Avec le Sony Xperia J et son placement entrée de gamme, Sony veut montrer que sa marque reste accessible à tous et pas seulement aux technophiles endurcis. Mais « entrée de gamme » signifie souvent (à tort) « mauvaise qualité » pour le commun des mortels. Le Sony Xperia J va-t-il relever ce défi ? Sans plus attendre, voici la réponse dans ce test !

Test du Sony Xperia J ST26i

Avec le Xperia J, Sony nous gratifie également de deux autres smartphones pour la rentrée : les Sony Xperia V (milieu-haut de gamme compatible LTE) et Sony Xperia T (haut de gamme : celui de James Bond dans Skyfall d’ailleurs 😉 ). Nous allons donc nous focaliser sur l’entrée de cette nouvelle gamme avec le Sony Xperia J.

Reprenant le design lancé par le Xperia Arc et le Xperia Arc S (que l’on retrouve également sur le T et le V), le Xperia J est un terminal tournant sous Android 4.0.4 ICS avec écran de 4 pouces. La suite du test va être découpée en plusieurs parties afin de pouvoir aborder toutes les caractéristiques de ce smartphone.

1] Présentation du téléphone 5] Multimédia
2] Ecran 6] Performances et autonomie
3] Android 7] Conclusion
4] Communication et Internet

 

1] Présentation du téléphone

1.1] Unboxing

Le packaging n’est pas très poussé pour le Xperia J : une boîte carrée (différente de celle des milieux-hauts de gamme) blanche avec un compartiment dans lequel est glissé le téléphone, et dans l’autre les accessoires suivants :

  • Un adaptateur secteur
  • Un câble USB <-> Micro USB
  • Un casque câblé (non présent dans la boîte lors du test)
  • Une protection d ‘écran (non présente dans la boîte lors du test)
  • Un manuel d’utilisation assez sommaire
Test du Sony Xperia J - Unboxing

Je n’ai pas pu tester la qualité des écouteurs, ceux-ci n’étant pas présents dans la boîte lors du test. Mais je pense qu’ils doivent être d’une qualité relativement faible, comme le sont souvent ceux fournis avec les smartphones (d’autant plus que l’on parle ici d’un produit d’entrée de gamme).

En ce qui concerne le câble USB, il est beaucoup trop court :  80 cm à peine ! Lorsque je le pose sur ma table de nuit avec la prise juste derrière, le câble est tendu, quelques dizaines de centimètres de plus n’auraient pas coûté bien cher à Sony mais apporté tellement de confort supplémentaire à l’utilisation …

Test du Sony Xperia J - Unboxing

Disponible en couleur noire, blanche, dorée et rose, j’ai pu tester la version blanche que je trouve assez réussie visuellement.

1.2] Caractéristiques techniques

Modèle Sony Xperia J (ST26i)
Version Android Ice Cream Sandwich (4.0.4)
Ecran 4 pouces
Résolution 854 x 480 pixels (FWVGA)
Technologie Écran FWVGA , 16 777 216 couleurs TFT

Écran capacitif multitouch
Densité de pixels 245 ppi
Traitement contre les chocs & rayures Oui (Gorilla Glass)
Processeur (CPU) Qualcomm Snapdragon S1 MSM7227A
ARM Cortex-A5
cadencé à 1 GHz
Chipset graphique (GPU) Adreno 200
Mémoire vive (RAM) 512 Mo
Mémoire Interne 4 Go (dont 2 Go pour l'utilisateur)
(1.3 Go OS, 766 Mo Applications pré-installées)
Support microSD-HC Oui (jusqu'à 32 Go)
APN / Caméra 5 mégapixels
Zoom x4
Flash 1 LED
Autofocus
Webcam (caméra frontale) 0,3 mégapixels
Vidéo VGA @30 fps
Carte SIM Oui (miniSIM)
WiFi Oui, b/g/n
DLNA / Hostpot WiFi
Hotspot Bluetooth / Hotspot USB
Oui / Oui
Oui / Oui
Bluetooth Oui, 2.1 + EDR
Réseaux HSDPA 7,2 Mbps
NFC (Near Field Communication) Non
Boussole / GPS / Baromètre Oui / Oui / Non
Accéléromètre / Gyroscope Oui / Non
Capteur de proximité / magnétomètre / lumière Oui / Oui / Non
Sortie jack 3,5 mm Oui
Port micro-USB / HDMI Oui / Non
Formats audio supportés MP3 (.mp3), 3GPP (.3gp),
MP4 (.mp4, .m4a)
Batterie 1750 mAh
Dimensions 124.3 x 61.2 x 9.2 mm
Poids 124 grammes
DAS 0,73 W/kg
Prix public conseillé 229 €

1.3] Aspect général

Le Sony Xperia J a un design vraiment sympathique grâce à sa courbe arrière incurvée, comme l’était son prédécesseur le Xperia Arc. La prise en main est donc agréable et épouse la forme de la main. En plus, il est très léger. Doté d’un écran de 4 pouces en 16/9, l’écran a donc un aspect étroit et haut, mais tout en finesse, en adéquation avec le design général du téléphone.

