La Commission européenne, déterminée il y a quelques mois à faire baisser voire à abolir les frais d’itinérance en Europe, se ravise !

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A quoi la Commission européenne joue-t-elle ? Après avoir annoncé il y a quelques mois son intention de présenter un paquet législatif en vue d’abolir en Europe les frais d’itinérance, Neelie Kroes, commissaire européenne aux télécommunications, semble se raviser. En effet, selon Reuters qui a eu accès à un document de la Commission, Kroes aurait renoncé à ce projet dont le but était de réduire les frais d’itinérance de 90 %, voire plus. “Kroes proposait un plafond de trois centimes par minute pour les appels vocaux de juillet 2014 à juin 2022, soit une réduction de 70% sur le plafond de 10 centimes entré en vigueur en juillet”, indique l’agence de presse. Celle qui voulait aussi ramener le plafond pour les données à 1,5 centimes par mégaoctet contre 15 centimes actuellement n’aurait fait mention d’aucun de ces projets dans le dernier document consulté par Reuters.

Au-delà de cette volonté, Neelie Kroes voulait également créer un marché unique des services de télécommunications dans l’Union européenne, dénonçant par là, dans une étude, la disparité flagrante au niveau des tarifs de communication pratiqués par les différents opérateurs européens. Cette étude avait d’ailleurs fait réagir les lobbys des opérateurs, qui n’ont pas tardé à la critiquer.

La raison de ce retournement de situation ? Une réunion qu’aurait tenue la commissaire fin juillet avec les patrons d’Orange, Telecom Italia, Telefonica et Deutsche Telekom, soit les opérateurs les plus puissants d’Europe. Quoi qu’il en soit, nous en saurons plus le 10 septembre prochain, quand Kroes dévoilera ses propositions. Pour que celles-ci entrent vigueur, encore faut-il qu’elles soient approuvées par l’ensemble des pays de l’Union européenne ainsi que par le Parlement européen, ce qui ne semble pas être une mince affaire.