Après plus d’une année sans nouveau smartphone sur le marché français, Motorola revient avec un modèle plus qu’attrayant de par son prix : le Moto G. Téléphone au rabais ou véritable pépite ?

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Motorola l’avait annoncé l’année dernière : les RAZR HD et autres RAZR i ne portaient pas encore la patte de Google. Cette année, l’Américain est revenu avec l’innovant Moto X qui est pour l’heure limité au sol étasunien. Nous devons nous réconforter avec un modèle visant l’entrée de gamme qui est aujourd’hui fortement dominé par la marque Wiko en France.

Contrairement au Moto X qui embarque un nombre impressionnant de fonctionnalités uniques, le Moto G fait le minimum syndical avec une couche Android légèrement remaniée. Du côté des caractéristiques, le téléphone n’a rien à envier à la concurrence et son prix de seulement 169 euros est en adéquation parfaite avec les fêtes de fin d’année. Mais avec un prix si serré, Motorola offre-t-il des prestations à la hauteur ? La réponse dans ce test !

Contenu de la boîte

Avec un prix de 169 euros, il ne faut pas s’attendre à des miracles, le Moto G embarque le strict minimum :

  • Un kit mains libres blanc avec un seul bouton pour décrocher/raccrocher et mettre en lecture/pause
  • Un adaptateur secteur avec microUSB 2.0

 

Caractéristiques techniques

ModèleMotorola Moto G (XT1032)
Version d'AndroidAndroid Jelly Bean (4.3)
Ecran4,5 pouces
Résolution1280 x 720 pixels (HD)
TechnologieLCD capacitif
Densité de pixels326 ppi
Traitement contre les chocs & rayuresOui (Corning Gorilla Glass 3)
Processeur (CPU)Qualcomm Snapdragon 400 (quadruple-coeur)
MSM 8626 cadencé à 1,2 GHz
Chipset graphique (GPU)Adreno 305
Mémoire vive (RAM)1 Go
Mémoire Interne8 / 16 Go (12,92 Go disponibles)
Support microSD-HCNon
APN / Caméra5 mégapixels
avec flash LED
Webcam (caméra frontale)Oui (1,3 mégapixels)
Vidéo720p @30 fps
WiFiOui, b/g/n + WiFi Direct
DLNA / Hostpot WiFi
Hotspot Bluetooth / Hotspot USB
Oui / Oui
Oui / Oui
BluetoothOui (4.0 + A2DP)
RéseauxUMTS HSPA+, GSM/GPRS
NFC (Near Field Communication)Non
Boussole / GPSOui / Oui
Accéléromètre / GyroscopeOui / Oui
Capteur de proximité et lumièreOui / Oui
Sortie jack 3,5 mmOui
Port micro-USB / HDMIOui / Non
Tuner FM (Radio)Oui (avec RDS)
Support DivXOui
DAS0,79 W/kg
Batterie2070 mAh
Dimensions129.9 x 65.9 x 11.6 mm
Poids143 grammes
Prix169 € / 179$

 

Tour du propriétaire

Les terminaux d’entrée de gamme ont la chance de conserver des écrans avec une taille réduite qui ne flirtent que très rarement avec les 5 pouces et plus. C’est le cas du Moto G avec une diagonale de 4,5 pouces dont la définition 720p est parfaitement adaptée afin d’obtenir le sacro-saint « Retina », c’est-à-dire cette impression de ne pas distinguer les pixels à distance normale d’utilisation.

Au niveau de son design, le Moto G ne vous bluffera absolument pas, mais ce n’est pas son objectif. Motorola a parfaitement compris l’attente des utilisateurs : la finesse est certes un aspect important, mais intégrer une batterie conséquente et offrir des coloris différents de la concurrence sont une véritable valeur ajoutée. Avec une palette de couleurs importante (rouge, vert, rose, vert, jaune…), l’Américain veut mettre fin à l’uniformisation du marché et permettre à chaque personnalité de s’exprimer avec un concept simple : des coques interchangeables (Nokia 3310 forever). Pour ce test, nous avons acheté (il s’agit par conséquent de la même version que vous achèterez dans le commerce) la version noire, qui est en revanche assez monotone.

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Pour décrire plus précisément le mobile, intéressons-nous dans un premier temps à sa face avant. Les bordures sont particulièrement importantes, notamment sur le bas où il n’y a aucun élément (les touches étant affichées directement sur l’écran). Sur le haut, on retrouve la caméra, la LED de notification et les différents capteurs classiques (luminosité / proximité). Le haut-parleur est en revanche mal conçu, car il est décalé de quelques millimètres en profondeur et accueillera à bras ouverts les poussières. Toutefois son coloris grisâtre évitera de les rendre trop visibles.

