Introduction

Un an après la première bataille des smartphones courbés, opposant essentiellement LG et Samsung sur un marché de niche encore naissant, c’est aujourd’hui un G Flex 2 que livre un LG suffisamment lucide pour avoir revu sa première copie. Un smartphone toujours incurvé, certes, mais en mieux, c’est ce que nous promet aujourd’hui la marque qui compte bien faire d’un smartphone-concept un appareil grand public. Pari réussi ?

Mise à jour du 22 avril 2015 : Après un premier examen du LG G Flex 2 de pré-série, voici son test final, réalisé sur un produit commercial.

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Fiche technique

VersionAndroid 5.0.1 Lollipop
Taille d'écran5,5 pouces
Technologie d'écranP-OLED
Définition1080 x 1920 pixels
Résolution400 PPI
Traitement anti-rayuresDura-Guard Glass (Corning Gorilla Glass 3)
SoCQualcomm Snapdragon 810 (64 bits)
Nombre de coeurs4 Cortex-A53 + 4 Cortex-A57
Fréquence CPU1824 MHz et 1555 MHz
Puce graphique (GPU)Adreno 430
Mémoire vive (RAM)2 Go
Mémoire interne (ROM)16 Go (environ 7 Go disponible)
Micro-SDOui, jusqu'à 128 Go
Appareil photo (dorsal)13 mégapixels (OIS)
Appareil photo (frontal)2,1 mégapixels
Enregistrement vidéo4K @ 30 FPS
Wi-FiWi-Fi 802.11 a/b/g/n/ac
GéolocalisationA-GPS, GLONASS
Bluetooth4.1 LE
RéseauxLTE catégorie 6 (300 / 50 Mbps)
SIMMicro-SIM
NFCOui
CapteursAccéléromètre, proximité, boussole
Ports
(entrées/sorties)
microUSB 2.0 (pas de MHL), Jack 3,5 mm
Résistance à l'eau
Résistance à la poussière
Non
Non
Batterie3000 mAh
Dimensions149,1 x 75,3 x 7,1 - 9,4 mm
Poids152 grammes
CouleursTitane
Prix conseillé599 euros

 

Design

Retournons-nous vers le tout début 2014 et rappelons-nous le G Flex premier du nom. L’appareil, très onéreux avec son prix de 799 euros, se montrait nettement moins perfectionné que ne le laissait entendre son prix. Son format 6 pouces semblait aussi excessif que sa définition, limitée à 1280 x 720 pixels. Son écran P-OLED subissait quant à lui un effet de rémanence désagréable au quotidien, bien que sa courbure soit agréable en main. Un peu flexible mais pas vraiment adapté à des usages quotidiens, le G Flex n’était alors qu’un appareil destiné à quelques riches technophiles ou à des amateurs de différenciation (peu) éclairés.

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Le G Flex 2 revoit presque entièrement les caractéristiques de son prédécesseur. Tandis que la tendance actuelle est à l’accroissement des formats de téléphones, l’appareil a la bonne idée de passer à du 5,5 pouces, toujours avec un écran P-OLED mais cette fois en 1080p. Autant dire que la résolution est meilleure, que l’impression en main l’est également puisque l’on peut presque naviguer à une main dans le téléphone. Ceux qui ont testé des terminaux du type G3 ne seront pas dépaysés.

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Au premier abord, on remarque des bordures d’écran fines, point toutefois sur lequel le G Flex ne déméritait pas. Il est surmonté d’une barre relativement fine accueillant capteurs et haut-parleur, tandis qu’en-dessous, une bande uniquement habillée du logo LG accroît la longueur du smartphone.

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Difficile d’évoquer l’épaisseur du G Flex 2, située entre 7,1 et 9,4 mm. Le terminal est en effet courbé au niveau de son écran mais compte également des courbures propres à la coque, légèrement bombée, ce qui est censé en faciliter la prise en main. C’est effectivement le cas, d’autant plus si on le compare à un G Flex franchement délicat à tenir en main.

