Cet été, on parle décidément beaucoup des transports en commun connectés. La ministre de l’économie numérique, Fleur Pellerin, a récemment annoncé l’installation du WiFi dans une centaine de gares hexagonales dans les prochains mois ; les passagers du TGV pourront quant à eux profiter d’Internet au cours de leurs trajets.

TGV


Ne jamais perdre sa connexion, est-ce l’objectif ? C’est en tout cas ce que laisse entendre Fleur Pellerin, qui rappelle la volonté conjointe du gouvernement et de la SNCF de faire entrer le WiFi dans les trains à grande vitesse, et ce gratuitement pour les voyageurs. Une petite phrase passée inaperçue sur le moment, mais qui pourrait avoir des conséquences sensible sur tous les usages du TGV :

 

Une échéance de trois ans, voilà ce qui a été fixé par la société des chemins de fer et le gouvernement pour installer le WiFi dans les TGV. Si l’on se tourne vers les chiffres, cela représente plus de 500 rames à équiper, pour un total particulièrement onéreux :

« L’installation du WIFI coûte plus de 2 millions d’euros par rame. Il y a plus de 500 rames dans le parc TGV. SNCF n’a pas encore trouvé le modèle économique (satisfaisant pour tous) et ne peut donc pas encore étendre ce service à tout le réseau« , indiquait la SNCF dans ses questions-réponses à l’automne 2012, les choses n’ayant pas réellement changé depuis. La question du financement reste cruciale dans ce projet qui semble s’inscrire dans le prolongement logique de l’équipement des gares en WiFi. Doit-on s’attendre à une augmentation du prix des billets, ou à un WiFi assorti de publicité fournie par de généreux partenaires ?