Test du Sony Xperia J - Aspect général

A gauche : HTC Desire HD – A droite : Sony Xperia J

L’écran, quant à lui, est très brillant, ce qui le rend peu pratique en zone très éclairée par des néons ou par le soleil du fait des reflets. Néanmoins, son aspect brillant lui donne tout son charme et concorde avec le reste du design.

Test du Sony Xperia J - Aspect général

L’écran brillant peut parfois être gênant.

En ce qui concerne les matières et le toucher, on est loin d’avoir des matériaux agréables et de qualité : le plastique a un aspect « plastique » et ne peut pas tromper son auditoire ! Il est finement granuleux sur l’arrière et très glissant : j’ai d’ailleurs failli le lâcher à plusieurs reprises en moins d’une semaine lorsque je l’ai pris en main ! Il en est de même pour le contour aspect chromé brillant en pur plastique recouvert de plastique chromé : je ne suis pas sûr qu’il tienne longtemps à l’usage face à la transpiration des mains et aux agressions diverses (éraflures, chocs, etc …).

Test du Sony Xperia J - Aspect général

A gauche : Sony Xperia J – A droite : HTC Desire HD

Les boutons, quant à eux, sont « mous » à l’utilisation et paraissent fragiles. De plus, leur positionnement à droite du téléphone n’est pas des plus pratiques pour un droitier (les 13% de gauchers seront satisfaits, les autres moins !).

1.4] L’avant

Sur le haut du téléphone, nous retrouvons l’écouteur discrètement placé au-dessus du logo Sony. A sa gauche, on peut voir l’objectif de la caméra frontale. Encore plus à gauche de la caméra frontale, nous retrouvons la diode de notification, et deux capteurs de proximité, quasiment invisibles à l’œil nu. Gros bémol et gros défaut à mon sens : il existe bien un capteur de luminosité, mais il n’est pas possible d’activer une option permettant à la luminosité de s’ajuster automatiquement. Il faudra se contenter de trouver un réglage de luminosité qui soit polyvalent afin d’éviter de devoir le modifier toutes les 5 minutes.

Test du Sony Xperia J - L'avant

Sur la partie basse du téléphone, on retrouve les 3 boutons tactiles propres à Android : Retour, Accueil et Menu.

En dessous et à droite du bouton Menu se situe un petit trou discret qui correspond au microphone par lequel les sons entrants sont captés.

Enfin, juste en-dessous du bouton Accueil, sur la tranche basse du téléphone se trouve une deuxième diode de notification servant aux notifications en provenance des réseaux sociaux seulement. Et en plus, elle ne reste allumée qu’une seule minute, sans que cela ne soit paramétrable à un quelconque endroit. Dommage.

Il n’est malheureusement pas possible de contrôler le type de notification pris en charge par chaque diode : il aurait pu être intéressant de pouvoir spécifier quelle diode notifie quelle notification, etc …

Là, on n’a pas le choix : la diode du haut pour les notifications « normales » (sms, emails, etc …), la diode du bas pour les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc …). D’autant plus que la diode du haut est particulièrement petite et discrète : il arrive souvent que vous ne la voyiez pas du tout, au risque de rater des messages importants !

Test du Sony Xperia J - L'avant

1.5] Les côtés

Les côtés sont souvent très intéressants à étudier sur un smartphone : c’est là que l’on y trouve toute la connectique nécessaire à sa bonne utilisation ainsi que les boutons qui vont bien.

Commençons par le côté gauche : on y retrouve simplement le port micro USB permettant la recharge du smartphone et sa connexion à un ordinateur. Tout en bas, dans l’angle, se trouve un orifice dont je n’ai trouvé l’utilité nulle part. J’ai d’abord pensé à un emplacement pour accrocher une dragonne, mais il n’y a pas deux trous, mais un seul. Aération interne, micro ?