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Comme le reste de la gamme G, le G Flex 2 dispose de boutons power et volume haut/bas situés sur sa coque arrière. Le trio ressemble à celui du G3, si ce n’est que son format est un peu plus carré et que l’objectif photo ne lui est plus tout à fait accolé. À l’usage en tout cas, ces touches tombent (enfin) parfaitement sous le doigt. On remercie le choix d’un format plus petit. Notez, pour le reste des connectiques, que l’arête supérieure du téléphone se contente d’abriter un port infrarouge tandis que la prise jack et le port micro-USB se trouvent sur sa tranche inférieure.

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Parler du G Flex 2 sans évoquer sa flexibilité serait une hérésie. Venons-en au fait : si vous le posez écran contre une surface plane, il est possible de « l’aplatir » sur quelques petits millimètres. En ce sens, on ne craint pas de s’asseoir alors qu’il se trouve dans sa poche. Quant à son revêtement supposé absorber les micro-rayures, il reste, du moins dans sa couleur grise que nous avons reçue en test, toujours sujet aux traces de doigts et même aux chocs. Son matériau auto-régénérant, mis à l’épreuve par nos soins, ne paraît pas beaucoup plus résistant aux assauts d’objets tranchants, mais nous nous sommes abstenus de l’assaillir de coups de clés, lesquels avaient été fatals au premier G Flex.

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Dans l’ensemble, que penser du design du G Flex 2 ? Contrairement au G Flex, il est réellement utilisable, et même appréciable. Il tient bien en main grâce à son format bombé, rentre à peu près dans une poche et accuse un poids acceptable (152 grammes). Bref, pour qui apprécie la griffe LG, c’est du tout bon.

 

Un écran P-Oled incurvé mais pas incurvable

Avec son G Flex 2, LG a repris la recette du G Flex premier du nom : un écran P-OLED incurvé pour tenir dans la coque elle aussi incurvée. Le P-OLED permet justement à l’écran d’être incurvé et incurvable comme on avait pu le voir sur le G Flex dans sa version première. Mais ici, le téléphone ne semble plus incurvable puisqu’il est beaucoup plus solide. Le G Flex était tellement incurvable qu’on pouvait l’aplatir sans l’abimer. Ici, c’est un peu moins possible et on pourrait avoir peur de le casser. Finalement, ce n’est qu’un détail puisqu’on se demande qui s’amuse à aplatir son smartphone. Mais il est possible que le terminal soit légèrement moins solide puisque moins flexible.

La définition a eu le droit à une montée en gamme en passant de la HD (1280 x 720 pixels) à du Full HD (1920 x 1080 pixels). La résolution (400 PPI) est donc très correcte et ne consomme pas trop comparée à du QHD, que ce soit au niveau électrique que d’un point de vue du processeur ou de la puce graphique.

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Au niveau des couleurs, LG n’a pas visé très juste. Malgré l’utilisation d’une dalle OLED, les blancs ne tirent pas vers le jaune mais vers le bleu. Il est toutefois possible que d’autres modèles de G Flex 2 tirent vers le jaune puisque les constructeurs changent souvent de fournisseurs de dalle avec pour conséquence des caractéristiques légèrement différentes, même si l’utilisation du P-OLED maison devrait limiter ce phénomène. Le LG G3 avait d’ailleurs déjà été touché par cette valse des dalles mais avec un écran IPS. De plus, la luminosité maximale est très faible (mise à jour : moins de 250 cd/m2 mesurés avec notre sonde) comparée à d’autres terminaux. Cela se révèle gênant en extérieur, puisqu’il est alors difficile de lire l’écran en plein soleil.

En revanche, le contraste est excellent avec des noirs bien profonds – dalle OLED oblige – et les angles de vision sont également très bons. Malheureusement, LG n’intègre pas d’outil pour régler la gestion des couleurs de la dalle AMOLED comme Samsung le fait sur ses terminaux.

 

Lollipop, nativement

Bonne surprise : le LG G Flex 2 arrive nativement sur Android 5.0.1 Lollipop. L’occasion de découvrir le nouveau design, les nouvelles couleurs, les belles animations, et quelques fonctionnalités de la nouvelle tronche d’Android. Le constructeur coréen prouve qu’il est devenu une référence en matière de suivi logiciel, après avoir été le premier à apporter Lollipop sur le LG G3. Justement, l’installation logicielle est ici la même que le dernier flagship du constructeur, avec l’interface maison de la firme qui s’est considérablement allégée depuis le LG G2.