En se déplaçant sur les tranches du téléphone, on remarque alors deux types de plastique : du glossy sur l’avant et du mat à l’arrière. Conséquence plus qu’agréable : la coque sera bien moins réceptive aux traces de doigts et aura même un toucher plus agréable. La coque arrière a la particularité d’être amovible et donnera alors accès à la carte SIM. La batterie sera certes visible, mais Motorola a fait en sorte qu’elle ne soit pas interchangeable.

Motorola-Moto-G-microUSB

Sur le haut du téléphone, on retrouve un jack de 3,5 mm. Rien de particulier à noter, si ce n’est une très bonne qualité sonore en sortie. Sur le bas, le seul, l’unique microUSB 2.0 est présent et permet à la fois le rechargement et le transfert de données. Notez qu’il est compatible MHL et peut ainsi recevoir une manette ou tout autre type de gadget USB (clavier, souris, clé USB…). Les deux boutons On/Off sont situés sur la partie droite du téléphone et il y a particulièrement à redire sur ces deux éléments.

Motorola-Moto-G-jack

Premièrement ils sont très proches l’un de l’autre. Par conséquent lorsque le téléphone est dans votre poche, il est difficile de distinguer les deux. Deuxièmement le réglage du volume est beaucoup trop court et on se demande régulièrement quelle est l’action que l’on est en train de faire. Enfin la finition laisse plus qu’à désirer. Pour un modèle acheté neuf, le bouton On/Off a eu « du jeu » dès sa première prise en main et la pression n’est reconnue que sur l’un de ses côtés (cf photo suivante). La durée de vie sera donc plus que problématique pour ces éléments.

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La partie arrière laisse place au capteur photo de 5 mégapixels, accompagné sur sa gauche d’un haut-parleur puissant (volume maximum supérieur à un Google Nexus 5) et un flash LED. Hélas la qualité des clichés n’est pas sans rappeler celle du Nexus 4, à savoir une tendance naturelle à aimer le flou. Que le téléphone soit stable ou non, le résultat est une véritable roulette russe et nécessite plusieurs tentatives avant d’obtenir quelque chose de correct. Enfin le logo Motorola est situé juste en-dessous dans une forme en relief qui aide lors de l’accès à la carte SIM.

Motorola-Moto-G-Batterie-SIM

Motorola compare très souvent ses terminaux aux iPhone et le Moto G n’a pas dérogé à la règle, puisqu’il offre à la fois un écran plus large, une meilleure définition (1280 x 720 pixels contre 1136 x 640 pixels) et une densité de pixels plus élevée (329 ppi contre 326).

La technologie utilisée n’est pas de l’AMOLED comme sur le Moto X. Par conséquent la fonction « Motorola Active Display » permettant d’afficher les notifications lorsque le téléphone est en veille n’est pas disponible. Cela vient simplement du fait que la technologie AMOLED ne consomme de l’énergie que pour des pixels allumés. L’écran LCD sur le Moto G met donc fin aux espoirs.

Le Moto G n’a toutefois pas à rougir de la comparaison car il offre un blanc beaucoup plus proche de la réalité qu’un Nexus 5. L’ensemble reste ensuite cohérent mais nécessiterait une luminosité plus élevée, surtout pour une utilisation en extérieur avec fort ensoleillement.

Au final le Moto G offre une bonne finition d’ensemble, mais nous laisse dubitatif devant la durée de vie des boutons.

 

Android selon Motorola

Vous rappelez-vous du temps de MotoBlur, cette couche logicielle qui apportait peu à l’expérience utilisateur ? Bonne nouvelle, Motorola a décidé de la mettre de côté pour se rapprocher de celle de base d’Android. Sur le Moto G, les ajouts sont mineurs,à tel point que l’on a l’impression d’avoir un Nexus entre ses mains.

Motorola-Moto-G-Android

Android 4.3 est ici utilisé, ce qui est relativement rare sur ce segment de marché (cette version datant de l’été 2013). Avec un faible nombre de modifications, les mises à jour seront logiquement plus rapides à déployer. Or Motorola sous l’égide de Google n’est plus l’ancien Motorola qui ignorait l’Europe en ne diffusant les mises à jour que plusieurs mois après les États-Unis. Le Moto G est donc une véritable révolution sur ce marché qui souffre d’un manque de suivi des constructeurs, contrairement aux modèles phares qui reçoivent toute leur attention. Les constructeurs, ayant une marge beaucoup plus réduite sur ces terminaux, préfèrent rediriger leurs ressources vers de futurs développements.

