Avec une dématérialisation dans de nombreux domaines, le Gouvernement français montre son attrait croissant pour le digital. Cette fois-ci, c’est la carte vitale qui va pouvoir être implantée dans son smartphone d’ici 2021.

Le « virage numérique en santé », voilà le sujet de la feuille de route qu’a présenté la ministre de la Santé Agnès Buzyn ce jeudi. En première ligne, on a donc la dématérialisation de la Carte Vitale. Cette carte à puce qui ne nous quitte presque pas, tant qu’on ne la perd pas.

L’État a donc décidé de transformer la Carte Vitale en application smartphone. Mais cette application ne sera pas qu’un simple remplacement de la légendaire carte verte.

apCV, l’application de suivi de santé

apCV, tel est son nom. Cette application permettra aux 59 millions de détenteurs de se séparer de sa carte à puce. Mais en plus de cela, l’application a pour objectif de « devenir l’outil d’identification et d’authentification des patients dans le système de santé ». Elle pourra se connecter au compte Ameli, mettre à jour les droits de la carte vitale sans avoir à se déplacer vers une borne dédiée et d’ici quelques temps remplacer le dossier médical personnel (DMP).

La phase de test devrait démarrer assez vite, après le premier test en avant-première ce jeudi matin par Agnès Buzyn. Les départements du Rhône et des Alpes-Maritimes seront les cobayes de cette nouvelle expérience dès le troisième trimestre de 2019. Cette e-carte devrait ensuite être disponible dès 2021 à tous les assurés sociaux.

Parmi les autres idées transmises dans cette feuille de route, la e-prescription sera aussi de la partie, avec des tests pour une généralisation courant 2020. Cela permettra de remplacer nos ordonnances en papier par un mail envoyé de la part du médecin à la pharmacie choisie par le patient. Ainsi, il pourra directement retirer sa commande en arrivant chez son officine favorite. Un gain de temps et un moyen de ne plus perdre ses ordonnances puisqu’elles seront ainsi disponibles directement depuis son compte de DMP.