Après avoir testé le Mobiwire Cygnus ainsi que son petit frère, le Cygnus Mini, la firme française nous a confié un autre smartphone de sa conception : le Pegasus. Dans la mythologie, Pegase est un cheval ailé, généralement blanc, et fils de Poseidon. Ici, Pegasus est de couleur noire et ne possède pas de figure paternelle aussi prestigieuse. Reste maintenant à voir – et veuillez excuser d’avance le jeu de mots bas de gamme – si le Pegasus possède de quoi s’envoler au-dessus de la masse de smartphones 4G à bas coût. Il offre en tout cas une belle promesse : une compatibilité 4G à moins de 200 euros, et se positionnera donc comme un concurrent aux mobiles 4G de Wiko ou Archos.

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Mobiwire Pegasus

Fiche Technique

À la lecture de la fiche technique du mobile, on se rend bien compte que l’on monte en gamme, et que malgré design, une partie logicielle, et un hardware ressemblant au Cygnus – oui, c’est beaucoup de choses -, ce Pegasus n’a plus forcément grand-chose à voir avec lui. On y trouve donc un écran de 5 pouces avec un affichage HD (294 ppp), un processeur quadri-coeur MédiaTek MT6582 cadencé à 1,3 GHz, 1 Go de mémoire RAM, un appareil photo dorsal de 8 mégapixels, et une batterie de 2020 mAh. Mais surtout, cette fois le mobile est compatible 4G.

Modèle Mobiwire Pegasus
Version Android4.4.2
Taille d'écran5 pouces
Définition720 x 1280 pixels
Densité de pixels294 ppp
TechnologieIPS LCD
Traitement anti-rayuresNon
Processeur (CPU)MediaTek MT6582 à 1,3 GHz
Puce Graphique (GPU)Mali-400 MP
Mémoire vive1 Go
Mémoire interne4 Go
Micro-SDOui (32 Go)
Appareil photo (dorsal)8 mégapixels
Appareil photo (frontal)5 mégapixels
Wi-FiOui
BluetoothOui
Réseaux4G
NFCNon
Ports
(entrées/sorties)
Micro
GPS - GLONASSOui - Oui
Résistance à l'eauNon
Batterie2020 mAh
Dimensions144 x 73 x 8,2 mm
Poids/
Prix conseillé160 euros

Design

Le Mobiwire Pegasus suit la même ligne que le Cygnus en ce qui concerne son design. D’abord, la forme est la même avec des coins arrondies et des tranches supérieures et inférieures légèrement courbées. Le dos du mobile est assez semblable également, ç la différence que les finitions sont un peu plus soignées. En effet, le capteur possède un cerclage plus gros et un flash LED discret juste en dessous. Le haut parleur en point en bas est remplacé une grille plus large mais moins haute avec un cerclage en plastique imitation métal.

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Mobiwire Pegasus – Façade

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Mobiwire Pegasus – Tranche

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Mobiwire Pegasus – Haut parleur

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Mobiwire Pegasus – Capteur dorsal

Si on regrettait déjà la faculté du Cygnus à garder les traces de doigts sur la vitre avant, concernant le Pegasus, c’est sur l’ensemble du mobile. Le plastique au dos est très salissant, et l’écran du mobile possède le même avenir dans la police scientifique. C’est presque impossible de le nettoyer complètement.

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Mobiwire Pegasus – Ecran allumé

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Mobiwire Pegasus – Boutons

Globalement, le mobile est très sobre dans son coloris noir, et quand les boutons sensitifs à l’avant sont éteints, le Pegasus ne dégage rien d’autre que l’aspect d’un appareil sans marque. Le dos est un peu plus « stylé » grâce aux éléments que nous avons cités plus haut. Un petit mot des boutons d’allumage (tranche droite) et des touches de volume (tranche gauche) qui sont faits d’un plastique rigide et dont on ne craint pas qu’ils se sauvent au bout de deux mois d’utilisation. D’ailleurs, le terminal semble assez robuste – il ne craque pas lorsqu’on le bend -.

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Mobiwire Pegasus – Smart Cover

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Mobiwire Pegasus – Smart Cover

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Mobiwire Pegasus – Haut-parleur

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Mobiwire Pegasus – Capteur dorsal

Le Pegasus est même compatible avec une Smart Cover assez élégante. Elle permet d’afficher l’horloge à travers la petite fenêtre à l’avant.

