En vente depuis un peu plus d’un mois, la division Here Maps de Nokia éveille l’intérêt de nombreux acquéreurs potentiels situés aux quatre coins du monde. Parmi eux, il faudrait même compter sur Microsoft.

Here Maps

Depuis l’annonce du fusion de l’équipementier réseau Alcatel-Lucent avec Nokia, il est de notoriété publique que le Finlandais cherche à renflouer sa trésorerie et que, pour ce faire, la cession de sa division Here Maps constitue une excellente option. Un mois après l’annonce de sa mise en vente, l’application de cartographie et de navigation GPS multiplateformes, très pratique notamment pour les usages hors-ligne qu’elle offre, les acquéreurs potentiels semblent se bousculer au portillon.

D’après Bloomberg, qui suit de très près ce dossier depuis les premières rumeurs diffusées début avril, les grandes entreprises et startups en vogue se pressent pour obtenir des parts dans cette division Nokia laissée de côté par Microsoft lors du rachat de sa section consacrée aux mobiles. De grands noms se murmurent depuis de longues semaines, tels Uber ou le groupe Audi, et ils se précisent désormais. Selon les sources de nos confrères, le service de chauffeurs privé Uber se serait allié au Chinois Baidu « pour éviter un examen réglementaire ». Le groupe automobile allemand détenant Audi et BMW serait également toujours sur les rangs, tandis que d’autres acteurs se seraient joints à ces acquéreurs potentiels pour le moins nombreux. On parle désormais d’une alliance de Tencent, NacInfo et d’une firme suédoise, de trois groupes d’investissements américains (Hellman & Friedman, Silver Lake Management et Thoma Bravo) tandis qu’une dernière entreprise serait également sur les rangs. Et surprise, il s’agirait de Microsoft, qui regrette visiblement de ne pas avoir mis la main sur Here Maps en 2014, et qui souhaiterait devenir actionnaire minoritaire de l’entreprise, une fois séparée du giron de Nokia.

L’affaire n’est pas anodine, puisque l’on parle d’une valorisation située entre deux et quatre milliards de dollars. La prochaine session de négociations serait quant à elle prévue d’ici deux semaines, et devrait permettre de faire émerger les candidats susceptibles de rester en lice jusqu’à la phase finale de la vente.