Les États-Unis ont déjà refusé que Huawei pénètre le marché américain. Mais le gouvernement de Donald Trump ne s’arrête pas là, et tente également de convaincre ses alliés d’abandonner l’équipementier.

Le gouvernement américain, présidé par Donald Trump actuellement, est dans un climat de méfiance très marqué. C’est ce qui a fait que Huawei n’a pas pu s’étendre sur ce nouveau marché, puisque ses efforts ont directement été bloqués par l’État.

Ce ne sont pas les seuls à être méfiants : l’Allemagne fait preuve des mêmes sentiments eu égard à l’équipementier. Cependant, selon le Wall Street Journal, les États-Unis vont désormais beaucoup plus loin dans leur lutte.

Une aide à qui virera Huawei

Bloquer l’expansion du constructeur chinois sur son propre territoire ne suffit apparemment pas. Le journal rapporte, comme l’indiquent Les Echos, que l’administration américaine est partie en lobbying auprès de ses gouvernements amis, notamment l’Allemagne, l’Italie et le Japon, afin de les pousser à interdire à leur tour les produits de la marque.

En prime de parler de risques de cyberespionnage, elle promettrait une aide financière aux pays refusant l’aide de Huawei afin de développer les infrastructures en lieu et place du fabricant.

La 5G sans Huawei

Ce mouvement, s’il est admis, n’est pas étonnant : à l’ère du développement de la 5G, Huawei va être amené à récupérer énormément de chantiers afin de déployer l’infrastructure nécessaire, un fait naturel pour l’un des plus grands équipementiers réseau du monde.

Cependant, la loi chinoise — que nous vous avons explicité dans cet article — fait craindre un espionnage facilité du même temps. D’un autre côté, le lobbying organisé par le gouvernement Trump ressemble à s’y méprendre à une tentative de récupération des marchés laissés vacants dans ce contexte paranoïaque.

Ne s’agirait-il cependant pas d’échanger Charybde pour Scylla ? En prenant en compte la méfiance ambiante, on peut aussi rappeler le scandale de surveillance opéré par le gouvernement américain mis à jour par Edward Snowden. Sans considérer cette méfiance, on ne voit alors plus qu’un acteur économique tentant de remplacer agressivement un autre. Tout n’est pas si manichéen donc.