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Mobiwire Pegasus – Tranche supérieure

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Mobiwire Pegasus – Défauts de conception

Petit bémol, comme pour le Cygnus, le mobile possède quelques défauts de conception pas très jolis. C’est par exemple le cas du haut-parleur à l’avant, légèrement enfoncé sur sa droite, ainsi que le capteur frontal qui semble bizarrement collé.

Ecran

On est assez surpris par la bonne tenue de l’écran du Pegasus. À vrai dire, au moment de sortir le mobile de sa boite, on s’attendait plutôt à un écran dans la moyenne. Au lieu de cela, on a une dalle bien collée à l’écran, ce qui est franchement agréable à voir et utiliser sur un mobile à moins de 200 euros. Jusqu’à présent, rares étaient les constructeurs à proposer un écran à l’allure travaillée pour ce prix-là.

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Mobiwire Pegasus – Ecran

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Mobiwire Pegasus – Ecran

Comme pour le Cygnus, l’écran est par contre hyper salissant et vos petits doigts gras fourniront empreintes et ADN si vous laissez votre mobile sur le lieu d’un crime (on ne vous conseille pas de le faire). Dans l’ensemble, on n’a vraiment pas à se plaindre de l’écran du Pegasus, qui fait d’ailleurs au moins jeu égal avec le Moto G 4G. Le test des couleurs est significatif avec un blanc assez blanc – plus que celui du Moto G -, un noir assez sombre, et un panel de couleurs assez fidèles.

Logiciel

Une fois n’est pas coutume, le Pegasus possède la même partie logiciel que les Cygnus. À la différence près que celui-ci tourne d’office sous Android 4.4.2 ! Les mêmes ajouts ont été faits à ce terminal, à savoir Dragon Mania, Little City et Spider-man: Ultimate Power, mais aussi la suite Kingsoft Office. On formule des compliments copiés/collés sur ceux des Cygnus : c’est fluide, c’est réactif, et c’est de l’Android Stock. Pas de fioritures sur ce logiciel qui tient la route. Seul le démarrage du mobile est un peu long.

Android Stock

Android Stock

Performances

On le connait plus ou moins bien le MediaTek 6582 qui équipe notre Pegassus. Ce CPU, dans sa version 3G seulement, est installé sur la moitié des mobiles d’entrée ou de milieu de gamme. Ici, il est compatible 4G (enfin !) et permet d’obtenir la compatibilité LTE, des performances convenables, pour un prix inférieur aux processeurs signés Qualcomm. Naturellement, les constructeurs qui veulent fournir des mobiles à bas prix optent pour lui plutôt que pour son principal concurrent.

Vellamo

Vellamo

Après quelques benchmarks, on se rend compte que les résultats du Pegassus sont assez proches de ceux du Moto G 4G. Voici donc un tableau comparatif :

Benchmark/ModèleMobiwire PegassusMotorola Moto G
AnTuTu17292 points17312 points
Vellamo (Multicore)1159 points1383 points
Vellamo (Métal)723 points638 points
3DMark2861 points
9,1 fps (Graphic test 1)
4640 points
23,8 fps (Graphic test 1)

On voit clairement que la partie GPU souffre par rapport à celle du Moto G, alors même que le CPU fait presque jeu égal. Néanmoins, le mobile fera tourner la plupart des jeux. C’est simplement avec les jeux très gourmands en graphismes 3D qu’il aura un peu de mal. Par exemple, sur Real Racing, on observe quelques « lags » tandis que sur un jeu plus basique, comme Smash Hit, tout est parfaitement fluide. A noter également qu’on ne constate pas de chauffe particulière.

Communications

Appels

Tombera-t-on un jour sur un téléphone où la communication est vraiment mauvaise ? Pas sûr en 2014. Ici, le smartphone fonctionne au moins aussi bien que le Archos 50 Helium sur ce point. Le réseau 3G et H+ est trouvé facilement, la data est très bonne, et les communications sont également correctes. Au moins, on n’a pas ce son nasillard qu’on reprochait au Cygnus. Quant à la 4G, elle est capté à proximité des bornes. La différence avec des smartphones plus haut de gamme n’est pas flagrante.

GPS

On a bien cru qu’il n’en possédait pas, et puis finalement si. Au bout de quelques essais sur GPS Data, Pegase a bien voulu trouver quelques satellites et les fixer : 7/11. En soi, c’est un score plutôt correct et le temps de 48 secondes est acceptable.