L’expérience utilisateur

Un utilisateur habitué aux Nexus ne sera pas dépaysé, dans la mesure où l’écran de déverrouillage et le bureau (launcher) sont exactement les mêmes. Motorola conserve ainsi les forces des applications développées par Google… mais aussi ses faiblesses. On regrette par exemple l’absence de paramètres pour le launcher (nombre d’écrans, taille de la grille…), chose que beaucoup d’applications tierces sont capables de faire. N’espérez pas non plus trouver des widgets personnalisés par le constructeur.

On retrouve tout de même quelques ajouts dans la barre de statut où le nom de l’opérateur est affiché à gauche (comme sur les iPhones), avec ensuite les notifications et les indicateurs concernant la connectivité. Notez que le Moto G ne parle jamais de H+, mais de 3G+ et que l’ensemble du set d’icône relatif à la connectivité a été redesigné par Motorola. On note également que la barre contenant les touches Retour / Accueil / Applications récentes peut devenir transparente selon les applications.

Quelques ajouts sont aussi dans l’application Paramètres avec un économiseur de batterie qui se lance automatiquement dès que le niveau restant est faible (environ 15 %) et fait en sorte de maximiser la durée avant d’atteindre le seuil fatidique des 0 %.

Du côté du clavier, on ne retrouve pas exactement celui des Nexus, mais celui de l’AOSP. Il n’embarque pas le swype, mais conserve la prédiction des mots et les mêmes caractéristiques que la version de base d’Android.

Les applications développées par Motorola

Les rares applications de Motorola ont la particularité d’être toutes présentes sur le Google Play. Cela présente deux avantages majeurs : les mises à jour ne nécessitent plus d’envoyer une nouvelle ROM aux utilisateurs et permettent un déploiement extrêmement rapide. Pendant ce test, nous avons par exemple reçu une mise à jour de l’application Appareil photo.

Motorola Assist

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Du temps des Motorola RAZR, le constructeur misait beaucoup sur l’application SmartActions qui permettait d’effectuer un certain nombre d’actions que vous aviez défini en fonction du contexte (ex : allumer automatiquement le WiFi en rentrant chez vous). Motorola Assist se rapproche de cette idée, en enlevant toutefois sa flexibilité.

Le contexte se limite à deux situations : en réunion (en fonction de vos événements dans votre agenda) et sommeil (plages horaires que vous définissez). Dans le premier cas, vous pouvez mettre le téléphone en silencieux avec la possibilité d’ajouter des exceptions pour vos contacts favoris ou si on vous appelle deux fois de suite, mais aussi d’envoyer automatiquement un SMS. Dans le deuxième cas, le téléphone peut uniquement être en silencieux avec les mêmes critères.

En soi, l’application est assez minimaliste voire trop simpliste pour certains, mais marche à la perfection et offre une interface proche de Google Now, ce qui lui confère une cohérence totale avec le système, chose que de nombreux constructeurs oublient régulièrement, et qui dégrade fortement l’expérience utilisateur avec des guidelines non respectées.

Motorola Migrate

Motorola-Moto-G-Migrate

Si vous avez un autre smartphone Android, Motorola facilite la transition en permettant d’importer vos SMS/MMS, historique des appels, contacts de la SIM, fichiers multimédia (photos, musiques…) et certains paramètres. Cela vient ainsi compléter la synchronisation de Google qui ne s’étend pas à ces critères.

Nous avons essayé entre un Nexus 5 et le Moto G et l’opération est rapide, car elle utilise le WiFi Direct comme protocole de transfert des données. Sachant que les smartphones ayant au moins Android 2.2 sont compatibles, d’autres moyens sont utilisés si le WiFi Direct n’est pas supporté.

Moto Care

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Moto Care est un service qui s’adresse avant tout aux nouveaux utilisateurs de smartphones. Il offre de nombreux didacticiels et autres guides (certains en français, d’autres en anglais) pour utiliser toutes les fonctionnalités du téléphone. Un chat et un appel avec un opérateur sont proposés (uniquement aux heures de bureau), tout comme une multitude de conseils pour améliorer l’expérience utilisateur (optimiser la batterie, son utilisation…).

Un site web accompagne ce service et permet normalement (en tout cas pour le Moto X) de contrôler son téléphone à distance (localisation, faire sonner, verrouiller ou encore effacer les données). Hélas le Moto G est désigné comme « non pris en charge » par la plateforme. Il ne reste alors plus qu’à se tourner vers la solution gratuite de Google qui est maintenant proposée sur le Google Play.

