La plateforme Daydream connaîtra d’ici la fin de l’année une nouvelle version. Lors de la Google I/O 2017, les ingénieurs de Google ont dévoilé quelques-unes de ses fonctionnalités.

La réalité virtuelle était un sujet fortement mis en avant en 2016 par Google. Cette année semble se caractériser par un renforcement des acquis avec une nouvelle version de Daydream, la plateforme de réalité virtuelle de Google.

Daydream : une plateforme qui marche

En moyenne, un utilisateur passe 40 min sur Daydream

Daydream est une plateforme qui nécessite trois accessoires : un smartphone compatible, un casque et sa télécommande. Il existe aujourd’hui 8 téléphones compatibles, permettant ainsi à plus de 10 millions de terminaux de goûter à la réalité virtuelle. D’autres modèles seront prochainement ajoutés au catalogue : les Galaxy S8 & S8+, le futur flagship de LG qui arrivera cet automne et des smartphones Lenovo/Motorola & Asus.

Il existe plus de 150 applications et jeux sur le Google Play et les chiffres seraient en forte progression depuis le début de l’année. Selon des données récoltées par Google, la réalité virtuelle aurait des statistiques à faire baver les éditeurs d’applications. Chaque semaine, les utilisateurs passeraient une quarantaine de minutes en réalité virtuelle, contre des sessions répétées de quelques secondes/minutes pour les applications classiques. En revanche, Google n’a pas souhaité indiquer la fréquence des sessions.

Daydream 2.0 pour la fin de l’année

D’ici la fin de l’année Daydream 2.0 fera son arrivée. Son nom de code ? « Euphrates ». Au programme : un nouveau type de casque et des fonctionnalités à la pelle.

Des casques autonomes

Les casques autonomes Daydream (HTC & Lenovo)

La réalité virtuelle est disponible sur deux types de casque aujourd’hui : ceux dits autonomes (comme le HTC Vive ou l’Oculus Rift) et ceux nécessitants un smartphone pour fonctionner. La première catégorie ne nécessite pas de smartphone, mais elle n’est pas totalement autonome, puisqu’un ordinateur puissant est nécessaire pour gérer les divers calculs. Pour simplifier, ces casques sont bardés de capteurs, coûtent cher, mais ne sont que des écrans.

A l’inverse la deuxième catégorie de casques est extrêmement simple, peu chère (quelques dizaines d’euros) mais requière un téléphone pour l’écran, la puissance de calculs et les capteurs. L’avantage de cette solution est la facilité d’accès à la réalité virtuelle, car une grande partie de la population dispose aujourd’hui d’un téléphone dit intelligent. Il faut toutefois nuancer cette affirmation, puisqu’en réalité seule une partie des smartphones sont réellement compatibles. Un modèle milieu-haut de gamme est nécessaire, sans quoi l’expérience risque de ne pas être au niveau… et de délivrer une forte impression de motion sickness (le mal de mer 2.0).

Sur Daydream 2.0, l’idée est de proposer une troisième catégorie et ainsi de proposer des casques totalement autonomes. Plus aucun ordinateur, téléphone, ni processus d’installation ne seront nécessaires. Pour concevoir ces nouveaux casques, Google s’est associé à Qualcomm, HTC et Lenovo. Les deux fabricants devraient même proposer des casques sur cette plateforme d’ici à la fin de l’année. Pour Google, sa mission est la même que l’année passée : fournir la meilleure expérience possible.

Pour que ces casques puissent fonctionner, un matériel spécifique sera nécessaire, tout comme une version d’Android O optimisée pour l’occasion. En effet toute l’interface devra être en réalité virtuelle, y compris les tutoriaux d’initialisation. Côté capteurs, il faudra compter sur « World Sense” permettant de situer l’utilisateur dans son environnement. Contrairement à l’Oculus Rift ou au HTC Vive, aucun capteur/détecteur externe ne sera nécessaire, grâce au travail réalisé sur le projet Tango. Par ailleurs, ces futurs casques entièrement autonomes seraient utilisables autant debout qu’assis.

Un menu système en réalité virtuelle

Le launcher de Google Daydream 2.0

Visualiser ses notifications, régler le téléphone… : autant de fonctionnalités qui nécessitaient jusqu’à présent de quitter son casque pour y accéder. Sur Daydream 2.0, un menu semblable au contenu de la barre de statut sera proposé. Il sera toutefois enrichi d’éléments utiles : les applications récentes, un accès aux applications ou un retour à l’accueil. Pour simplifier, ce menu sera un agrégat de la barre de statut, des tâches récentes et du launcher.

Daydream compatible Google Cast (Chromecast)

La réalité virtuelle est jusqu’à présent un plaisir solitaire. De l’extérieur, le joueur se transforme en une véritable bête de foire, que l’on peut voir gesticuler gaiment dans tous les sens. Sur Daydream Euphrates, il sera dorénavant possible de partager l’écran sur un terminal compatible Google Cast vidéo (Android TV, Chromecast…). Cela permettra de guider le joueur, ou au contraire de se moquer de ses performances. A priori le contenu ne pourra être casté que vers un seul destinataire. Cette nouvelle fonctionnalité pourrait également permettre la création de nouvelles expériences, puisque le joueur pourrait être guidé par des personnes extérieures (un Fort Boyard 2.0).

La capture d’écran

Absente jusqu’à présent, la fonction de capture d’écran en photo et en vidéo fera son apparition sur Daydream 2.0. Tout devrait être réalisable à l’aide de la télécommande.

Un nouveau launcher

Le launcher de Google Daydream 2.0

Daydream propose l’équivalent des launchers des smartphones. Jusqu’à présent on y retrouve trois expériences mises en avant, ainsi que la liste des applications installées. Suite aux retours des utilisateurs et statistiques, Google mettra davantage en avant du nouveau contenu. Plusieurs catégories seront ainsi disponibles, mais bien entendu les fonctionnalités de la version 1.0 répondront toujours présentes.

Beaucoup de nouveautés concernaient donc la réalité virtuelle à la Google I/O. Les efforts que Google réalise sont conséquents, mais seront-ils suffisants face à ce nouvel univers qui n’en est qu’à ses balbutiements ?