En utilisant sa position de leader des moteurs de recherche, Google se positionne en tant que chevalier blanc et souhaite améliorer l’expérience des utilisateurs. Pour cela, le géant californien compte pénaliser les mauvaises pratiques.

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Tous les utilisateurs de smartphone ont déjà essayé de se rendre sur une page Internet qui s’est retrouvée, une fois complètement chargée, cachée par une énorme publicité. Au moment de cliquer sur la croix permettant de fermer cette dernière, une erreur de clic entraine parfois l’ouverture de la publicité, et parfois d’une application tierce (comme le Google Play Store), transformant la navigation en véritable parcours du combattant. Grâce à Google, cela pourrait devenir qu’un mauvais souvenir.

À partir du 10 janvier 2017, les pages dont le contenu « n’est pas facilement accessible à l’utilisateur lors de la transition depuis le moteur de recherche » ne seront plus référencées aussi bien qu’elles le sont actuellement. Cela comprend toutes les pages affichant une pop-up ou une publicité interstitielle par-dessus le texte principal.

Certains usages restent acceptés

Dans certains cas toutefois, il est possible qu’un site ne soit pas affecté par cette décision. Cela concerne l’usage des interstitiels pour les obligations légales (comme l’autorisation des cookies par exemple, ou une vérification de l’âge de l’utilisateur), les pages dont le contenu n’est pas indexé publiquement (sites utilisant un système de paywall ou d’inscription obligatoire), ou encore les bannières utilisant « un montant raisonnable de l’écran et pouvant facilement être fermées ».

Vers un web plus sain

Ce n’est pas la première action du genre orchestrée par Google. Voilà deux ans de cela, le moteur de recherche a mis en place un label « mobile-friendly » afin de faciliter l’accès au contenu pouvant facilement être lu sans zoom et « espacé de façon appropriée ». Dans son communiqué, Google assure que depuis la mise en place de ce label, les pages ont évolué, de fait que 85 % des pages affichées dans les résultats de la recherche mobile correspondent à ces critères de qualité.

Si la démarche est louable sachant qu’il s’agit là d’une politique visant à simplifier les usages mobiles, il est presque effrayant de voir qu’à elle seule, l’entreprise de Mountain View peut influer sur un aussi grand nombre de pages en appliquant un droit de vie ou de mort (le référencement sur Google étant très important pour la majorité des sites). Un précepte qui pourrait donc énerver les défenseurs de la neutralité du net…