La NSA publie un rapport dans lequel on apprend que des métadonnées téléphoniques enregistrées depuis 2015 ont été massivement supprimées.

Crédit image : Electronic Frontier Foundation

Dans un rapport publié le 28 juin 2018, la NSA affirme avoir supprimé des métadonnées d’appels enregistrés depuis 2015, car la NSA n’avait plus l’autorisation d’utiliser une partie de ces données.

En effet, parmi les appels et les SMS enregistrés, certains provenaient de personnes n’ayant aucun contact avec des personnes surveillées par la NSA. Voici d’ailleurs l’explication officielle : « La NSA est en train de supprimer des CDRs, parce que, il y a plusieurs mois, les analystes ont remarqué des irrégularités techniques dans certaines données reçues des fournisseurs mobiles ». Petite précision : le terme CDR (Call Details Records) désigne les métadonnées des appels et des SMS, à savoir tout sauf le contenu de ces derniers : numéros de téléphone, date et durée d’appel.

Ainsi, et ce depuis le 23 mai 2018, l’Agence Nationale de la Sécurité américaine a supprimé des millions de métadonnées d’appels et de SMS — selon The New York Times —, que les opérateurs téléphoniques lui avaient légalement confiées. Pour information, ce ne sont pas moins de 500 millions de données téléphoniques qui ont été collectées par la NSA sur l’année 2017.

Comme le rappelle The Verge, la NSA avait le droit de collecter les CDRs des opérateurs américains depuis 2001, pour déjouer des actions terroristes. Mais en 2015, Barack Obama a réformé cette loi lorsqu’il était à la Maison Blanche. Depuis, seules les données des personnes suspectées peuvent être collectées et analysées par la NSA. Cette dernière ne semble donc pas avoir respecté la réforme.

Autrement dit, la NSA n’aurait pas dû continuer à collecter autant de données après 2015.