La 4G semble avoir fait ses débuts avec l’ouverture massive du réseau Bouygues Telecom sur le territoire hexagonal. Ce qui n’est pas allé sans heurts, SFR ayant porté plainte contre son concurrent pour une publicité comparative indiquant que le réseau Bouygues était « le plus grand réseau 4G« . Le carré rouge a été débouté.

Bouygues Telecom

La publicité comparative reste un procédé relativement peu utilisé en France, et vu la réaction que certaines d’entres elles parviennent à susciter, on comprend mieux pourquoi. Le cas Bouygues Telecom, initié le 1er octobre au lancement de sa 4G, est en cela représentatif : l’opérateur a en effet mis en place une campagne d’affichage comparant sa 4G à celle de ses deux autres concurrents, SFR et Orange. Une démarche évidemment peu flatteuse pour ses compétiteurs, puisque là où Bouygues affiche 2000 villes couvertes en 4G au 3 octobre, la publicité en octroie 500 à Orange et 286 à SFR.

Tandis qu’Orange a pu obtenir gain de cause concernant une autre publicité comparative, SFR, qui avait déposé une plainte auprès du Tribunal de Commerce de Paris, a été débouté le 11 octobre, selon l’AFP. Orange, de son côté, avait pu contraindre Bouygues Télécom une semaine plus tôt de retirer une campagne publicitaire comparant les trois opérateurs en termes de nombre d’habitants couverts en 4G. Orange s’appuyait en effet sur ce que cette publicité faisait l’hypothèse des taux de couverture des trois opérateurs historiques à la fin de l’année 2013, plutôt que de relayer des informations avérées au moment de la campagne d’affichage. Entre Orange et SFR qui mettent l’accent sur la qualité de leur réseau, du fait qu’ils s’appuient sur des bandes de fréquence 800 et 2600 MHz, et Bouygues Telecom, qui préfère avancer un taux de couverture plus important, mais basé sur un refarming d’antennes 2G, la guerre fait rage entre les opérateurs. Quitte à en délaisser la pédagogie autour des services nécessaires auprès du grand public si le trio veut pouvoir convaincre ses (futurs) abonnés de débourser une dizaine d’euros supplémentaires chaque mois pour accéder au saint Graal de la 4G.