Test du Sony Xperia J - Les côtés

En ce qui concerne le côté droit, nous apercevons le bouton d’allumage du téléphone et de l’écran, ainsi que les boutons de volume. Vers le bas, la petite encoche permet d’ouvrir le capot arrière du Sony Xperia J afin de pouvoir insérer la carte miniSIM et la carte microSD. Le capot arrière ne tient que par quelques clips un peu durs à déclipser : on se fait une petite frayeur quand on voit le capot blanc se tordre ! Mais tout se passe bien, pas de panique !

Test du Sony Xperia J - Les côtés

Sur le haut du téléphone, on retrouve uniquement la prise casque 3,5 mm en position centrale… et rien d’autre.

Test du Sony Xperia J - Les côtés

Enfin, sur le bas du téléphone, nous retrouvons seulement la diode des notifications sociales dont nous ne voyons pas d’ailleurs quand elle est éteinte (ce qui est le cas 98% du temps).

Test du Sony Xperia J - Les côtés

1.6] L’arrière

L’arrière du téléphone est également visuellement réussi : le blanc du plastique donne un faux aspect nacré (hé oui, le faux se voit tout de même !) légèrement granuleux.

Test du Sony Xperia J - L'arrière

A titre de comparaison, voici une photo prise avec son vieil acolyte le HTC Desire HD (n’empêche que le « vieux », il tourne au 4.1.2, lui … 😀 ! ) :

Test du Sony Xperia J - L'arrière

Sur le haut, on retrouve le capteur de l’appareil photo, protégé par une fine couche de plastique brillante, accompagné de son flash LED unique, parfois insuffisant comme nous le verrons plus loin dans la partie dédiée à l’appareil photo. Le sigle Xperia est également présent sur le dos de la bête.

Test du Sony Xperia J - L'arrière

On peut déjà voir une trace d’usure de la coque alors que je ne l’ai que depuis une semaine et que j’en prends soin ! Je le pose juste sur mon bureau ou sur une commode en bois, et pourtant, le plastique semble déjà usé (traînée lisse sur le granuleux).

Sur la partie basse du dos, on ne trouve que la présence d’un orifice servant de haut-parleur, qui est d’ailleurs de piètre qualité malgré un volume sonore assez élevé. Nous verrons cela plus loin dans ce test.

Test du Sony Xperia J - L'arrière

1.7] L’intérieur

L’intérieur du téléphone, une fois le capot ouvert, est relativement pratique : il suffit d’enlever la batterie de 1700 mAh pour pouvoir glisser la carte miniSIM et la carte microSD dans leurs emplacements respectifs. Une fois cela fait, il suffit de reclipser le couvercle et en voiture Simone !

Test du Sony Xperia J - L'intérieur

2] L’écran

Souvent considéré comme l’élément le plus important d’un téléphone par les plus puristes d’entre nous, nous allons maintenant étudier l’écran du Sony Xperia J.

2.1] Caractéristiques constructeur

En ce qui concerne les données purement techniques de l’écran du Sony Xperia J, Sony indique que l’écran TFT d’une taille de 4 pouces en 16/9 d’une résolution de 854 x 480 pixels couvre une palette de 16 777 216 couleurs. L’écran est traité anti-rayures Gorilla Glass.

Pour les plus techniques d’entre vous, un écran à matrice active TFT (Twin Film Transistor) utilise également une matrice de points de cristaux liquides avec un rétro-éclairage (généralement appelé la dalle). Chaque points utilise trois cristaux (un par couleur) et chaque cristal est géré par un transistor. La lumière est envoyée à partir d’une dalle lumineuse à travers un filtre polariseur avant d’atteindre la matrice de cristaux. En passant à travers un second filtre polariseur  elle est inversée à 90° et passe dans un troisième filtre avant d’atteindre l’écran.

Cette technologie permet un excellent contraste de l’image (de 150 à 200 : 1) et des temps de réponses supérieurs (25 à 50 ms) mais offre des taux de luminosité plus faibles qu’un écran LCD (mais donc moins énergivore).

2.2] Dans la vraie vie

L’écran offre des couleurs assez vives et chaudes, ce qui n’est pas déplaisant : les couleurs sont vives sans être fluorescentes et les contrastes sont peu prononcés (preuve en est, la différence de couleur entre la barre de menu noire et de sous-menu grise du Google Play qui ne se distingue quasiment pas sur le Sony Xperia J).

