On parle désormais de l’affaire « Big Brother Data ». Plus tôt dans la semaine, nous vous informions que de nombreuses fuites avaient eu lieu dans le NSA et le FBI, deux organes dédiés à la sécurité américaine. Dans des rapports « volés », nous apprenions que les géants américain du web avaient ouvert leur portes aux services secrets américains pour un accès total aux données. Ce « cataclysme » a obligé les acteurs – Apple, Microsoft, Yahoo, AOL, Facebook ou encore Google – à publier des démentis officiels. Google a en autres publié un article intitulé : « What the… (Fuck ? Hell ?) dans différents langages. 

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Google a décidé de contre-attaquer fort, en tout cas plus fort que les autres. Afin de faire taire et de démentir ce que les médias colportent abondamment depuis quelques jours, le directeur « des affaires juridiques de Google » et le PDG (Larry Page) ont pris la parole sur le web. Il a, entre autres, évoqué ces fameuses pages où sont publiés tout ce qui touche à la suppression ou à l’interdiction d’accès aux données.

Tout d’abord, nous n’avons participé à aucun programme secret du gouvernement américain ou de tout autre gouvernement, qui donnerait un accès à nos serveurs. Le gouvernement américain n’a pas d’accès direct, ou une «porte d’accès dérobée» à l’information stockée dans nos centres de données. Nous n’avions jamais entendu parler d’un programme appelé PRISM jusqu’à hier. 

Google est ensuite revenu sur les procédures légales pour « ouvrir l’accès aux données » :

Ensuite, si nous devons communiquer aux gouvernements les données des utilisateurs, cela ne se fait que dans le strict respect du cadre législatif. Notre équipe juridique examine chaque demande, et refuse l’accès aux données lorsque la demande est trop large ou ne respecte pas les règles de procédures.

De nombreuses autres entreprises ainsi que des responsables politique ont également rapidement réagit. Barack Obama a déclaré : « (…) personne n’écoute vos conversations téléphoniques » dans un discours télévisé.

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Des experts, des journalistes et de nombreux analystes ont apporté des éclairages du « PRISM ». PRISM serait un des multiples outils de collecte et d’analyse de l’agence NSA et d’autres organes. Néanmoins, cela ne serait pas un accès « direct » aux données des entreprises américaines. PRISM serait un outil de demande d’accès à des documents dans un cadre « strictement » légal. C’est une sorte de boite aux lettres accessible aux services secrets, « après validation par le service juridique des entreprises ».

Néanmoins, ce cataclysme a tout de même éveillé de nombreuses interrogations sur les pratiques des services secrets. Au Royaume-Uni, l’affaire a pris une grande ampleur auprès du GCHQ, l’équivalent du NSA. Affaire à suivre…