Des chercheurs de l’université américaine de Stanford ont mis au point un prototype de batterie incombustible. En changeant la composition de la batterie, ils ont réussi à intégrer un extincteur chimique au sein de ce composant critique.


Depuis l’affaire du Samsung Galaxy Note 7, tous les fabricants cherchent à éviter le fiasco qui a touché le géant coréen. Hier, LG annonçait ainsi diverses mesures mises en œuvre pour améliorer la fiabilité de son futur LG G6. Aujourd’hui, des chercheurs ont annoncé une nouvelle batterie, incombustible.

Une nouvelle membrane qui joue le rôle d’extincteur

Pour rappel, une batterie fonctionne schématiquement de la façon suivante : on trouve sur deux côtés opposés de la batterie l’anode, qui représente le pôle négatif, et la cathode qui représente le pôle positif. Dans les batteries actuelles, pour séparer les deux pôles, on trouve un film plastique, tel que du polyéthylène. Or, c’est précisément ce film qui peut accélérer la combustion de la batterie. Des chercheurs de l’université américaine de Stanford ont donc eu l’idée de remplacer ce film par un autre matériau que du polyéthylène.

Plus précisément, il s’agit d’un mélange d’un autre polymère plastique, PVDF-HFP (Polyfluorure de vinylidène) combiné avec des fibres de TPP (Phosphate de triphényle). Ce dernier est un retardateur de flamme couramment utilisé et joue donc ici le rôle d’extincteur, au sein même de la batterie, comme illustrée ci-dessous.

Dans le cas où la batterie est en feu, la membrane se consume à environ 160 degrés. Cela relâche alors le phosphate de triphényle, qui permet alors chimiquement d’éteindre le début d’incendie. Si vous souhaitez vous plonger dans l’article scientifique, il est disponible par ici.

Un long chemin avant la commercialisation

Comme toujours avec ce qui concerne la mise au point de nouvelles batteries, il ne faut pas s’attendre à voir débarquer cette innovation tout de suite. Les tests menés ont utilisé une batterie de la taille d’une pièce de monnaie. Bien qu’ils soient concluants pour le moment, il faudra voir ce qu’il donne sur des batteries d’une capacité plus importante, et quel surcoût pourrait avoir ce changement. Enfin, il faudra s’assurer que les procédés de fabrication utilisés n’apportent pas des malfaçons susceptibles d’empirer la situation.

On est donc loin d’une technologie accessible pour smartphones et autres appareils faisant utilisation de batteries lithium-ion. Samsung de son côté, doit annoncer les résultats de son enquête sur la batterie du Galaxy Note 7 le 23 janvier.

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