Test du Sony Xperia J - L'écran dans la vraie vie

Gros défaut, l’absence de réglage automatique de la luminosité de l’écran vous obligera à trouver un réglage assez polyvalent qui devra convenir dans la plupart des situations. Pour ma part, j’ai placé le curseur à moitié, au maximum, je m’explose les yeux la nuit ! Au minimum, on ne voit quasiment rien la journée. Faute de grives, on mange des merles (comme dirait Mémé !).

Test du Sony Xperia J - L'écran dans la vraie vie

L’écran est tout de même généralement trop sombre malgré des couleurs vives. Les blancs ne sont pas blancs, mais plutôt gris. En plein jour et au soleil, l’écran ne s’en sort pas trop mal, mais dos au soleil, les reflets sur l’écran brillant prennent le dessus et rendent l’utilisation un peu plus délicate.

Test du Sony Xperia J - L'écran dans la vraie vie

Test du Sony Xperia J - L'écran dans la vraie vie

Par contre, gros point fort : l’écran est très réactif et précis, ce qui offre un agréable confort d’utilisation. La sensation de glisse sur l’écran est agréable, il ne colle pas au doigt comme pour certains smartphones.

2.3] Les pixels

D’une densité de pixels de 245 ppi pour une définition FWVGA de 854 x 480 pixels et une taille de 4 pouces, l’écran offre une bonne résolution et une bonne finesse d’affichage. Les pixels sont très difficilement discernables, ce qui rend les interfaces et les graphismes lisses et propres.

Test du Sony Xperia J - Les pixels

3] Android

Jelly Bean étant sorti depuis quelques temps déjà, on aurait pu croire que le Sony Xperia J embarquerait cette dernière version du système d’exploitation de Google. Mais il n’en est rien : le Xperia J tourne sous Android 4.0.4 Ice Cream Sandwich (ICS pour les intimes 😉 ) et ce n’est pas plus mal en fait. Vue la configuration matérielle du Xperia J (512 Mo de RAM seulement, je le rappelle), il aurait été un peu cavalier de la part de Sony de proposer un smartphone d’entrée de gamme avec un OS dernier cri au risque d’obtenir des performances catastrophiques.

Pas de surcouche constructeur particulière pour le Sony Xperia J, Android ICS de base occupe la place et compte bien la garder.

3.1] Le bureau

Le bureau est composé de 5 écrans de dimension 4 x 4 en terme de grille de placement, ainsi que d’une seule ligne de dock permettant le positionnement de 4 raccourcis ou dossiers de son choix. Les widgets sont redimensionnables (s’ils le permettent) et ne possèdent pas le placement intelligent apporté par Android 4.1. On reste donc sur un launcher basique que l’on viendra vite remplacer par un autre launcher alternatif du Play Store offrant plus de fonctionnalités et d’interactivité.

Test du Sony Xperia J - Android - Le bureau

3.3] Le lanceur d’applications

Le lanceur d’applications est relativement sobre. Il affiche une liste des applications à défilement horizontal par page. Sans fioritures ni poudre aux yeux. Il permet le tri des applications par nom, par utilisation, etc …

Fonctionnalité pratique : le basculement en mode édition d’un clic qui permet de désinstaller les applications utilisateurs très rapidement en appuyant sur la petite croix rouge sans avoir à passer par le gestionnaire d’applications d’Android, toujours lent à charger et parfois un peu fouillis.

Test du Sony Xperia J - Android - Lanceur d'applications

3.2] Ecran de déverrouillage

L’écran de déverrouillage propose plusieurs modes de déverrouillage :

  • Faire glisser
  • Reconnaissance faciale
  • Schéma
  • Code PIN
  • Mot de passe

Le mode « Faire glisser » n’offre qu’un seul raccourci imposé et non modifiable vers l’appareil photo. On aurait apprécié pouvoir en avoir plus et pouvoir les configurer.

Test du Sony Xperia J - Android - Ecran de déverrouillage

3.4] Le clavier

Le clavier du Sony Xperia J est pratique et relativement agréable à l’utilisation. Il prend en charge la suggestion orthographique de manière assez correcte en général et, gros point fort, il gère la saisie gestuelle en mode Swype (saisie par glisse du doigt sur les lettres sans lever le doigt de l’écran).

Test du Sony Xperia J - Android - Le clavier

Il y a également une section « smileys » qui permet d’insérer des horreurs visuelles des émoticônes dans vos messages, l’image étant retranscrite en caractères (le smiley souriant sera affiché : ) et non une image bien entendu).