GPS Data

GPS Data

Multimédia

L’appareil photo du Pegasus rentre dans cette catégorie où seuls les utilisateurs réguliers du mobile peuvent réussir à obtenir des clichés très corrects. Si nos essais ont été concluants dans le sens où les clichés ne présentent pas de gros défaut rédhibitoire (c’est déjà très bien), ils ne sont en tout cas pas hyper glorieux. La lumière est très difficile à gérer, les clichés sont souvent surexposés, et un contre-jour peut vite se transformer en une photo en noir et blanc.

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Une rue, sans HDR

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Une rue, sans HDR

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Mise au point au fond

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Mise au point premier plan

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En intérieur, premier plan

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En intérieur, second plan

Autonomie

Chou blanc. Alors qu’on espérait une partie autonomie au-dessus de celle vue sur les Cygnus, c’est tout le contraire. Sur notre test d’endurance – effectué deux fois puisque les données paraissaient étranges – le Pegasus affiche une perte de 35 % de son autonomie. C’est énorme et parmi les plus mauvais scores obtenus sur nos tests.

35% en une heure sur Youtube

35% en une heure sur Youtube

L’autonomie réelle n’est pourtant pas aussi mauvaise. En réalité, le mobile ne brille pas par cet aspect-là, mais il n’est pas non plus un vilain petit canard. Enfin, on arrivera tout juste à une journée d’autonomie en usage modéré. C’est un peu le problème quand on adopte un hardware plus puissant et une batterie qui n’a pas une grosse capacité. On se plaignait déjà de la batterie du Archos 50 Helium (2000 mAh), mais le Pegasus est encore moins bon.

Test Mobiwire Pegasus Le verdict

design
6
Le mobile est robuste, mais du genre "sans charme". Quelques éléments évoluent par rapport au Cygnus, mais rien de flagrant. Il est encore plus salissant que ne l'était l'autre, et souffre aussi de quelques maladresses d'assemblage. On a ici affaire à un design assez quelconque, bien que le Pegasus gagne en finesse (8,2 mm).
écran
8
L'écran IPS de 5 pouces est ici plutôt agréable à regarder, et c'est certainement grâce à l'augmentation de la résolution, mais surtout grâce à une dalle très proche de l'écran. C'est d'autant plus appréciable sur un terminal de ce tarif.
logiciel
8
De l'Android stock nous attend, comme chez le Cygnus. C'est fluide, et le smartphone est nativement sous KitKat, ce qui est vraiment agréable.
performances
6
On n'atteint pas des sommets avec le processeur MT6582 de ce terminal, mais les performances sont correctes. Du moins assez pour faire tourner des jeux gourmands, certes avec des graphismes faibles, mais c'est déjà ça. L'évolution par rapport au Cygnus est marquée.
caméra
6
À première vue, le capteur photo de notre mobile est plutôt bon puisqu'on n'observe pas de défauts horribles sur les clichés. Pourtant, il gère mal la luminosité et il faut un bon moment et de l'expérience pour s'habituer à l'utiliser. Mais cela aurait pu être pire.
autonomie
3
Misère. Malgré des tests d'endurance répétés, le mobile ne parvient pas à faire mieux que 35 % de perte d'autonomie en 1 heure d'usage sur Youtube. C'est décevant, et il ne faudra pas être un accro aux usages connectés pour tenir une journée entière avec ce Pegasus.
Note finale du test 6/10
La comparaison avec un autre mobile - le Archos 50 Helium en l'occurrence - s'impose. Pour avoir testé les deux, ils possèdent chacun l'argument de proposer la compatibilité 4G à prix raisonnable. En cela, c'est déjà une bonne chose.

Chacun dans son genre possède des atouts et des inconvénients, et ils méritent du coup la même note. Dans l'ensemble, le Pegasus est un mobile tout à fait correct pour profiter du meilleur réseau sans devoir vendre un rein pour acheter un mobile.

On regrettera par contre une autonomie beaucoup trop faible pour ce type de mobile, d'autant que la data fait encore plus consommer un terminal. Mais pour des usages modérés, le Pegasus peut être un bon compromis, sauf quand on sait que le Moto G 4G est vendu à peine plus cher, à 179 euros.

Alors, un vrai Pegase ou non ? Non, mais il se mêlera très bien au marché des mobiles 4G à moins de 200 euros. Et c'est certainement ce qu'il vise.
  • Points positifs
    • 4G
    • Ecran satifaisant
    • Android KitKat (stock)
  • Points négatifs
    • Autonomie décevante
    • Performances graphiques