Les derniers résultats financiers consolidés publiés par Sony témoignent d’une amélioration de la santé financière de la société nippone, portée par le marché japonais, mais aussi par des ventes importantes à l’échelle internationale. La marque reste loin derrière un Samsung en termes de terminaux vendus, mais affiche un beau score pour le premier trimestre 2013.

Sony Xperia Z

L’abandon de la marque Ericsson n’a semble-t-il pas fait de mal à Sony, qui publie ses résultats consolidés pour le premier trimestre 2013. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, puisque de 7,4 millions de terminaux mobiles écoulés au premier trimestre 2012, soit au moment du lancement du Xperia S, la marque est passée à 9,6 millions de livraisons de smartphones durant les trois premiers mois de 2013. La faute au lancement du Xperia Z, couronné de succès au pays du Soleil-Levant et à l’international, mais aussi aux multiples déclinaisons de Xperia dont Sony n’hésite pas à inonder le marché.

En termes strictement financiers, Sony revendique un revenu net de 389 milliards de yens (+ 36,2 %), pour 5,9 milliards de yens de bénéfices, soit 34,1 milliards de yens de plus que l’année précédente, le premier trimestre 2012 ayant souffert de pertes à hauteur de 28,1 milliards de yens. Au taux de change actuel, ces résultats correspondent à près de 3 milliards d’euros de revenus, pour un peu plus de 45 millions d’euros de bénéfices. De même, l’ensemble des résultats de Sony, toutes sections confondues, affiche une croissance de 13 % sur un an. Entraîné par sa section mobile, Sony retrouve donc des résultats positifs, même qu’il reste encore loin du top 5 des constructeurs de smartphones : pour le deuxième trimestre, IDC le laisse derrière Samsung, Apple, LG, Lenovo et ZTE.

Les défis de Sony ne seront pas minces pour le reste de l’année, puisque la rentrée sera chargée chez le Nippon. Outre la première phablette de la marque attendue à l’automne pour un prix élevé (729 euros pour le Sony Xperia Z Ultra), n’oublions pas que le challenge de la marque concerne également l’industrie vidéoludique. A l’automne également, et alors même que son principal concurrent, Microsoft, s’apprête à commercialiser sa Xbox One (vraisemblablement autour du 29 novembre), Sony lancera sa PlayStation 4, très attendue pas les amateurs de consoles de salon.