Le Financial Times a pu s’entretenir avec 6 lycéens chinois qui dévoilent que l’entreprise Foxconn les a employé illégalement afin d’assembler ses iPhone X. Un travail de 11 heures par jour pendant 3 mois, totalement illégal en Chine.

Depuis de nombreuses années, Foxconn est régulièrement pointé du doigt pour ses méthodes de travail. L’usine est en charge de l’assemblage des iPhone et de smartphones de nombreuses autres marques, mais n’est pas réputée pour ses bonnes conditions de travail… bien au contraire.

Si le reportage Cash Investigation couvrant de nombreuses sombres affaires sur la construction de nos smartphones a choqué il y a quelques années, l’assemblage de nos téléphones navigue toujours dans des zones de gris.

6 lycéens témoignent sur Foxconn et l’assemblage des iPhone X

Le journal Financial Times a en effet pu s’entretenir avec 6 lycéens chinois ayant travaillé au sein de l’usine. Ceux-ci rapportent avoir régulièrement travaillé 11 heures par jour sur une période de 3 mois et auraient assemblés 1 200 modules caméras par jour.

Travailler 11 heures par jour est illégal pour les jeunes en Chine. Ils indiquent également que ce travail leur aurait été présenté comme obligatoire pour compléter leurs études, quand bien même il n’avait aucun rapport.

Des lycéens qui n’étaient pas forcés de travailler

Apple et Foxconn ont toutefois répondu en indiquant que ces étudiants n’avaient pas été forcés de travailler au-delà de la limite légale. Apple a déclaré : « nous avons confirmés que des étudiants travaillaient volontairement, étaient payés et profitaient d’avantages. Mais ils n’auraient pas dû pouvoir faire des heures supplémentaires« .

Foxconn a indiqué avoir travaillé avec les agences gouvernementales locales et les écoles afin d’organiser son programme de stage en entreprise, mais a admis que ces heures supplémentaires violaient sa politique interne. Celle-ci indique clairement que les étudiants ne peuvent pas travailler plus de 40 heures par semaine.

Les 6 étudiants interrogés par le Financial Times ont indiqué avoir volontairement travaillé en heures supplémentaires et avoir été payés sous le manteau pour celles-ci. Sur les 3 000 étudiants recrutés de l’école des chemins de fer de Zhengzhou, il est plus que probable que les 6 interrogés ne soient pas les seuls dans cette situation.