Voler avec un drone n’est pas simple et pas uniquement sur les aspects techniques. En effet, la réglementation est assez stricte et surtout méconnue du grand public. La DGAC vient de publier une notice pour voler en toute sécurité en restant la légalité.

Bebop Drone Oculus

 

Noël approche à grands pas et les drones devraient faire un carton cette année, avec des références qui démarrent sous la barre des 100 euros. Cette activité était autrefois réservée aux amateurs éclairés, qui ne bénéficiaient pas de solutions clefs en main abordables. Depuis quelques années, il est possible de trouver des drones intéressants pour quelques centaines d’euros. Ils ne sont pas aussi complets que les kits à monter soit même qui dont les prix tournent aux alentours de 1000 euros mais les solutions abordables permettent toutefois de voler parfois à perte de vue. Et justement, cela peut se révéler problématique aux yeux de la loi.

DGAC drones

En effet, les drones de loisirs sont soumis à la même réglementation que les aéromodèles comme le précise le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie sur son site. Celle-ci est particulièrement contraignante puisqu’elle impose, notamment, de ne pas voler au-delà de 150 mètres d’altitudes ou de toujours conserver un contact visuel avec le drone. Les vols en immersion avec des lunettes (comme on peut le voir sur la photo illustrant cette actualité avec un Bebop Drone, la le Sky Controler et l’Oculus Rift) nécessitent la présence d’une autre personne qui conserve la possibilité de voler à vue.

Le gouvernement et la DGAC sont conscients que les utilisateurs de drones ne sont pas tous au courant de cette législation. C’est pour cette raison que la Direction générale de l’Aviation Civile vient de publier une notice de 2 pages expliquant les règles à respecter pour rester en toute légalité durant la phase de vol. Il est d’ailleurs possible que ce document soit intégré aux boites des constructeurs de drones. DJI compte l’insérer dans les boites de ses drones alors que Parrot n’a pas encore pris la décision. Enfin, la DGAC rappelle que le non-respect de la législation est passible d’un an d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.