Microsoft a présenté en détails le nouveau système Windows 8, c’est le responsable du développement Windows et Windows Live, Steven Sinofsky, qui s’est occupé de l’annonce lors de la conférence dédiée aux développeurs : BUILD Windows. Windows 8, c’est la réponse à Apple (iOS) et Google (Android). Une réponse sans compromis : Microsoft a compris qu’il était important de ne pas s’éparpiller et de penser « global ».

La « home » !

La réponse tient en parti dans l’interface Metro, l’interface par défaut de Windows 8. Metro reprend les « post-it » à la Windows Phone que l’on positionne comme l’on souhaite : ils affichent des informations ou des raccourcis vers des applications. Une interface entièrement pensée pour être tactile et mobile. Windows 8 ne comprend aucun compromis pour Microsoft : une solution unique et globale compatible avec des appareils très divers : oui, nous parlons bien de tablettes par exemple. C’est osé mais les enjeux sont énormes : Microsoft s’est fait distancer sur le mobile, Windows Phone 7 ne performe pas et Windows 7 sur les tablettes ne convainc pas. Au contraire, Windows 8 est conçu pour « chaque un », c’est ce qu’ils n’ont pas arrêté de déclarer tout au long des conférences. Windows 8 est donc compatible ARM, pourra fonctionner avec deux fois moins de ressources que Windows 7 ne le nécessitait, etc.

Le mot clé de la conférence était « compatible »

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Microsoft semble privilégier la qualité au planning, les enjeux sont importants, considérez que Windows 8 est le plus gros remaniement pour Microsoft depuis Windows 95.

Les applications

Microsoft est en retard et en perte de vitesse, les données en « cloud » et l’interopérabilité entre les applications seront les clés pour ce nouvel OS.

Cependant, comme il semble que sur Windows 8, les ordinateurs de bureau seront également en mesure d’exécuter les nouvelles applications, les développeurs seront confrontés à un défi que les développeurs iOS et Android n’ont pas rencontré jusqu’ici: deux contextes très différents avec du tactile et du PC. Cela pourrait conduire à des mauvais compromis ou à des applications qui s’adaptent sur une plate-forme ou l’autre. Microsoft aura besoin de fournir les outils – et peut-être des incitations ou des limitations – pour guider les développeurs.

De même, Windows 8 aura besoin de faire face aux capacités des nombreux composants des tablettes – accéléromètres, gyroscopes, détecteurs, caméras, capteurs de lumière, et les micros –  que les applications pourront utiliser sur les tablettes, sans toutefois paralyser ces applications lorsqu’elles seront utilisées en mode PC. Par exemple, la séparation d’Apple entre Mac OS X et iOS évite naturellement cette question, alors que l’utilisation de Microsoft d’un OS sur PC et tablettes introduit cette problématique, ce qui pose un nouveau défi pour les développeurs « PC ». Microsoft risque de « casser » l’expérience sur le PC avec cette stratégie.

Puis, il y a un problème de marché : les entreprises n’ont que récemment commencé à déployer Windows 7 (encore assez limité). Cela va prendre des années avant qu’elles ne soient prêtes à passer à Windows 8 – et si c’est vraiment différent, les DSI vont faire preuve de prudence, encore plus qu’avant.

Peut-être que Windows 8 sera sur les tablettes suffisamment attractifs – en particulier pour ceux qui n’aiment pas Apple et qui souhaite une alternative aux iPads -pour obtenir une adoption significative et tirer ainsi le Windows 8 « PC ».

Microsoft possèdera un « territoire » bien plus large qu’Apple et Google, ce qui lui permettra de possèder un énorme avantage, néanmoins cela peut s’avérer être son talon d’Achille.

La version « demo » est disponible à n’importe quelle personne qui possède un compte Windows Live, saluons cette initiative. Des amateurs ?