Après s’être rendu compte que les passagers de voitures autonomes n’étaient pas aptes à prendre le contrôle du véhicule en cas de danger, Alphabet a décidé de se concentrer sur une technologie ne requérant aucune intervention humaine dans ce genre de situation.

 

Si vous étiez à l’intérieur d’une voiture autonome, vous auriez tendance à avoir les sens toujours en alerte, ou est-ce que vous vous laisseriez aller et profiterez de ce temps libre pour vraiment faire autre chose que conduire ? Selon Alphabet, maison-mère de Google, c’est la seconde hypothèse qui se rapproche le plus de la vérité.

Ainsi, Waymo, sa filiale dédiée aux voitures autonomes — et qui a succédé à Google Car — a décidé d’abandonner la fonctionnalité permettant à l’être humain de prendre le volant en cas de danger. Au cours de ses tests, l’entreprise s’est en effet rendu compte que l’immense majorité des passagers s’adonnaient à d’autres activités, les empêchant ainsi d’être bien préparés quand c’était à eux de manœuvrer.

Un grand nombre de testeurs avaient tendance à faire une petite sieste, se remaquiller ou utiliser leur smartphone pendant que la voiture roulait à une vitesse allant jusqu’à 90 km/h. Pas évident en effet de se remettre rapidement dans l’état d’esprit idoine à la conduite dans ce genre de situation.

 

« Effrayant »

« Ce que nous avons découvert est assez effrayant », affirme John Krafcick, le CEO de Waymo, cité par Reuters. « C’est compliqué [ pour les passagers] de prendre le relais, car ils ont perdu leur attention contextuelle ».

Rappelons que, jusqu’ici, le concept des voitures Waymo — et des Google Car avant — était d’émettre une alarme sonore dès que l’être humain devait prendre le relais. Alphabet a donc abandonné cette idée, jugée peu sûre, et préfère se dédier entièrement à une technologie ne requérant pas d’intervention humaine.

Il faut également préciser que les tests portaient sur des voitures qui sont autonomes sur les autoroutes. En ville, c’est encore à la personne derrière le volant de conduire.