3.5] Les thèmes

Le Sony Xperia J fournit également la possibilité de modifier le thème couleur général du système. Cela ne va pas chercher très loin mais permet ainsi de choisir entre plusieurs couleurs globales qui seront déclinées dans les menus, interfaces et autres composants logiciels.Test du Sony Xperia J - Android - Les thèmes

3.6] Connexion intelligente

L’application connexion intelligente permet de définir des actions à effectuer lorsque des actions spécifiques sont réalisées. Par exemple, il est possible de spécifier ce qui doit être fait lorsque vous brancher des écouteurs sur le téléphone : il est alors possible de lancer l’application Walkman, de lancer la lecture des morceaux, de passer en mode vibreur et de baisser le volume en même temps par exemple.

Très pratique, on peut également définir des actions en fonction de périodes de temps spécifiques, comme par exemple pour un mode nuit qui désactiverait la sonnerie et les notifications de 23h à 7h du matin par exemple.

Test du Sony Xperia J - Android - Connexion intelligente

3.7] Update Center

L’update Center (ou Centre de Mise à jour) permet d’informer l’utilisateur sur les éventuelles mises à jour logicielles, applicatives et systèmes disponibles à l’utilisateur (si elles arrivent…). Cela permet ainsi de toujours avoir ses applications et son OS à jour. Pas vraiment indispensable comme application, mais elle a le mérite d’être présente.

Test Sony Xperia J - Android - Update Center

4] Communication et Internet

La partie communication est la base d’un smartphone : un smartphone n’est « qu’un » téléphone connecté à internet ! Comment s’en sort le Sony Xperia J dans ce domaine ?

4.1] Qualité de réception (GSM + Wifi)

Côté qualité de réception téléphonique, le Sony Xperia J ne s’en sort pas trop mal mais n’est pas non plus le meilleur : après plusieurs jours de test en situation réelle, il m’arrive souvent de perdre l’appel que je suis en train d’effectuer depuis plusieurs minutes, juste parce que le téléphone a décroché (je suis level 12 en jeux de mots 😀 ) du réseau alors que cela ne m’était jamais arrivé à cet endroit avec le Desire HD par exemple (attention, je ne dis pas que le Desire HD est le smartphone absolu, mais je n’ai que celui-là sous la main pour comparer).

A positions géographiques égales, j’ai toujours moins de réseau avec le Xperia J que le Desire HD, ce qui se traduit par une qualité de conversation dégradée (mots coupés, crachotements …). Sous bonne couverture réseau, pas de soucis, tout fonctionne bien, même si le son n’est pas jouissif. Dans les zones un peu limites, il a tendance à perdre facilement le réseau.

En ce qui concerne le WiFi en revanche c’est plutôt pas mal : sa portée est légèrement en deçà de celle du Desire HD mais reste relativement honnête. Pour exemple, ma chambre se situe à une dizaine de mètres de ma Freebox et le Xperia J perd le réseau WiFi dans ma chambre, ce que ne fait pas le Desire HD (même si la connexion reste tout de même faible). En intérieur, cela devrait être suffisant mais peut devenir gênant dans les zones de hotspots gratuits où la distance à la borne d’accès peut être un facteur déterminant de la connectivité et de la qualité de la connexion.

4.2] Le DAS

Pour rappel, le DAS (pour Débit d’Absorption Spécifique) est un indice qui renseigne sur la quantité d’énergie véhiculée par les radiofréquences émises vers l’usager par un appareil radioélectrique (téléphone portable, par exemple), lorsque cet appareil fonctionne à pleine puissance, dans les pires conditions d’utilisation (merci Wikipedia).

Ayant un DAS de 0,73 W/kg, le Sony Xperia J s’en sort bien, même s’il reste dans le bas de la liste des smartphones actuels. Pour rappel, dans l’Union européenne, la limite de DAS est de 2 W/kg, moyennée sur 10 grammes de tissu (et de 1,6 W/kg aux USA sur 1 gramme de tissu). A titre de comparaison, voici un tableau comparatif des différentes valeurs de DAS pour les smartphones actuels :

Test Sony Xperia J - DAS

4.3] Navigateur Internet

Il y a deux navigateurs internet pré-installés sur le Sony Xperia J : Google Chrome Mobile et le navigateur Android.

Pour être clair et rapide sur le sujet, Google Chrome est quasiment inutilisable sur le Xperia J : lent, rame à mort, défilements ultra-saccadés … on sent la bonne volonté de Sony de l’avoir pré-installé, mais l’expérience utilisateur est très dégradée. On se rabattra donc sur le navigateur Android installé également qui lui fonctionne de manière optimale.

