Pour l’ancien de Google qu’est Hugo Barra, désormais responsable du développement international de Xiaomi, les jours des ports microSD intégrés aux smartphones sont comptés.

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Tandis que le paradoxe de ces derniers jours, c’est celui de Samsung qui, après avoir lancé des Galaxy S6 et S6 edge dépourvus de port pour carte mémoire, vient de mettre en vente ses nouvelles cartes microSD, c’est au tour de Xiaomi de s’exprimer sur l’avenir de ces petits accessoires jugés tantôt indispensables, tantôt superflus. Hugo Barra, responsable du développement international de la marque, s’est exprimé auprès de nos confrères d’Engadget. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que de son point de vue, les cartes microSD ne sont absolument plus une priorité.

La sortie récente du Xiaomi Mi 4i, démonté par Hugo Barra, avait été l’occasion d’observer la taille de la carte mère du téléphone, contraignant le constructeur à réaliser des économies de place dans le corps de son terminal. Il assure ainsi : « Pour les terminaux à hautes performances, nous sommes fondamentalement contre les ports microSD ». L’homme invoque plusieurs raisons pour justifier son point de vue. D’abord, la mauvaise qualité de la plupart des cartes mémoire achetées par les mobinautes, qui n’assurent pas, selon lui, une vitesse de transfert des données suffisante pour être pratiques, et causent des plantages réguliers. « Les cartes mémoire ont une tendance incroyable aux échecs et aux dysfonctionnements de toutes sortes », assène-t-il. Barra considère en outre que la nécessité d’ajouter un port micro-SD nuit au design des téléphones haut de gamme et conduit trop souvent à sacrifier le deuxième port SIM des téléphones.

 

Des cartes microSD en sursis ?

Avant de conclure : « C’est une tendance : les cartes SD vont disparaître ». Un raisonnement avant tout valable pour les téléphones haut de gamme, dont la mémoire interne démarre généralement à 16 Go pour monter à 64, voir 128 Go, tandis que les appareils d’entrée de gamme proposent bien souvent 8 Go seulement d’espace de stockage internet. De là à signer l’acte de décès des cartes microSD, il y a encore toutefois un fossé. Bien pratiques et désormais peu onéreuses, ces cartes ont pour avantage leur interchangeabilité (pas exemple, entre un smartphone et une action-cam à la HTC RE), mais aussi de leur résistance satisfaisante aux chutes ou à l’humidité. Et même si le prix de la mémoire flash des téléphones a tendance à décroître, elles permettent aux constructeurs de smartphones à petit prix d’économiser sur le tarif de leurs appareils, afin de les proposer à des prix toujours plus compétitifs.

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