On le savait déjà, le constructeur japonais Kyocera prépare un smartphone équipé d’une couche photovoltaïque qui permet de le recharger (un peu) à la lumière. Justement, il l’a apporté au MWC pour en faire une première présentation.

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Coincé au fond du Hall 5 du Palais des Congrés de Barcelone, et légèrement écarté de l’allée centrale qui attire le monde et les regards, un constructeur que l’on commence à bien connaître tient un petit stand où sont exposés de nombreux smartphones et même un vélo. Mais si l’on se rend sur le stand de Kyocera, ce n’est pas par hasard, mais bien pour tenter d’apercevoir le smartphone qui se recharge grâce à la lumière du jour : le Solar Phone (adaptation du Torque XT). Justement, il est exposé là, derrière une vitre en Plexiglas, dans la zone réservée aux concepts de smartphones durcis.

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Avec la main au-dessus, l’écran ne détecte plus de source de lumière

Evidemment, et comme il s’agit d’un prototype, le mobile n’est pas totalement fonctionnel, et il est même possible que son aspect physique soit modifié d’ici une éventuelle commercialisation. L’écran lui est en état de marche, et placé sous une lampe, il indique être en charge. Lorsqu’on passe la main au-dessus, couvrant ainsi la lumière, il indique au contraire ne plus l’être. Sunpartner, qui fournit la couche réceptrice de lumière, explique que son « Wysips Crystal fonctionne aussi bien  sous lumière naturelle que sous lampe » mais que « l’intensité de la recharge dépend de la quantité de lumière reçue ». Logique. La démonstration, certes basique, montre en tout cas que l’introduction de cellules photovoltaïques dans les écrans de nos smartphones est d’ores et déjà possible, et deviendra un jour – on l’espère – un standard dans la téléphonie. D’ailleurs, Sunpartner confie être « en discussions avec l’intégralité des constructeurs ou presque ».

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Les écrans Wysips de Sunpartner

Kyocera et Sunpartner s’associent aussi pour dire que la couche photovoltaïque qui mesure moins de 0,5 mm ne fait perdre qu’à peine 10 % de luminosité et de clarté à l’écran. C’est vraisemblablement déjà trop pour certaines firmes dont l’argument « luminosité de l’écran » est devenu  le leitmotiv. En plus, pas question de jouer sur une augmentation de la luminosité du terminal puisque cela nécessiterait bien plus d’énergie à fournir et donc une capacité de recharge presque inutile. D’ailleurs, n’espérez pas recharger entièrement un smartphone ainsi équipé puisqu’il vous en coûtera 10 à 25 heures de votre temps.

Il est en tout cas légitime que Kyocera, spécialisé dans les smartphones de « baroudeurs », s’intéresse à une telle avancée technologique, et ce mobile est voué à sortir même s’il s’adresse à un nombre restreint d’utilisateurs.