Gestion des onglets et navigation privée sont bien sûr de la partie, ainsi que l’enregistrement hors connexion, la version ordinateur d’une page web ou la gestion des favoris.

Test du Sony Xperia J - Navigateur

5] Multimédia

Le multimédia est souvent la partie qui nous intéresse le plus en tant qu’utilisateur de smartphone ! Prendre des photos, écouter de la musique, regarder des films sont autant de possibilités. Mais comment le Sony Xperia J s’en sort-il en ce domaine ?

5.1] Appareil photo

L’appareil photo du Xperia J est relativement simple et sommaire à appréhender. On y retrouve simplement les raccourcis suivants :

  • Réglage du flash (auto, appoint, yeux rouges, inactif)
  • Réglage de l’exposition sur une échelle de -2 à +2
  • Un mode Scènes (automatique, paysage, scène de nuit, mer et neige, sports, document)
  • Objectif normal / frontal / mode panorama
  • Un switch pour passer du mode photo au mode caméra

En appuyant sur le bouton Menu, diverses options complémentaires apparaissent telles que la possibilité d’activer un retardateur, de changer le mode de focus, la résolution, la géolocalisation (qui n’a jamais fonctionné pour les photos d’ailleurs malgré la présence du pictogramme en forme de satellite à l’écran …).

En ce qui concerne la qualité des photos, je ne vais pas m’étendre sur le sujet : les 5 MP annoncés donnent des photos qualitativement bien en deçà de photos de 5 MP que j’ai pu prendre avec d’anciens téléphones.

Je vous laisse juger par vous-mêmes :

Test du Sony Xperia J - Appareil Photo

Test du Sony Xperia J - Appareil Photo

Le flash simple LED est largement insuffisant : il ne sert quasiment à rien et est beaucoup trop faible en intensité lumineuse. De plus, les photos sont constamment trop sombres, quelle que soit la luminosité ambiante.

Test du Sony Xperia J - Appareil Photo

Crêpe Gargantua sans flash

Test du Sony Xperia J - Appareil Photo

Crêpe Gargantua avec flash … ou pas

Le zoom X4, qui est réglable à l’aide des boutons de volume, ne sert à rien tant la qualité se dégrade au fil du zoom.

Test du Sony Xperia J - Appareil Photo

Sans zoom

Test du Sony Xperia J - Appareil Photo

Avec zoom X2

Test du Sony Xperia J - Appareil Photo

Avec zoom X4 (burp :s )

Parfois, même l’autofocus fait des siennes et rend l’appareil photo inutilisable !

Test du Sony Xperia J - Appareil Photo

Pas moyen de prendre ce petit cochon en photo !

L’appareil photo est vraiment très décevant, et on l’oubliera vite, même pour faire des photos « kikoolol » de réseaux sociaux. Vraiment inutile, vraiment.

5.2] Caméra numérique

Concernant la caméra numérique, même constat : la qualité n’est pas au rendez-vous. La meilleure définition proposée est le QVGA, qui donne une vidéo .mp4 d’une taille de 640 x 480 pixels. Le rendu est bruité et pixelisé, digne des téléphones d’il y a 5 ans. A oublier également.

Lien YouTube S’abonner à FrAndroid

5.3] Lecteur vidéo

Le lecteur vidéo est relativement simple également : pas de fioritures particulières sur le player, seulement une timeline et l’affiche du film en cours de lecture.

Gros point fort néanmoins : les vidéos qui sont stockées sur le téléphone, si elles sont bien nommées, sont automatiquement mises à jour avec les informations disponibles via le service Gracenote. Ainsi, sont automatiquement récupérées l’affiche du film, la distribution, un résumé, le genre, la durée et tout un tas d’informations utiles sur le film. Et si la recherche automatique ne marche pas, la recherche manuelle est super efficace !

Vraiment pas mal et convaincant, la bibliothèque multimédia n’affiche plus une série de captures d’écran laides mais des affiches de films. Classe !

Test du Sony Xperia J - Lecteur vidéo

Edouard aux mains d’argent en plein travail !

Test du Sony Xperia J - Lecteur vidéo

Les informations pratiques du film

Normalement annoncé incompatible avec les Divx, mais seulement avec les formats .mp4 et .3gp, j’ai pourtant réussi à lire cette vidéo d’Edouard aux mains d’argent au format .avi sans soucis. Bon, tant mieux !