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Ici, elle est en tout points semblable à celle du G3. On retrouve avec un certain plaisir ce flat design et les icônes arrondies. Le menu de paramètres rapides se trouvent toujours au dessus des notifications, avec une foule d’options à activer et désactiver en un clic (Wi-Fi, Vibreur, Données mobiles, Bluetooth, GPS, Mode Avion, et j’en passe), avec évidemment la possibilité de les modifier à notre guise. Les applications par défaut de Messagerie et de Contacts n’ont rien d’extraordinaire, et beaucoup opteront pour des applications tierces, plus esthétiques et plus fonctionnelles.

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Ce qui faisait le charme des précédents haut de gamme de LG est de retour, en attendant de voir ce que nous réserve la marque pour le prochain LG G4. On a donc accès, comme toujours, au Knock Code qui permet de déverrouiller son smartphone par une combinaison de tapes sur l’écran, que le mobile soit en veille ou non. Le double-tap est également de la partie, permettant d’activer l’écran ou de plonger le mobile en veille avec des petits effets forts esthétiques concoctés par LG. En parlant d’esthétique d’ailleurs, quelques nouveaux fonds d’écran sont proposés. Ce n’est pas grand chose, mais cela participe au renouvellement de l’aspect du logiciel. Smart Cleaning est toujours là, et toujours aussi pratique, permettant de nettoyer rapidement les fichiers temporaires et le dossier des téléchargements. La fenêtre de gauche, par une animation de feuille pliée, affiche toujours la page réservée à LG Health, capable d’afficher vos pas journaliers mais aussi de servir d’application de running, et les Smart Tips.

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Comme pour le LG G3, il est possible de Diviser le clavier, d’ouvrir deux application avec le mode Double fenêtre, d’Ajuster la taille du clavier et de Définir des touches à mettre au premier rang, de Créer des icônes, ou de Définir des zones tactiles. Autant de fonctionnalités qui ne sont pas indispensables, mais qui peuvent servir un jour ou l’autre. Au rayon des nouveautés, on remarque simplement que le mode de colorimétrie, autrefois caché, est maintenant accessible directement : Standard, Saisissant, ou Naturel.

À noter que tout n’est pas fluide, l’interface étant sujette aux mêmes ralentissements que celle du LG G3. Mais l’appareil testé est une version userdebug, pas encore à son état de commercialisation donc. On est en droit d’espérer quelques améliorations d’ici sa sortie officielle et, point plus crucial peut-être, l’arrivée de fonctionnalités mettant particulièrement à profit l’écran incurvé de l’appareil car pour le moment, il n’en est rien. Notre second terminal équipé d’une version logicielle finalisée n’avait plus les soucis de ralentissements qu’on avait pu rencontrer avec le prototype. L’ensemble est alors fluide et aucun ralentissement n’est à signaler.

 

La première sortie remarquée du Snapdragon 810

Le LG G Flex 2 est le premier smartphone a intégrer un Snapdragon 810, la toute nouvelle puce octo-core 64 bits haut de gamme de Qualcomm. Si vous avez un peu suivi l’actualité de ces dernières semaines, de nombreuses rumeurs et informations ont circulé sur ce SoC. En effet, au mois de décembre, on apprenait que le Snapdragon 810 était touché par un important problème de surchauffe qui étaient aggravé par un souci au niveau des pilotes graphiques. LG a pourtant indiqué qu’aucun problème de ce type n’avait été découvert avant d’admettre il y a quelques jours avoir dû travailler avec Qualcomm pour empêcher la surchauffe sur son téléphone. Alors dans les faits, que donne ce Snapdragon 810 ? Est-il sujet à des problèmes de surchauffe ? C’est ce que nous avons essayé de déterminer avec quelques benchmarks et une session de jeu gourmand sous Real Racing 3.

Au quotidien, le LG G Flex 2 est un smartphone très réactif, il n’y a pas de soucis à se faire de ce côté là. Par contre, ce n’est pas la même chose avec des applications très gourmandes et les jeux gourmands.

