Moyen de transport urbain par excellence, le deux-roues reste le parent pauvre de la connectivité embarquée. Heureusement, des équipementiers comme Bosch commence à s’intéresser au problème.

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Aujourd’hui, pour rouler connecté en deux-roues, la seule solution est de rouler avec un smartphone posé sur un support de guidon (à ses risques et périls). Ou d’utiliser un GPS spécifique, connecté à son smartphone comme le TomTom Vio. Mais pourquoi n’y-a-t’il pas de solutions embarquées au tableau de bord pour intégrer navigation et info-divertissement dans un scooter ?

 

Une solution chez BMW

Toutes les voitures – même en entrée de gamme – le proposent, mais évidemment, cela représente un coût autrement plus important sur un scooter 125 de 3 ou 4 000 euros. C’est pourtant là qu’un tel équipement serait idéal. Pas de problème de vol, lisibilité idéale, et un bel argument de vente. Mais comme en automobile, les innovations sont introduites par le haut de gamme et c’est une moto BMW qui sera la première à recevoir cet équipement.

 

Ecran LCD et commandes au guidon

« Le futur de la moto sera non seulement plus sûr, mais aussi plus connecté »,  affirme l’équipementier Bosch. Il vient de présenter au salon EICMA de Milan son ICC (Integrated Connectivity Cluster), système d’information du pilote moto. Cette solution inclut le Bosch mySPIN, un système propriétaire d’intégration d’un smartphone dans l’écran de bord via un écran TFT spécifique.

Seules les informations essentielles du smartphone s’affichent pour minimiser les pertes d’attention. Les commandes au guidon donnent accès aux contacts, à l’agenda et à certaines applis. Le système est compatible Android et iOS. Relié au véhicule par le bus CAN et au cloud, il est capable de diriger automatiquement vers une station lorsqu’il détecte une panne d’essence imminente, par exemple.

 

Un GPS adapté aux motos

Deux applications partenaires sont mises en place : Rever (communauté de motards connectés) et Genius Maps (navigation spécial deux-roues). Mais le système mySPIN est ouvert aux développeurs de nouvelles applications, ce ne devrait être qu’un début. Il permet en outre l’échange avec d’autres véhicules d’informations de sécurité (conditions de route, zones dangereuses) ou de trafic. Une connexion à un cloud ou directement à d’autres véhicules qui permet aussi l’eCall, l’appel d’urgence automatique en cas d’accident, rendu depuis peu obligatoire en voiture. Enfin en cas de vol, le système permet aussi de tracer le deux-roues.

 

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