Les agences de renseignement américaines ont manifesté leur inquiétude vis-à-vis des Chinois Huawei et ZTE, craignant des risques d’espionnage venant de l’Empire du Milieu. Ces déclarations interviennent dans un climat politique qui sent bon la paranoïa.

En décembre dernier, on apprenait que Huawei était en négociation avec des opérateurs américains. Le but était de permettre à la marque chinoise de réussir enfin à pénétrer significativement dans les terres de l’Oncle Sam. Mais patatras ! Lors du CES 2018, le patron de Huawei, Richard Yu a conclu sa conférence en annonçant, avec regret, que les discussions avec AT&T avaient capoté.

L’opérateur américain s’est retiré à la dernière minute pour des raisons que l’on ne connait toujours pas vraiment aujourd’hui. Mais on sait que les autorités américaines craignent une menace technologique venant de Chine. Cette peur de l’Empire du Milieu ne semble pas prête de s’atténuer avec les récentes déclarations des services secrets américains.

En effet, comme le relate CNBC, six responsables d’agences de renseignements américains — dont le FBI, la CIA et le NSA — ont pris la parole lors de la Commission sénatoriale sur le renseignement. Tous ont exprimé leur méfiance à l’égard des constructeurs chinois Huawei et ZTE.

Par exemple, le directeur du FBI, Chris Wray, indique que le gouvernement est « profondément préoccupé par les risques de laisser une entreprise ou entité redevable à des gouvernements étrangers et ne partageant pas nos valeurs acquérir des positions de pouvoir au sein de nos réseaux de télécommunications ». D’après lui, cela pourrait engendrer la transformation ou le vol de données sensibles et de mener « des opérations d’espionnage indétectables ».

Paranoïa ?

Ces déclarations interviennent dans un contexte politique ou les relations diplomatiques entre les États-Unis et la Chine ne sont pas au beau fixe. Les craintes d’espionnage semblent s’intensifier de jour en jour et un climat de paranoïa s’installe progressivement.

Huawei n’a pas manqué de réagir à ces déclarations en indiquant que l’entreprise « ne posait pas de plus grand risque que n’importe quel acteur télécom ».

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