Guillaume Pepy, Président de la SNCF, a annoncé au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC l’arrivée du Wi-Fi dans l’ensemble des trains d’ici la fin de l’année 2016. Le service serait gratuit, illimité et basé sur les réseaux 4G des opérateurs.

TGV

Guillaume Peppy a formulé une promesse plutôt alléchante : l’arrivée du Wi-Fi dans l’ensemble des trains SNCF (TER, TGV, intercités, transiliens) d’ici la fin de l’année 2016. L’homme a préféré parler de train connecté, et on peut le comprendre lorsqu’on se penche un peu plus en détail sur le dispositif. Au sein des trains, un réseau Wi-Fi sera déployé afin d’apporter des bribes d’Internet aux voyageurs. Le Wi-Fi sera gratuit et son utilisation illimitée puisque les tests des Wi-Fi payants n’ont pas été probants pour la SNCF. Afin de faire le lien entre le réseau Wi-Fi et Internet, les trains se serviront des réseaux mobiles des opérateurs présents le long des voies. Grâce à un partenariat avec Orange et SFR, ces derniers auront des facilités pour déployer leur réseau autour des voies ferrées. Dans les endroits où la réception du réseau est faible, le Wi-Fi devrait davantage capter que les téléphones cellulaires grâce à une amplification du signal.

Toutefois, Guillaume Peppy ne garantit pas une connexion et un débit stable sur les lignes traversant des zones semi-désertiques de France, comme par exemple entre Aurillac et Brive-la-Gaillarde. Bien souvent, ces zones ne font pas partie des zones de « déploiement prioritaire » ou des « Zones Blanches » imposant aux opérateurs une couverture minimale. La situation devrait toutefois s’améliorer avec l’arrivée de la bande 700 MHz puisque l’ARCEP a imposé des obligations aux futurs acquéreurs. Ainsi, les opérateurs auront l’obligation de couvrir 60 % du réseau ferré régional au niveau national en 2022 contre 80 % en 2027 et 90 % fin 2030. On peut aussi craindre un faible débit et une latence élevée dans les TGV, circulant parfois à 320 km/h.