Samsung officialise ce mercredi les Galaxy S8 et S8 Plus, mais FrAndroid a eu l’occasion de les découvrir en avant-première avec quelques jours d’avance. Voici donc une première prise en main.

 

Design : l’effet wahou

Le Samsung Galaxy S8 est l’une des sinon la nouveauté qui a fait l’objet du plus grand nombre de fuites de l’histoire des smartphones. Et pourtant, le Galaxy S8 m’a surpris. J’avais beau savoir à quoi m’attendre sur le plan du design, j’ai fait « wahou » en le saisissant pour la première fois, bien plus qu’avec son concurrent direct, le LG G6.

C’est que contrairement au G6, son écran est incurvé et ses bordures latérales sont encore plus fines, presque invisibles. Sur le modèle noir brillant, les noirs absolus de l’écran Super AMOLED renforcent encore l’aspect monolithique de l’appareil. Et écran allumé, la délimitation avec le corps du smartphone est très fine, renforcée par les quatre coins arrondis.

L’appellation Infinity Display est méritée : l’écran se fond plus que jamais dans le corps du téléphone.

La qualité de fabrication du cadre métallique et les finitions sont exemplaires. En particulier, les jonctions entre les deux faces en verre et le cadre sont parfaitement fluides, il n’y a pas la moindre arrête vive comme sur d’autres smartphones.

En somme il offre d’excellentes sensations en main, même si contrairement à ce qu’affirme Samsung, en dépit du ratio record de surface d’écran, il est difficile d’utiliser un si grand écran à une seule main. Il fait 5,8 pouces (14,7 cm) sur le S8 et 6,2 pouces (15,8 cm) sur le S8 plus, avec un ratio de 18,5:9 (soit 2,05:1), encore un peu plus allongé que les deux carrés juxtaposés (2:1) du LG G6.

Photographiez à une seule main

Samsung a quand même eu la bonne idée de prévoir des gestes qui permettent d’utiliser l’appareil photo à une seule main. On peut basculer du frontal au dorsal d’un geste de haut en bas, on peut zoomer d’un geste de gauche à droite ou encore accéder aux filtres. Je l’ai testé, c’est efficace.

En tout cas l’appareil photo ne vole pas la vedette au design, puisque c’est le même capteur et la même optique que sur le Galaxy S7, qui reste l’un des smartphones les plus doués en photo. Samsung a tout de même amélioré le traitement numérique, notamment avec un mode optionnel « multi-frame », qui prend 3 photos, sélectionne la meilleure et l’améliore avec les deux autres.

Le capteur frontal passe de 5 à 8 mégapixels et il accueille un autofocus à détection de visage, pour ne rater aucun selfie.

Biométrie : l’embarras du choix

Le Galaxy S8 a au moins un premier défaut : l’emplacement du capteur d’empreinte digitale, déménagé au dos de l’appareil par manque de place en face avant. Probablement pour des considérations de symétrie, il jouxte la lentille de l’appareil photo, si bien qu’il est excentré. Il ne tombe pas aussi naturellement sous l’index qu’un capteur centré, si bien que les utilisateurs risquent de toucher et de salir la lentille.

En contrepartie, les utilisateurs pourront se tourner vers deux autres méthodes d’identification biométrique : la reconnaissance faciale voire le capteur d’iris. La démonstration de reconnaissance faciale à laquelle j’ai assisté, dans un studio photo parfaitement éclairé, était convaincante, quasi instantanée. Reste à voir si ces deux méthodes fonctionnent aussi bien dans l’obscurité. Je ne sais pas encore si le Galaxy S8 met en œuvre ce procédé, mais le prototype Snapdragon 835 de Qualcomm exploite un capteur infrarouge, qui fonctionne dans le noir ou à travers des lunettes de soleil.

Une fluidité sans faille

Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour juger des performances du Galaxy S8 lors de l’avant-première. À ce stade néanmoins je peux dire que l’appareil est d’une réactivité et d’une fluidité sans faille. Je n’ai pas vu le moindre ralentissement, la moindre drop frame, en jetant un œil successivement et rapidement à toutes sortes d’applications.

C’est conforme à ce que j’ai vu du Qualcomm Snapdragon 835 la semaine passée à San Diego. Les Galaxy S8 vendus en Europe ne reposeront pas sur cette toute nouvelle puce, mais sur la nouvelle Samsung Exynos 8895, en phase sur le plan des performances et de la consommation électrique.

À lire sur FrAndroid : Qualcomm Snapdragon 835, nos benchmarks : performances ET autonomie

Cette puissance a donné naissance au mode DeX, pour Desktop Experience, qui permet de transformer le smartphone en ordinateur de bureau, et auquel je consacre un article séparé.

Reste Bixby, le nouvel assistant vocal, que nous ne pourrons dignement expérimenter que lors de notre prochain test. J’y consacrerai néanmoins un autre article séparé, détaillant ses capacités.

FrAndroid testera ce nouveau fleuron des smartphones dès que possible, en attendant nous vous invitons à découvrir nos analyses et les autres nouveautés sur notre page récapitulative.