Dans les benchmarks, le LG G Flex 2 et son Snapdragon 810 ne brillent pas par leurs performances. En effet, nous avons comparé le G Flex 2 au Galaxy Note Edge que nous avions sous la main et qui est équipé d’un Snapdragon 805 (nous ne disposions pas alors du Nexus 6, légèrement plus performant). Nous avons ensuite comparé les deux terminaux sous toute une série de benchmarks : AnTuTu, PCMark, Basemark OS, Geekbench, 3DMark, Basemark X et GFXBench. Voici les résultats que nous avons obtenus.

Mise à jour : nous en avons profité pour ajouter dans le tableau les performances des HTC One M9 et Samsung Galaxy S6, les deux autres smartphones haut de gamme de ce début 2015.

Benchmark/ModèleLG G Flex 2Samsung Galaxy Note EdgeSamsung Galaxy S6HTC One M9
AnTuTu47 22048 58261 15055 000
PCMark4 5803 8525 0004 224
GFX Bench
(T-Rex offscreen / onscreen)
40 FPS42,5 / 26,6 FPS47,1 / 19,1 FPS49 / 46 FPS
GFX Bench
(Manhattan 1080p offscreen / onscreen)
18 FPS18,5 / 10 FPS23,3 / 7,6 FPS23 / 24 FPS
3D Mark Ice Storm Unlimited (Total)22 03519 54422 26522 148
3D Mark Ice Storm Unlimited (Graphic)32 1121982623 63033 892
3D Mark Ice Storm Unlimited (Physic)10 5011696418 52110 009
Real Racing 3 (Xtra High)27 FPS25 FPS41 FPS28 - 33 FPS
Lecture / écriture séquentielle216 / 71 Mo/s-318 / 143 Mo/s236 / 121 Mo/s
Lecture / écriture aléatoire3610 / 844 IOPS-20 023 / 5 146 IOPS5 207 / 3466 IOPS

Comme on peut le voir sur le tableau, les résultats du G Flex 2 ne sont pas satisfaisants. Avec le Snapdragon 810, nous nous attendions à des performances à la hausse par rapport au Galaxy Note Edge et son Snapdragon 805. Dans le meilleur des cas (sous GFXBench, un benchmark graphique), le G Flex 2 est 11 % plus performant que le Galaxy Note Edge. Mais dans le pire des cas (dans le test physique de 3DMark qui fait appel au processeur), le Galaxy Note Edge est 50 % plus rapide que le G Flex 2 !

Real Racing 3
  • G Flex 2 : 27
  • Galaxy Note Edge : 25
  • One M9 : 33
  • GS6 : 41

Dans les autres benchmarks applicatifs et synthétiques, les deux terminaux sont au coude à coude. Pire, dans la plupart des benchmarks (AnTuTu, PCMark, Basemark OS), le G Flex 2 est derrière le Galaxy Note Edge pourtant équipé d’un Snapdragon 805. On voit donc clairement que le Snapdragon 810 n’est pas une réussite.

Real-Racing-3-GN4

Enfin, terminons cette partie performance avec un jeu gourmand : Real Racing 3 configuré en Xtra High, en 1080p. L’Adreno 430 du Snapdragon 810 est censé faire des merveilles avec 30 % de performances supplémentaires par rapport à l’Adreno 420 du Snapdragon 805. Hélas, les deux terminaux obtiennent quasiment le même score avec un framerate (nombre d’images par seconde) très proche. Sur notre partie de 15 minutes, la médiane des FPS – relevée avec GameBench – était de 27 pour le G Flex 2 contre 26 pour le Galaxy Note 4. A titre de comparaison, l’Adreno 330 d’un Oppo Find 7a permet d’atteindre les 44 FPS sur ce même test. La différence : sur les terminaux de LG et Samsung, la fréquence du GPU (puce graphique) est maintenue proche de son minimum (240 MHz pour le Galaxy Note Edge et entre 190 et 300 MHz pour le G Flex 2) alors que sur le Find 7, c’est l’inverse : le GPU tourne le plus possible à son maximum.

