présentée dans le programme de France 2, nous avons relevé une violation de notre Charte Ethique. Il a été décidé de mettre fin à toute collaboration avec cette société. 

Soyez assuré que nous condamnons fermement ces pratiques et faisons preuve de tolérance zéro si nous constatons une violation de notre Charte Ethique par l’un de nos fournisseurs. »

Enfin, François Quentin, le président de Huawei France, a également exprimé ses regrets sur Twitter quant aux propos tenus à l’égard d’Elise Lucet dans le reportage Cash Investigation :

Jeudi dernier, François Quentin, plutôt énervé, affirmait au micro de l’Usine Nouvelle qu’il avait « activé tous mes réseaux et Madame Lucet n’aura plus aucun grand patron en interview, sauf ceux qui veulent des sensations extrêmes ou des cours de Media Training !  ». Le patron de Huawei France n’est toutefois pas revenu officiellement sur ces propos…