Afin de récupérer une partie du chiffre d’affaires des géants du Web, le Parlement français a voté une loi sur la « taxe sur les services numériques et impôts sur les sociétés », dite « taxe GAFA ». Afin d’y faire face, Amazon a déjà annoncé que le montant de cette taxe serait reporté sur les vendeurs tiers utilisant sa plateforme Marketplace.

L’optimisation fiscale des entreprises du Web est un sujet sensible depuis de nombreuses années. Afin d’y faire face et de permettre à l’État de récupérer une part sur les bénéfices des entreprises, le gouvernement a promulgué le 24 juillet dernier une loi dite « taxe GAFA ». Le principe de cette loi vise à imposer à 3 % les revenus des grosses entreprises du Web.

Néanmoins, afin de faire face à ces impôts plus élevés et s’en décharger en partie, Amazon a déjà contre-attaqué en annonçant sur sa page concernant les vendeurs Marketplace qu’ils devront s’en acquitter eux aussi : « À la suite de l’instauration en France d’une nouvelle taxe sur les services numériques au taux de 3 %, nous souhaitons vous informer que nous serons contraints d’ajuster les taux de nos frais de vente sur Amazon.fr pour refléter ce coût supplémentaire ».

Une augmentation des frais qui pourrait être répercutée sur l’acheteur

Concrètement, dès le 1er octobre, les frais d’utilisation du Marketplace d’Amazon pour les vendeurs tiers seront eux aussi augmentés de 3 %. Pour un produit dont les frais actuels récupérés par Amazon sont de 15 % du prix de vente, ils passeront ainsi à 15,45 %. Pour ceux dont les frais sont de 12 %, ils passeront alors dès le 1er octobre à 12,36 %.

Surtout, on imagine mal les vendeurs eux-mêmes payer la taxe à leurs frais sans broncher. Comme le signalent nos collègues de Numerama, « ce qu’il risque de se produire, c’est un renchérissement des prix par les vendeurs tiers, puisque ces derniers n’étaient pas censés être la cible de ce dispositif fiscal. […] La taxe GAFA est partie pour être supportée par le client ».