Samsung et DeepMind (filiale d’Alphabet) ouvrent de nouveaux centres de recherche dont l’objectif et de permettre à la France d’être à la pointe du développement de l’intelligence artificielle.

L‘intelligence artificielle est annoncée comme étant la prochaine révolution technologique qui bouleversera le monde et notre quotidien. En France, la sphère politique ne veut pas être à la traîne dans ce domaine. Dans cette optique, Samsung devrait jouer un rôle très important.

L’entreprise, via son directeur général Young Sohn, s’est accordée avec Emmanuel Macron pour ouvrir en France son troisième plus grand laboratoire dédié à l’intelligence artificielle — seuls ses centres en Corée du Sud et aux États-Unis sont plus importants.

Une centaine de chercheurs animeront ce centre installé à Paris et à Saclay. Fait intéressant, ce pôle sera dirigé par le Français Luc Julia. Ce dernier est notamment connu pour avoir participé au développement de Siri, l’assistant vocal des appareils d’Apple.

L’homme travaille désormais pour Samsung. Sa mission et celle de ses collaborateurs sera de permettre à la France d’être à la pointe de l’intelligence artificielle. L’Élysée a, pour sa part, indiqué que le pays ne devait « pas rater le train de l’intelligence artificielle », comme on peut le lire dans Le Monde.

Dans la même dynamique, DeepMind, la filiale d’Alphabet (Google) spécialisée dans l’IA, a décidé d’ouvrir son premier centre de recherche en Europe continentale à Paris — la firme est déjà présente au Royaume-Uni — d’ici l’été 2018. L’objectif est de collaborer autant que possible avec « des chercheurs du monde universitaire et de la communauté des chercheurs, des startups et des brillants scientifiques », précise Demis Hassabis, le PDG de DeepMind.

En plus de Samsung, Fujitsu a également décidé « d’étendre les activités de son centre d’excellence en intelligence artificielle sur le campus de l’école Polytechnique à Paris Saclay, vers les entreprises européennes ».

Vecteur d’attractivité

À travers tous ces partenariats, la France veut attirer de nombreux chercheurs du monde entier à venir sur son territoire afin de travailler sur l’intelligence artificielle. L’idée est de montrer que l’Hexagone peut également peser dans les innovations technologiques, au même titre que les États-Unis ou la Chine.

Reste à savoir à quel point ces efforts seront fructueux.