Opera croit à l’abonnement illimité. La firme que l’on connaît essentiellement pour son navigateur web propose désormais une solution de téléchargement d’applications en illimité. Une sorte de Spotify de l’app, en quelque sorte.

Opera Subscription Mobile Store

Opera ne cherche pas à devenir un portail de téléchargement alternatif au sens propre, puisqu’il ne vise pas un lancement en son nom. Son idée est la suivante : proposer aux opérateurs une solution clés en main pour qu’ils fournissent à leurs clients un store à leurs couleurs. L’Opera Subscription Mobile Store s’appuie sur un système de monétisation différent de ce que l’on connaît aujourd’hui. Au lieu d’un paiement à l’acte classique, il propose une formule d’abonnement avec des téléchargement illimités. Opera vante plutôt des abonnements de courte durée – une semaine – et à tout petit prix, permettant au mobinaute d’installer autant d’applications qu’il le souhaite sur son appareil. Autre avantage : les applications sont proposées sur les plateformes Android, mais aussi Java, Symbian et BlackBerry.

Le Susbcription Mobile Store est une version privée de l’Opera Mobile Store voué à remplacer le Nokia Store, présent sur les features phones encore estampillés Nokia, mais aussi compatible avec iOS et Windows Phone. Le portail public compte environ 300 000 applications tandis que sa version par abonnement se compose d’une « sélection d’applications premium », soit moins d’un tiers du total revendiqué par Opera. Ce petit nombre comparé au Play Store (plus d’un million d’app) tient évidemment à son attractivité première, mais aussi, dans le cadre du Subscription Mobile Store, au modèle économique choisi. Une formule par abonnement privilégie de fait les applications payantes, si tant est que les développeurs acceptent de participer à l’opération, et ne prend pas en compte le désormais très populaire modèle mêlant téléchargement gratuit et achats in-app.

L’offre est actuellement en cours de test chez des opérateurs en Ukraine, en Biélorussie, en Russie ainsi qu’en Indonésie et au Brésil, où une semaine de téléchargement est facturée moins d’un euro. Reste à voir si les autres marchés, où les portails de téléchargement alternatifs au Play Store sont peu ancrés dans les habitudes des mobinautes, sont prêts à se lancer dans l’aventure de l’abonnement illimité.