Les lunettes connectées posent, comme tout « wearable », la question de l’élégance. Et pour Intel et son nouvel associé Luxottica, l’heure est à un parti pris design dans le monde des lunettes connectées, histoire que ce marché ne meure pas auprès du grand public avant même d’avoir existé.

Luxottica

Concevoir « ses lunettes dotées de technologies intelligentes premium, de luxe ou de sport » : voilà l’objectif d’Intel, désormais partenaire de la firme Luxottica. On ne la connaît pas nécessairement en son nom propre, mais un simple coup d’œil aux licences qu’elle exploite donne une bonne idée de ses compétences : l’entreprise italienne produit des lunettes estampillées Versace, Vogue, Persol, Prada ou encore Chanel. Le duo nouvellement créé est prévu pour plusieurs années de recherches conjointes, sans plus de précisions. « Notre but final est d’aider à amorcer le changement et à livrer des produits intelligents, à la mode, qui ont du sens et sont attirants pour les consommateurs », explique Intel dans son communiqué. « Nous seront à la pointe du changement pour créer des montures qui seront aussi intelligentes et fonctionnelles qu’elles seront belles. Des produits que les gens aimeront porter », ajoute le CEO de Luxottica, Massimo Vian.

Intel, qui devrait d’ailleurs équiper en puces la prochaine génération de Google Glass, se tourne de plus en plus vers les objets connectés et le design. On l’a récemment vu présenter un bracelet connecté baptisé Mica, réservé aux USA et orienté luxe avec ses parures de pierres semi-précieuses et son tarif dépassant allègrement les 400 euros. La firme américaine, historiquement présente dans l’univers du PC, se réoriente peu à peu, devant le déclin des ventes de ce type de produit, et équipe de plus en plus de smartphones, tablettes, et désormais objets connectés.

Auprès d’Intel et Google, Luxottica est partout

On ignore encore les caractéristiques envisagées par Intel pour ses lunettes connectées, que l’on imagine discrètes, le fondeur comme le lunetier mettant en avant leur aspect mode, et parlant de technologies intelligentes plus que de réalité augmentée.

Google, de son côté, a déjà conclu un partenariat en mars avec ce même Luxottica, pour ses marques propriétaires Ray-Ban et Oakley. Mais pour le moment, rien de concret n’est encore sorti de cette alliance, mis à part peut-être la sortie embarrassante de Leonardo Del Vecchio, le fondateur de Luxottica. Il déclarait en septembre dernier : « Je n’ai pas utilisé les Google Glass. Je serais gêné de me promener avec ça sur le visage ». Sitôt déclaré, sitôt démenti, la communication de la marque ayant rapidement expliqué que « Monsieur Del Vecchio plaisantait à propos de son âge [79 ans]. Luxottica est entièrement dévoué à son partenariat avec Google et nous avons une équipe travaillant d’arrache-pied pour être prête à lancer le produit en 2015 ». Une chose est sûre : quelle que soit la marque grand public arborée par les lunettes de Google ou d’Intel, Luxottica sera au premier plan lorsque (ou si ?) nos lunettes deviendront intelligentes.