Introduction

Sorti fin 2013 aux Etats-Unis, ce HP Chromebook 11 est accrocheur. Google aurait travaillé main dans la main avec Hewlett-Packard pour concevoir ce nouveau Chromebook, et cela se sent. Vendu aux alentours de 200 euros, il est temps de s’y intéresser.

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HP Chromebook 11

Quand j’entends « low-cost » et « mauvaise qualité », cela m’énerve. Doit-on justifier le choix de mauvais composant par la simple raison que l’assembleur avait des pressions tarifaires importantes ? Non, le « low-cost », c’est l’essentiel. Et HP et Google l’ont compris, qu’est ce qui est essentiel sur un ordinateur portable ? Le poids, le gabarit, l’autonomie, la solidité, le clavier, le touchpad, la connectique et l’écran. Comment arrive t-on à proposer un appareil qui répond à toutes ces attentes pour un prix assez bas ? Avec de l’intelligence.

  • Dimensions : 297 x 192 x 17.6mm
  • Poids: 1,04 kg
  • Ecran : 11,6 pouces IPS en définition 1366 x 768 pixels
  • Processeur : Samsung Exynos 5250 (double-coeur Cortex A15 cadencé à 1,7GHz + ARM Mali-T604 GPU) et 2 Go de RAM (DDR3)
  • Connectivité: double bande 802.11n et Bluetooth 4.0
  • Stockage : 16 Go eMMC (fourni par SanDisk)
  • Batterie : 30Wh
  • I / O : 2x USB 2.0, une webcam VGA, microUSB pour la recharge / SlimPort sortie vidéo, sortie casque / micro jack

Justement, prenons l’écran. HP a sélectionné un écran IPS de 11,6 pouces en définition 1366 x 768 pixels, vous pouvez le positionner face à n’importe quel ordinateur portable. La qualité de l’écran est impressionnante, pas seulement le nombre de pixels, mais aussi la reproduction des couleurs, les noirs profonds, l’impressionnante gamme de luminosité, et les angles de vision.

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Angles de vision

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Contraste et luminosité

Le son également, il est étonnamment bon et fort, sans avoir de grilles d’enceintes disgracieuses. Les haut-parleurs sont situés dans le clavier, comme sur les MacBook Air. Justement… le clavier, de type chiclet possède une frappe souple et solide. La connectique est complète, avec 2 ports USB 2.0, une prise casque ainsi qu’un slot microUSB pour le rechargement (afin d’utiliser le même chargeur que votre smartphone).

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Connectiques

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Clavier complet

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Clavier « chiclet »

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Webcam

Tout n’est pas « bon ». Le touchpad par exemple, est vraiment mauvais. Trop petit, et avec une réactivité douteuse : avec le défilement à deux doigts, et le « pinch-to-zoom ». Ce touchpad est vraiment problématique, il est désagréable à utiliser et détériore l’expérience utilisateur. Surligner un texte ou effectuer un click droit… de vrais défis.

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Touchpad

Le design, simple et accrocheur, malgré l’utilisation d’un plastique « bon marché ». Cela se ressent particulièrement en main, la coque a tendance à fléchir et craquer. Malgré tout, il me fait vraiment penser aux anciens MacBook blanc, avec ses coins arrondis et ce plastique brillant. Heureusement, il reste étonnamment solide grâce à un cadre en magnésium, qui limite les torsions qu’il peut subir. Son poids est de 1 kilo (pour 17,5 mm d’épaisseur), il est donc un peu plus lourd d’un iPad Retina. Enfin, le petit détail qui prouve que Google a réellement travaillé dessus : une bande de couleur éclairée par l’éclairage de l’écran à l’arrière de la machine.

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Bande lumineuse

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Le « dessous »

Il lui manque un lecteur de cartes intégré, ainsi qu’un port HDMI (SlimPort toujours possible via microUSB) et un port Ethernet. Rien d’indispensable, mais cela aurait été d’un confort non négligeable. HP et Google ont vraiment fait du « low-cost » avec l’essentiel. Par exemple, les 16 Go d’espace disque sont le strict minimum (Chrome OS est un système basé sur le cloud), même pour un appareil censé être constamment connecté.

Justement, côté autonomie : il sauve l’essentiel. Comptez 4 heures en utilisation classique (WiFi), 2,5 heures en vidéo. J’avoue ne jamais l’avoir utilisé sans sa connexion WiFi.

Côté performances, ça coince. Pour obtenir un prix si bas, HP s’est contenté d’une simple architecture ARM, la même que l’on peut trouver sur nombre de smartphones et tablettes. C’est une architecture Samsung Exynos 5250 embarquant deux cœurs ARM Cortex-A15 à 1,7 GHz épaulés par 2 Go de mémoire vive.

SunSpider 1.0 (le score bas est meilleur)

SunSpider 1.0
  • HP Chromebook 11 : 678
  • Samsung Galaxy Note 10.1 (2014) : 601
  • Google Nexus 7 (2013) : 1142

Une puce ARM à refroidissement passif, qui permet à l’ordinateur de se passer de tout ventilateur et même de toute bouche d’aération. Jusque là, ça va. Pour le mono-tâche, c’est suffisant. Dès lors que l’on multiplie les onglets et les sites lourds, cela devient très poussif. Le test qui va trop loin, c’est la lecture de vidéos 720 sur YouTube. On sent que l’architecture est trop limitée pour Chrome OS, néanmoins il se permet tout de même de réaliser de bons scores sur des benchmarks reconnus (678,1 points sur SunSpider 1.0). L’Intel Haswell Celeron ou le Bay Trail aurait été un meilleur choix…

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Google a travaillé en étroite collaboration avec HP

 

Note finale du test 7/10
Parlons-en, franchement. J’ai utilisé ce HP Chromebook 11 en tant que machine principale quelques jours. En dehors de son incapacité à exécuter Photoshop (inhérent à l’OS et aux performances), ce Chromebook 11 peut faire tourner l'essentiel des applications mais il présente des ralentissements gênants. On perd en efficacité et performances par rapport à une machine plus puissante, mais cela s’est avéré suffisant dans 90% de mes besoins. Finalement, il a trouvé sa place sur la table basse de mon salon, où il sert de machine d’appoint pour consulter rapidement du contenu en ligne. Il a également été très utile lors de réunion pour de la prise de note, très facile à sortir dans un café et bien plus pratique qu’une tablette grâce à son clavier complet. Néanmoins, il ne permet - par exemple - d'éditer à la volée les photos prises par son compact, le chargement des fichiers est bien trop lent à mon goût (et c'est frustrant).

Alors, effectivement l’écran est excellent et le design est accrocheur. Malheureusement, l’autonomie est trop limitée et les performances sont insuffisantes, même à ce prix.

C’est le type d’appareil qui me fera aimer Chrome OS… Ce Chromebook est proche de l'accomplissement de l'identité de Chrome : un moyen simple, propre, sans logiciel, d’aller sur Internet. Vos collègues, amis, famille… peuvent vous l’emprunter comme une "voiture de prêt" ; si vous voulez juste écrire et utiliser une expérience de navigation Web sans compromis, ce pourrait être la réponse, en lieu et place d’une tablette.
  • Points positifs
    • Design accrocheur !
    • L'essentiel !
    • Ecran impeccable
  • Points négatifs
    • Performances moyennes
    • Mauvais touchpad
    • Autonomie moyenne