Loin derrière l’hégémonie de Qualcomm et, dans une moindre mesure, de MediaTek, Nvidia n’est pas prêt à laisser de côté le monde des smartphones. Et pas n’importe lesquels : les appareils haut de gamme, comme l’a indiqué son CEO, Jen-Hsun Huang.

Nvidia

A l’occasion de l’annonce des derniers résultats trimestriels de la firme, Nvidia a laissé entrevoir ses ambitions pour l’année qui commence. Alors qu’elle souffre d’un quatrième trimestre fiscal 2013 dont les bénéfices nets en baisse de 16 % à 147 millions de dollars, malgré des revenus en légère hausse, grâce à de bons résultats dans le domaine des puces graphiques.

Quoi qu’il en soit, Nvidia n’est pas ce que l’on peut qualifier de fondeur omniprésent dans le domaine des smartphones. « Notre but, ce ne sont pas les téléphones mainstream« , a ainsi expliqué le CEO de Nvidia. C’était déjà plus ou moins le cas de son Tegra 3, présent notamment dans le HTC One X, mais aussi dans quelques autres appareil (chez Lenovo, par exemple), tandis que son Tegra 4 avait déserté le monde de la téléphonie. On l’a simplement retrouvé dans la console Nvidia Shield, pas réellement destinée à un succès commercial, et dans une courte sélection de tablettes tactiles, telles la Kobo Arc 10 HD ou l’Asus Transformer Pad TF701T . La question qui subsiste : qu’en sera-t-il du Tegra K1, le dernier SoC annoncé par Nvidia au CES 2014 voici un mois ?

Le Tegra K1

Le Tegra K1

Nvidia n’est pas spécialisé dans les puces à petit prix ; son expertise se situe plutôt dans le haut de gamme, et dans des performances graphiques pointues dont il aime faire la démonstration. Il s’agira donc, pour reconquérir le cœur et le porte-monnaie des mobinautes, de proposer des « superphones » capables de mettre à profit ces performances tout en assurant à  la marque des marges substantielles, probablement en partenariat avec quelques constructeurs de smartphones dont le nom reste encore à définir. Les projets du fondeur ne se limitent pas au monde de la mobilité : il devrait également poursuivre son entreprise du côté du jeu (avec, pourquoi pas, un deuxième opus de Nvidia Shield), mais aussi dans l’habitacle des voitures, avec des systèmes de divertissement automobile embarqués.