Le vice-président de Samsung, et successeur désigné pour prendre la tête de l’entreprise, avait été mis en garde à vue à cause d’une affaire de corruption mêlant l’entreprise et la présidente de Corée du Sud. Ce dernier a été remis en liberté, car les autorités n’ont pas assez d’éléments contre lui.

En Corée du Sud, l’année 2016 a été marquée par un scandale de corruption sans précédent. La présidente Park Geun-hye était accusée d’avoir reçu de l’argent de la part de grandes entreprises en échange d’actions gouvernementales favorables. Cette polémique a entraîné le vote de sa destitution. Cette décision doit encore être approuvée par la Cour constitutionnelle du pays.

Samsung fait partie des compagnies dont le nom est apparu dans cette affaire. Les autorités ont notamment effectué une descente au siège de la firme en novembre dernier. La semaine dernière, le vice-président Jay Y. Lee a été placé en garde à vue pendant 22 heures pour répondre aux questions des forces de l’ordre.

Remis en liberté

Cependant, l’interrogatoire n’a pas permis de retenir assez d’éléments contre lui pour le maintenir derrière les barreaux. « Il est difficile de reconnaitre la nécessité et la justification d’une arrestation à ce stade », a expliqué le juge de la Cour du district central de Séoul. Jay Y. Lee a donc été remis en liberté.

Successeur désigné

L’enquête poursuit ainsi son cours. Si Jay Y. Lee est déclaré coupable, cela provoquerait d’importants problèmes de succession au sein du géant sud-coréen. En effet, le vice-président, en sa qualité de fils aîné de Lee Kun-hee, le président de Samsung, est le mieux placé pour hériter de l’empire familial.

Pour rappel, Samsung est soupçonné d’avoir utilisé l’influence de la chef d’État pour faciliter une fusion de 8 milliards de dollars avec Cheil Industries, une autre grande entreprise du pays.

Or ladite fusion a permis au vice-président d’acquérir un meilleur contrôle du conglomérat. Si Jay Y. Lee se retrouve en prison, Samsung se retrouverait ainsi privé de son principal responsable. « Nous apprécions le fait que les peines de cette affaire peuvent être déterminées sans avoir recours à la détention », a indiqué l’entreprise.