5.4] Walkman

Walkman, c’est le nom de l’application Musique sur le Sony Xperia J (comme tous les Xperia 2012 d’ailleurs). Sony est d’ailleurs réputé pour la qualité de ses applications de lecture musicale sur mobile et cela depuis des années.

Et la réputation de Sony à ce sujet est toujours d’actualité : nous avons ici un lecteur musical de qualité qui fonctionne sur le même principe que le lecteur vidéo, à savoir qu’il récupère des informations sur les albums, artistes et chansons présentes dans votre bibliothèque musicale via le service Gracenote. Vraiment pratique.

Test du Sony Xperia J - Walkman

Music Unlimited est l’application permettant d’acheter de la musique chez Sony (forcément). Il est aussi possible de voir ce que vos amis écoutent grâce à vos connexions Facebook, Twitter, Youtube, etc … Un égaliseur est également présent et fonctionne vraiment bien. Couplé à la technologie xLOUD qui amplifie (soit-disant) le son du haut-parleur (surtout les basses d’ailleurs), vous allez pouvoir casser les oreilles de vos voisins de transport en commun.

Test du Sony Xperia J - Walkman

5.5] Radio FM

Oui, le Sony Xperia J possède une radio FM et ça, c’est plutôt cool je trouve. Economie de data 3G (Deezer/Spotify, je pense à vous, même s’il y a un mode hors ligne je sais 😉 ), ça capte plutôt pas mal un peu partout (pas besoin d’avoir de la 3G pour écouter la musique) ainsi qu’une faible consommation d’énergie, vraiment bien. L’application est très simple et permet la recherche automatique de stations de radio, mais la sélection reste malgré tout manuelle.

Comme d’habitude, il faudra bien entendu brancher un casque filaire (qui sert d’antenne) pour écouter la radio.

Test du Sony Xperia J - Radio FM

6] Performances et autonomie

6.1] Benchmarks

Sony Xperia J Motorola RAZR i Samsung Galaxy SII Samsung Galaxy Note II Samsung Galaxy S III
AnTuTu 3486 8478 5604 13213 12113
Quadrant 1669 3758 3716 5871 5407
SmartBench 2012 Productivité : 1033 Jeux : 1659 Productivité : 1497
Jeux : 3059
Productivité : 2421
Jeux : 1468
Productivité : 4999
Jeux : 1624
Productivité : 4117
Jeux : 1604
BenchmarkPi 815 487 471 307 390
LinPack Single-Thread : 38.83 MFLOPS
Multi-Thread :  36.46 MFLOPS
Single-Thread : 109.158 MFLOPS
Multi-Thread :  105.549 MFLOPS
Single-Thread : 56.264 MFLOPS
Multi-Thread : 87.302 MFLOPS
Single-Thread : 65.649 MFLOPS
Multi-Thread : 195.669 MFLOPS
Single-Thread : 55.814 MFLOPS
Multi-Thread : 139.856 MFLOPS
Nenamark 1 44.1 fps 56.1 fps 59.9 fps 58.2 fps 59.8 fps
Nenamark 2 19.4 fps 40 fps 46.8 fps 57.9 fps 58.7 fps
An3DBench 6972 7908 7533 7838
An3DBench XL 22602 40865 40438 37128

Les benchmarks confirment bien le fait que le Sony Xperia J joue bien dans la catégorie d’entrée de gamme. Chiffre surprenant : le résultat en Jeux du benchmark sur Smartbench 2012 montre un 1659.

6.2] Autonomie

Doté d’une batterie de 1700 mAh, le Sony Xperia J a une très grosse autonomie ! Théoriquement, cela donne :

  • Conversation : (jusqu’à) 7 heures et 18 minutes
  • Veille : (jusqu’à) 618 heures

Voici ce que cela donne en vrai :

Test du Sony Xperia J - Performances et autonomie

C’est tout de même pas si mal ! La capture d’écran a été prise lundi, et je n’ai pas rechargé la bête depuis pratiquement deux jours; il reste tout de même encore 42% de batterie. Et je l’ai utilisé comme mon HTC Desire HD : du jeu (Dead Trigger et Heroes Call, même si ça rame un peu quand même 😛 ), de l’internet, des emails (beaucoup d’ailleurs, hein la team Frandroid 😉 !), de la musique, de la radio … bref, tout ce qui rythme la vie d’un smartphone actuel.