Motorola Radio FM

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De nombreux utilisateurs aiment pouvoir utiliser leur smartphone pour écouter la radio, élément que de plus en plus de constructeurs commencent à supprimer de leurs produits. Motorola offre une compatibilité qui ne se limite pas uniquement au kit mains libres livré avec le téléphone, mais aussi des écouteurs classiques. Un vrai point positif dans la mesure où très peu d’appareils permettent l’utilisation d’accessoires non-officiels. L’application en elle est extrêmement simple proposant une recherche automatique et la liste des stations préférées. Certains regretteront l’impossibilité d’utiliser le haut-parleur externe comme sortie.

 

Appareil photo

De plus en plus de consommateurs délaissent leur appareil photo au profit de leur smartphone, d’une part car ils l’ont toujours avec eux et d’autre part puisque la qualité des clichés est devenue satisfaisante. Hélas ce n’est pas le Moto G qui vous fera oublier votre appareil photo, même un compact. La raison ? Il est difficile de faire des clichés sans que certaines zones ne soient floues. Prendre plusieurs photos est donc nécessaire afin d’en extraire le meilleur… enfin si possible.

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Plus en détail le capteur se limite à du 5 mégapixels (le nombre de pixels n’a jamais fait la qualité des photos) et une ouverture de f/2.4. L’application n’est pas celle de base que l’on retrouve sur les Nexus qui est loin d’être parfaite. Malheureusement Motorola ne fait guère mieux avec des fonctionnalités dont l’accès n’est pas aisé. Les options sont cachées derrière un menu sur la gauche de l’écran et un clic sur l’écran signifie obligatoirement la prise d’une photo. Il est possible de l’utiliser pour modifier le focus, mais il faut alors légèrement bouger son doigt.

Outre le mode automatique, on peut choisir le mode HDR ou panorama. Les puristes qui aiment modifier des réglages comme la balance des blancs ou l’exposition devront se tourner vers des alternatives pour y avoir accès. En résumé : l’application est vraiment mal conçue.

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En ce qui concerne les photos, les détails sont relativement grossiers, mais ne gênent pas dans une configuration dézoomée. La fidélité des couleurs est acceptable dans des situations favorables (bien éclairé avec peu de mouvements), mais connaîtra rapidement ses limites. L’utilisation du flash est assez étrange, dans la mesure où seuls les éléments très proches sont éclairés de manière faible. Ne parlons pas des scènes de nuit où le Moto G est clairement à la peine. Rappelons, pour la vidéo, que le Moto G filme en 720p à 30 fps.

Performances

Le Motorola Moto G embarque le Qualcomm Snapdragon 400 cadencé à 1,2 GHz et s’appuie sur un chipset graphique Adreno 305. Qualcomm nous a habitués à fournir des puces puissantes et sans parler de benchmarks, on sent tout de même une expérience utilisateur largement au-dessus de la concurrence sur ce segment. Un Nexus 5 avec un Qualcomm S800 est logiquement beaucoup plus rapide, mais le Moto G étonne par ses qualités. Les résultats aux benchmarks confirment cette impression :

 Motorola
Moto G
Wiko
Darkfull
Alcatel One
Touch Idol X
AnTuTu16818 points15384 points15641 points
Quadrant8383 points5752 points5829 points
3DMark5423 points1747 points1857 points
BenchmarkPi444 millisecondes338 millisecondes299 millisecondes
GFXBench
Egypt HD 2.5
1852 frames
16 fps
1417 frames
13 fps
1404 frames
12 fps
GFXBench
T-Rex HD 2.7
313 frames
5,6 fps
190 frames
3,4 fps
190 frames
3,4 fps
Epic Citadel
Ultra High Quality
34,5 fps14,8 fps14,6 fps

Motorola-Moto-G-Benchmarks

Autonomie

Motorola a toujours mis l’accent sur l’autonomie de ses terminaux avec les déclinaisons MAXX de ses RAZR. Offrant une durée d’utilisation exceptionnelle face à un smartphone standard, l’entreprise américaine a compris l’attente de beaucoup d’utilisateurs : la finesse et la légèreté ont une limite et l’utilisateur se sent rapidement frustré de devoir charger très fréquemment son smartphone.

Le Moto G embarque pour sa part une batterie d’une capacité de 2070 mAh. C’est autant qu’un Samsung Galaxy S3 qui avait à l’époque un écran plus grand (4,8 contre 4,5 pouces) et qui se démarquait des modèles phares de son temps avec une autonomie plus importante. Le Moto G fait encore mieux avec des composants moins consommateurs dus à l’évolution technologique. Avec une utilisation faible, on arrive sans aucun problème à tenir une journée et demie avec toutefois une baisse inquiétante d’environ 20 % la nuit, alors qu’il n’est pourtant pas utilisé.