LG G Flex 2 Snapragon 810 GameBench GPU

L’Adreno 430 peine à maintenir sa fréquence

Ces problèmes de performances peuvent proviennent du Snapdragon 810 et de la difficulté qu’ont les constructeurs à l’intégrer dans les smartphones. Les performances du SoC sont donc bridées à cause d’une chauffe excessive, ce qui donne, au final, des résultats moins bons que les Snapdragon de génération précédente à cause des fréquences de fonctionnement bridées. Le G Flex 2 n’est pas une exception puisque le One M9, lui aussi en Snapdragon 810, est également touché par ces soucis de performances.

Photographie : tout comme le G3

La partie photographie du G Flex 2 nous rappelle grandement celle du LG G3. Il y a de quoi puisqu’il s’agit aussi ici d’un capteur dorsal de 13 mégapixels, et la partie logicielle de l’appareil photo est exactement la même. On y retrouve aussi l’autofocus laser qu’on avait découvert sur le G3 justement, ainsi qu’un double flash LED.

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Sans HDR

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Traitement HDR

Les clichés obtenus sont franchement convaincants, avec une grande qualité d’image, des couleurs fidèles, une luminosité bien gérée, et une mise au point fiable, pratique pour effectuer des photos en macro. Une mise au point qui est d’ailleurs extrêmement rapide. Comme sur le G3, le post-traitement est efficace, avec un rendu HDR qui permet de sublimer pas mal de clichés pris à contre-jour ou manquant de luminosité. D’ailleurs, le mode HDR automatique se gère aussi très bien tout seul, et LG prouve une fois de plus qu’il arrive à fournir un « photophone » clé en main aux consommateurs. Tout le monde n’a pas envie de trifouiller dans les réglages pour obtenir des photographies correctes, et le pari est ici réussi. Les clichés de nuit sont toutefois un peu plus bruités.

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Le HDR rend cette scène beaucoup plus lumineuse qu’elle ne l’était

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Dans l’obscurité presque totale, le capteur s’en sort encore bien

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Mais il y a beaucoup de bruit sur certains clichés

 

Et évidemment, comme le LG G3, le G Flex 2 est capable de filmer en 4K à 30fps. Pour avoir pu utiliser le G3 durant de nombreux mois, on peut dire que cette qualité vidéo est hyper appréciable, malgré la gourmandise de stockage et de batterie que cela représente. En tout cas, le G Flex 2 a les mêmes atouts multimédias – et notamment photo – que son cousin. LG a d’ailleurs recyclé les composants puisqu’on retrouve aussi un capteur frontal de 2,1 mégapixels, capable de clichés honnêtes, même si la concurrence a passé la vitesse supérieure dans ce domaine.

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Communications

Le Snapdragon 810 autorise une compatibilité 4G de catégorie 9 mais dans le G Flex 2, LG la limite à la catégorie 6 soit 300 Mbps en 4G+. Nous n’avons eu aucun problème à utiliser ce smartphone en data sur Paris avec une SIM Sosh 4G. La réception de données est tout à fait normale.

La qualité des appels ne fait pas débat non plus, avec des communications fluides et sans accroc. La qualité sonore n’est peut-être pas optimale, ni le niveau d’ailleurs, d’autres constructeurs se débrouillant mieux dans ce domaine.

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Quant au GPS, il est très performant. En quelques secondes, plus de 10 satellites sont trouvés et fixés, soit le même ratio que les autres appareils testés dans nos locaux ces derniers temps. Du tout bon.

 

Une autonomie convaincante

Certains auraient pu être sceptiques concernant l’autonomie du LG G Flex 2, avec un processeur réputé énergivore et dont on ne sait pas s’il est totalement optimisé tant les rumeurs sont nombreuses à son sujet (abandon par Samsung, par exemple). Une inquiétude justifiée donc, mais qui disparait après les premiers tests d’autonomie.

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Sur notre habituel test d’endurance d’une heure sur une vidéo 720p YouTube (Wi-Fi), avec la luminosité réglée à 200 cd/m2, le mobile accuse qu’une baisse de 14 % de sa charge initiale. C’est encourageant, d’autant que les vidéos en local consomment encore moins, pour qui souhaiterait ajouter des fichiers sur le G Flex. L’utilisation de tous les jours du smartphone laisse une sensation à peu près équivalente, même si nous n’avons eu que quelques jours pour les tester. La batterie semble en tout cas plus résistante que celle du LG G3, mais il faut dire qu’on fait ici l’économie d’une résolution QHD gourmande en énergie.

