La Commission européenne accuse Google d’abus de position dominante avec son OS mobile Android. L’amende, dont la somme exacte sera connue dans le courant du mois de juin, pourrait atteindre des sommets.

Entre l’Union européenne et Google, ça n’a jamais été le grand amour.

Il y a un an presque jour pour jour, le 27 juin 2017, Bruxelles avait déjà infligé au géant du web une amende de record de 2,42 milliards de dollars pour avoir abusé de la position dominante de son moteur de recherche. Google était en effet accusé de favoriser son comparateur de prix Google Shopping face à ses concurrents.

Après Google Shopping, Android

Un an après, c’est encore pour abus de position dominante que Google est épinglé par la Commission européenne, mais cette fois avec Android. Ce qui lui est reproché, c’est d’obliger les fabricants de smartphones Android à préinstaller certaines Google Apps comme Chrome, sous peine de se voir refuser l’accès au Play Store. Une pratique jugée illégale par rapport à la concurrence, par exemple, des autres navigateurs.

Le montant de l’amende, qui devrait être connu d’ici la fin du mois, pourrait battre le record de l’affaire Google Shopping. En théorie, la Commission a le pouvoir d’infliger une pénalité allant jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise. Dans le cas de Google, ça représenterait une amende démentielle de plus de 10 milliards d’euros.

Bien que ce plafond ait peu de chances d’être atteint, plusieurs rumeurs circulent à propos d’un nouveau record, dépassant donc les 2,42 milliards de l’an dernier.

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