6.3] Economie d’énergie

L’application Economie d’énergie permet de définir des conditions d’activation du mode Economie d’énergie du smartphone. Par exemple, il est possible de spécifier une plage horaire pendant laquelle vous définissez des fonctions à désactiver comme par exemple le WiFi, le GPS, le mode de sonnerie, etc … Ça, c’est le mode n°3 (celui du bas).

Deux autres modes sont présents :

  • Economie d’énergie (celui du haut) : coupe instantanément le trafic des données et la synchronisation automatique des applications. Idéal dans les situations où le niveau de la batterie devient critique.
  • Economie batterie faible (celui du milieu) : Se déclenche automatiquement lorsque la batterie descend en-dessous d’un seuil prédéfini par l’utilisateur.

Par contre, il n’est malheureusement pas possible d’activer le mode n°2 et le mode n°3 en même temps, ce qui aurait pu être pratique. Vous auriez alors pu couper les fonctions inutiles la nuit et tout de même couper les connexions de données en cas de batterie faible. Tant pis.

Test du Sony Xperia J - Economie d'énergie

7] Conclusion du test du Sony Xperia J

Notre verdict :

Design :

Le design très proche du Sony Xperia Arc est visuellement très agréable. Sa courbure dorsale le rend esthétique et facilite la prise en main et l’ergonomie. La face brillante et le contour chromé sont du plus bel effet. Seul bémol : la qualité des matériaux utilisés rend le toucher peu agréable et le plastique peu résistant à l’usure.

Ecran :

L’écran, malgré de belles couleurs assez vives sans être non plus fluorescentes, manque cruellement de contraste, notamment avec les couleurs sombres (noir, gris) et le blanc (qui apparaît constamment gris ou beige). D’une technologie relativement ancienne (TFT), il est lumineux et pas trop énergivore. Son traitement Gorilla Glass le rend un peu plus résistant aux agressions de tous les jours (rayures, éraflures, etc …). Néanmoins, l’absence d’un réglage automatique de la luminosité est son gros point faible.

Caméra :

Gros point noir du Sony Xperia J : les photos sont constamment trop sombres et de qualité plus que médiocre pour du 5 MP. Le zoom ne sert à rien, sauf si on veut un effet flouté. Côté caméra, c’est pareil : les vidéos sont pixelisées et saccadent. A éviter.

Performances :

Côté performances, le Sony Xperia J ne s’en sort pas trop mal. Pour une utilisation standard (emails, téléphone, internet, petits jeux), cela convient parfaitement. Pour une utilisation plus poussée (Jeux 3D, widgets à gogo, etc …), le matériel montre très vite ses limites. Espérons qu’il ne soit pas mis à jour en 4.1.2 sous Jelly Bean (un comble !) …

Logiciel :

ICS tourne assez bien sur le Xperia J et on apprécie qu’il n’y ait pas de surcouche Sony sur les fonctions de base du téléphone. On profite ainsi du meilleur d’Android sans les défauts des constructeurs. Les quelques applications pré-installées ne serviront pas souvent (voire jamais), comme sur la plupart des smartphones d’ailleurs.

Autonomie :

L’autonomie est au rendez-vous ! Plus de deux jours en utilisation normale et nomade (internet, emails, jeux), c’est vraiment pas mal pour un smartphone. La recharge est par contre un peu longue, la faute à un chargeur secteur un peu faiblard. La charge USB est presque plus rapide. Mais cela n’enlève rien à l’autonomie !

J’ai été particulièrement déçu des matériaux utilisés qui laissent présager le pire quant à la durabilité du téléphone. Mais pour un prix avoisinant les 230€, cela reste tout de même un smartphone très abordable. Il sera très apprécié pour une utilisation basique ou multimédia, les fans des réseaux sociaux pourront se régaler, mais l’appareil photo plutôt mauvais (n’ayons pas peur des mots) repoussera les photographes en herbe.

Note globale :

Le fait qu’il tourne sous Ice Cream Sandwich alors que Jelly Bean est sorti depuis quelques temps est plutôt un bien pour ce smartphone. Espérons que Sony n’ait pas la mauvaise idée de pousser la mise à jour de l’OS !

A conseiller aux nouveaux arrivés dans le monde d’Android et des smartphones, ou aux adolescents qui adorent écouter de la musique et mettre des photos moches sur les réseaux sociaux 😉

(Avant de vous décider, n’hésitez pas à le comparer avec l’Acer Gallant Duo, le Wiko Cink Slim , ou l’Acer Glow par exemple)