Test co-écrit avec Vincent Sergère

Verdict LG G Flex 2

design
8
Enfin un format qui tient en main ! On reste sceptique quant au format incurvé, qui n'apporte qu'un confort bien modeste lorsque l'on passe des appels, mais on constate ici que le téléphone adopte un format pratique et bien pensé. On doute encore de la solidité de la coque de l'appareil, désormais amovible et paraissant peu apte à se "régénérer" lorsqu'elle est rayée.
écran
7
L'écran du G Flex 2 n'est pas parfait. Certes, la prouesse technique (un écran incurvé) est à saluer. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue les caractéristiques primordiales d'un écran : sa luminosité, son contraste et son respect des couleurs. Si le contraste et les angles de vision sont excellents grâce à l'OLED, ce n'est pas le cas de la luminosité, trop faiblarde et de la température des couleurs qui tire un peu trop sur le bleu. La définition quant à elle est très bonne avec du Full HD.
logiciel
8
On apprécie que le smartphone soit installé sous Lollipop - d'un côté c'est la moindre des choses pour un terminal de 2015 - et l'interface est fluide. Carton rouge pour les 7 Go d'espace disque disponible.
performances
6
On s'attendait à un G Flex 2 surpuissant grâce à son Snapdragon 810. Finalement, il n'en est rien puisque la puce de Qualcomm semble bridée. L'appareil fait parfois moins bien qu'un smartphone équipé d'un Snapdragon 805 ou pire, d'un Snapdragon 801 ou 800. Le Snapdragon 810 semble présent uniquement pour cocher la ligne 64 bits et octo-core sur la fiche technique. Dommage car on attend des performances de premier ordre d'un smartphone haut de gamme. Un simple Nexus 5 ou Oppo Find 7a sera largement plus performant. Les rumeurs sur les problèmes de chauffe du Snapdragon 810 semblent donc se confirmer, tout comme le dernier One M9.
caméra
8
Pas de nouveautés par rapport au G3, mais des bases fortes. L'appareil photo du G3 était performant, rapide, et simple d'utilisation. Et bien, pour le G Flex 2, c'est exactement la même chose.
autonomie
8
L'autonomie en usage multimédia est franchement bonne. En utilisation quotidienne, et malgré un test effectué sur peu de jours, on la juge plutôt bonne. Mais il faudra tout de même compter sur un rechargement quotidien pour s'assurer de ne pas tomber en rade au deuxième jour.
Note finale 7/10
Le G Flex 2 est un smartphone onéreux (599 euros en version 16 Go), mais aussi porteur d'un design aussi original que réussi. Contrairement au G Flex premier du nom, il s'utilise comme un smartphone standard au quotidien, mais c'est peut-être là son principal défaut : il s'apparente à un très bon G3 Full HD plus qu'à un smartphone que l'on remarquerait pour son design original. Le Note Edge est sorti entre temps, et atténue l'effet de surprise.

Doté d'un bel écran, d'une offre logicielle solide et d'un bon appareil photo, le G Flex 2 que nous avons testé pèche par des performances en-deçà de nos attentes, la faute à un Snapdragon 810 décrié avant même sa sortie. Le G Flex 2 n'est clairement pas un smartphone que l'on achètera pour ses performances, qui peuvent être du même niveau qu'un simple Snapdragon 801. Pour le prix, c'est pourtant impardonnable. Il conviendra donc aux utilisateurs qui recherchent en lui un format inédit. Pour le même prix, on préfèrera un Galaxy Note 4, doté d'une plus grande quantité de mémoire flash (32 Go) avec un rapport qualité-prix plus intéressant.
  • Points positifs
    • Contraste et angles de vision de l'écran
    • Bon appareil photo
    • Format moins phablette que le G Flex
    • Lollipop
  • Points négatifs
    • Performances du Snapdragon 810
    • Température des couleurs et luminosité
    • 7 Go d'espace disque disponible