Plus généralement, le Moto G tiendra sans difficulté une journée entière (pas seulement une journée de travail) et ne nous a à aucun moment choqué à cause d’une chauffe excessive du processeur (le capteur n’a jamais dépassé les 40°). Afin de quantifier de manière plus précise les performances de la batterie, nous avons utilisé AnTuTu Tester sur quatre terminaux : le LG Nexus 5, l’Asus Nexus 7 2013, l’Alcatel Idol X et bien évidemment le Moto G.

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Le Nexus 5 s’arrêtant immédiatement après la première étape, nous avons réalisé notre propre test :

Etape 1 : Lecture d’un film HD en streaming WiFi pendant 25 minutes (luminosité au maximum – son sur le haut-parleur)
Etape 2 : Écoute de musique pendant 20 minutes (écran éteint pendant 10 minutes et allumé le reste – son sur le kit mains libres)
Etape 3 : Utilisation standard d’un smartphone pendant 20 minutes (luminosité au maximum)
Etape 4 : Lecture d’un film HD stocké en local pendant 20 minutes (luminosité au maximum – son sur le kit mains libres)

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L’Alcatel Idol X est réellement décevant dans ce test avec une consommation supérieure à ses concurrents dans tous les domaines. Le Nexus 5 montre une belle progression par rapport à son prédécesseur, mais n’atteint pas encore un niveau satisfaisant. La Nexus 7 offre des performances intéressantes, mais est en retrait face au modèle 2012. Pour ce qui est du Moto G, notre sentiment s’est vérifié par les chiffres avec une perte modérée sur l’ensemble des tests. Il est même celui qui devance ses concurrents sur une utilisation classique (navigation web, téléchargement d’applications…).

Conclusion

Test Motorola Moto G Le verdict

design
7
Le Moto G n'est pas un smartphone exceptionnel comme peuvent l'être certains de ses concurrents qui embarquent un dos en aluminium. Motorola a préféré se démarquer avec toute une palette de couleurs qui se différencie des classiques noir/blanc. Nous regrettons en revanche la qualité des boutons qui ne laisse pas présager du bon sur le long terme.
écran
8
Motorola a bien compris qu'il devait embarquer un bel écran, même sur un smartphone d'entrée de gamme. Les couleurs sont bien rendues, la luminosité est satisfaisante et sa colorimétrie est loin de partir dans tous les sens. Une réussite en somme pour un tel prix !
logiciel
9
Motorola n'a pas intégré les fonctionnalités du Moto X, mais ce n'est pas pour autant que le Moto G est décevant. Il s'agit avant tout d'une amélioration de la version de base d'Android avec ses défauts et ses faiblesses. Un Android peu modifié voudra surtout dire des mises à jour rapides, un vrai plus sur le segment de l'entrée de gamme.
caméra
5
Le Moto G n'est pas un "photophone" et semble avoir copié le principal défaut du Nexus 4. Les clichés ne sont clairement pas impressionnants et il faut souvent les reprendre plusieurs fois afin d'éliminer le flou prédominant. Votre appareil photo continuera de vous accompagner dans vos périples.
performances
9
Petit mais puissant : telle pourrait être la devise de ce téléphone. Avec le quadruple-cœur Qualcomm Snapdragon 400 et 1 Go de RAM, le rapport prix/performance est excellent. L'expérience utilisateur est de très bonne qualité.
autonomie
9
Avec une batterie de 2070 mAh, le Moto G se distingue par son autonomie supérieure à la moyenne. L'activation du mode économie d'énergie est indolore mais très efficace. Au final une journée d'utilisation ne lui fera pas peur, mais il sera difficile de lui en demander plus.
Note finale du test 8/10
Après plus d'un an sans nouveau téléphone, Motorola revient avec une véritable bombe sur le marché de l'entrée de gamme. Ce n'est certes pas le Moto X, mais le Moto G impressionne sur tous les points. La copie de l'Américain est un quasi sans faute : écran de bonne qualité, performances redoutables, une expérience utilisateur de qualité et un Android qui n'a pas été défiguré.

Deux ombres au tableau : la finition des boutons nous laisse douter de leur durée de vie et la photo n'est vraiment pas son atout.

Voilà un téléphone qui mérite parfaitement sa place sous vos sapins de Noël.
  • Points positifs
    • Bel écran HD
    • Performances au-dessus du lot
    • Android modifié en douceur
    • Rapport qualité/prix
    • Plusieurs coloris inhabituels
  • Points négatifs
    • Durée de vie des boutons
    • Capteur photo médiocre
    • Pas compatible 4G